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Ouverture des commerces le dimanche : la pénurie de main-d’œuvre à considérer

Un panneau qui indique la mention "Fermé" affiché sur une porte vitrée.

Les commerces pourront rouvrir le dimanche à compter du 23 janvier (archives).

Photo : iStock / FG Trade

Radio-Canada

Devant l'assouplissement des mesures annoncé jeudi par le gouvernement québécois, diverses voix s'élèvent pour souligner que d'autres problématiques s'ajoutent à la pandémie et doivent être prises en considération. La pénurie de main-d'œuvre et le variant Omicron mettent à mal la viabilité d'une réouverture le dimanche pour certains commerçants.

Comme le nombre d’infections s’est stabilisé au courant des derniers jours et que le pic d’hospitalisations sera bientôt atteint, selon le premier ministre François Legault, ce dernier a confirmé que certaines mesures sanitaires seront levées prochainement, lors d’un point de presse, jeudi.

Le couvre-feu sera levé dès lundi et les commerces non essentiels pourront rouvrir le dimanche à compter du 23 janvier. M. Legault a aussi indiqué qu’il espérait pouvoir rouvrir les salles à manger des restaurants, les bars, les salles de spectacles et les cinémas dans les prochaines semaines.

Malgré l'assouplissement de ces mesures, certains commerçants constatent que les défis, en plus de la pandémie, s'additionnent.

La copropriétaire de l'As des jeux, Caroline Paquette, soutient que la réouverture des commerces le dimanche représente un petit défi dans la gestion des horaires. Avec une journée de fermeture, c’est moins d’employés à mettre à l’horaire, a fait valoir cette dernière.

On a des personnes qui sont affectées par la COVID-19 de façon indirecte pour le moment [...], donc il y a des changements de dernière minute à faire dans l’horaire, a-t-elle expliqué. Malgré tout, Mme Paquette a assuré que les deux succursales seraient ouvertes le dimanche à compter du 23 janvier.

« Je pense que c’est important de pouvoir desservir notre clientèle dans les périodes qui leur conviennent. »

— Une citation de  Caroline Paquette, copropriétaire de l'As des jeux

Selon le président de la Chambre de commerce de Gatineau, Stéphane Bisson la pénurie que l'on connaît actuellement dans plusieurs secteurs est décuplée par la forte transmission du variant Omicron. Cela affecte directement la disponibilité de la main-d’œuvre.

On voit que ça crée quand même un certain dilemme, a-t-il affirmé, puisqu'un d'un côté, les commerçants souhaitent offrir leurs services, mais de l'autre, ils peinent à conserver un nombre suffisant d'employés.

Soutenir les entreprises locales

Le directeur général de la Chambre de commerce de Gatineau, Stefan Psenak a profité de l'occasion pour demander aux citoyens de continuer d’acheter local pour supporter les commerces et les restaurants de la région.

Les liquidités des restaurants fondent à vu d'œil et les revenus, qui ne proviennent que des mets pour emporter ou de la livraison, ce n'est pas viable, a souligné M. Psenak.

« Ça a été très difficile parce qu’il n’y a jamais eu d’accalmie, [...] ils n'ont jamais réussi à se refaire, ne serait-ce qu'un petit coussin. »

— Une citation de  Stefan Psenak, directeur général de la Chambre de commerce de Gatineau

Certaines entreprises ne se remettront pas de ce qui est en train de se passer et ce sera une perte pour la communauté, a-t-il conclu.

Le président de la Chambre de commerce a d'ailleurs indiqué qu'il serait important d'offrir une bonification des programmes de soutien aux entreprises et de l'accompagnement pour aider celles-ci à traverser la tempête.

Toujours selon lui, des entrepreneurs ont contracté des centaines de milliers de dollars en emprunts supplémentaires pour garder la tête hors de l'eau dans les 22 derniers mois.

Des citoyens plutôt en accord avec les mesures

Parmi les autres mesures annoncées, on retrouve l’obligation de présenter son passeport vaccinal dans les magasins dont la superficie est supérieure à 1500 mètres carrés. Les citoyens qui ne sont pas vaccinés adéquatement ne pourront donc pas avoir accès à ceux-ci.

Michel, un résident de l'Outaouais a indiqué être en accord avec cette nouvelle mesure. On est en pandémie et il faut en venir à bout, a-t-il commenté.

Pour sa part, Carole Grégoire croit que des exemptions devraient être accordées aux magasins à grande surface qui vendent de la nourriture. Il faut que les gens mangent, a-t-elle souligné.

Rappelons toutefois que les marchés d'alimentation et les pharmacies, qui offrent des services jugés essentiels, ne sont pas visés par la mesure annoncée par le gouvernement.

C’est tout à fait normal, il faut éviter la COVID-19 et ce sera un bon moyen, ça va nous préserver de la contamination, a quant à lui expliqué Ousmane Kolom Diallo, un résident de Gatineau.

Ousmane Kolom Diallo, en entrevue dans le stationnement d'un commerce.

Ousmane Kolom Diallo, un résident de Gatineau, estime qu'il est juste de demander le passeport vaccinal dans les magasins à grande surface.

Photo : Radio-Canada

Même sans couvre-feu, moi avec le froid, je reste à la maison, a ensuite plaisanté M. Diallo, concernant la levée du couvre-feu, prévue pour lundi.

Avec les informations de Nafi Alibert et d'Ismaël Sy

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