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Les étudiants de l’Université de Sherbrooke retournent lundi sur les bancs d’école

Le campus de l'Université de Sherbrooke.

Les étudiants retournent à l'école en présence dès lundi à l'Université de Sherbrooke.

Photo : Radio-Canada / Bertrand Galipeau

Radio-Canada

À l'Université de Sherbrooke, la plupart des étudiants s'apprêtent à reprendre les cours en présence à partir de lundi. Une rentrée universitaire qui se fait toujours dans un contexte de pandémie, mais qui est nécessaire, entre autres, pour la santé mentale des professeurs comme des étudiants, selon le recteur Pierre Cossette.

On s’attend à une rentrée en classe pour l’ensemble de nos activités programmées à partir de la semaine prochaine sur les deux semaines qui suivent , indique-t-il. Rapidement, on va amener nos étudiants et toutes nos activités en présence.

Il souligne que l’Université avait pu, malgré tout, réaliser quelques activités sur le campus le mois dernier. On avait déjà des activités sur place, dans les laboratoires d’enseignement et pour la recherche. Tout ce qui pouvait être fait à distance devait être fait à distance, poursuit-il.

Pierre Cossette affirme que toutes les activités pédagogiques auront lieu dans les locaux habituels de l’Université. Le campus éclaté, on n’en a plus besoin parce que les mesures de distanciation minimale dans les classes ont été abolies quand notre population est devenue très vaccinée, précise-t-il.

Le recteur assure que l’Université continuera de prendre des mesures visant à protéger le personnel et les étudiants pour minimiser les risques de contracter la maladie.

« On a une population qui a appris à vivre avec la COVID-19, qui est disciplinée. On a nos brigades d'étudiants, on a différentes mesures qui vont continuer de fonctionner. »

— Une citation de  Pierre Cossette, recteur de l'Université de Sherbrooke

Il se félicite par ailleurs des mesures mises en place pour accueillir les étudiants dans un environnement sécuritaire. La ventilation dans nos locaux est excellente, la population estudiantine est vaccinée à plus 96 % et le personnel à plus de 92 % , rappelle-t-il, ajoutant que le port du masque restera obligatoire en tout temps.

Les bienfaits psychologiques d’un retour en présentiel

Pierre Cossette indique que les étudiants vivent difficilement les longues périodes d’isolement. Il estime que le retour en présentiel peut aider à favoriser la santé psychologique des étudiants. Dans une classe, il n'y a pas juste la transmission du savoir, c'est comment on pose des questions, comment on interagit, argumente-t-il.

La sécurité des étudiantes et des étudiants, la qualité des programmes et de l'expérience universitaire, la santé mentale, la prévention de l'isolement et les problèmes de santé psychologique constituent également des principes auxquels l'Université de Sherbrooke reste toujours attachée, aux dires de son recteur.

« Briser l’isolement, c’est extrêmement important pour prévenir les problèmes de santé mentale et favoriser la santé psychologique »

— Une citation de  Pierre Cossette, recteur de l’Université de Sherbrooke

Des étudiants internationaux soulagés

La pandémie de la COVID-19 a affecté les étudiants internationaux, qui ont eu quelques difficultés d’adaptation en raison des restrictions sanitaires.

Pour Juliette Glorieux, étudiante belge au programme d'échange à l’Université de Sherbrooke, le retour en présentiel va changer beaucoup de choses et lui permettra de tisser des liens avec ses camarades de classe.

 Juliette Glorieux et Anna Gautier, deux étudiantes étrangères, accueillent avec joie la reprise des cours en présentiel.

Les étudiantes belge et française, Juliette Glorieux et Anna Gautier, du programme d'échange à l’Université de Sherbrooke.

Photo : Radio-Canada / Guylaine Charette

On ne connaît pas grand monde sur le campus. Être en présentiel, ça va nous permettre de rencontrer nos camarades de classe plus facilement et d’avoir un contact rapproché plus que d'être en visio, déclare-t-elle.

Pour sa part, l'étudiante française Anna Gautier se dit contente que les cours reprennent en présentiel. Ça change tout. Être en distanciel dans un pays que l’on ne connaît pas, c’est quand même dur, clame-t-elle.

Des facultés repoussent le retour

Ce ne sont toutefois pas toutes les facultés qui accueilleront physiquement les étudiants, font remarquer Maria Camilla Gallego et Victoria Magnette, deux étudiantes à la maîtrise en communication à l’Université de Sherbrooke.

Il y a certaines facultés, comme la Faculté des lettres et des sciences humaines, qui ont décidé de garder majoritairement les cours à distance jusqu’au 29 janvier. Il y a beaucoup d’incertitudes encore si on retourne en présentiel ou pas, mais on l'espère, indique Maria Camilla Gallego.

Les directeurs du département et la doyenne ont dit qu’ils aimeraient protéger le plus que possible la santé des étudiants avant d’assurer le retour en classe, poursuit-elle.

Avec les informations de Guylaine Charette et Ernst Jeudy

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