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Plus de lits pour femmes dans un centre de traitement des dépendances à Calgary

Une maison délabrée.

Lorsque la maison a été mise en vente, le centre Recovery Acres Calgary Society l'a achetée en 2021.

Photo : Radio-Canada / Terri Trembath

Radio-Canada

Un centre de traitement des dépendances de Calgary a acheté un terrain pour répondre aux besoins grandissants chez les femmes. Le nouveau bâtiment pourrait accueillir 30 lits supplémentaires.

« Les locataires qui vivaient ici [il y a moins d’un an] se mettaient à dos nos usagers et les insultaient », raconte Stian Rorstad, directeur général du centre de traitement des dépendances Recovery Acres Calgary Society (RACS), au sujet de la maison que l’organisme a achetée à l’automne 2021.

Ils accrochaient des affiches publicitaires pour l'alcool, de sorte que, lorsque nos clients regardaient par la fenêtre de leur chambre, ils pouvaient voir ces publicités, poursuit-il.

Stian Rorstad affirme qu’avec cette maison, l’organisme pourrait concevoir un centre avec 30 lits supplémentaires pour les femmes, afin de répondre au besoin, mis en évidence lorsque l'organisme a ouvert 8 lits pour cette clientèle, le 1er janvier.

C'était une première pour cet organisme à but non lucratif, qui a presque 50 ans.

Nous avions une liste d'attente de 50 femmes cherchant un traitement résidentiel de la dépendance, dit-il.

Depuis 2016, le centre offrait seulement des programmes de jour pour les femmes.

Le groupe a reçu des fonds pour rénover l'une des quatre propriétés qu'il possède dans le sud-ouest de Calgary, afin de faire de la place pour huit lits et un espace de vie, strictement pour les femmes recherchant un traitement avec hospitalisation.

Le centre de traitement a commencé ses activités en 1973 comme maison de transition pour les hommes, et, depuis, il s'est développé pour offrir des programmes externes et avec hospitalisation pour ces derniers. Il dispose de 30 places pour les hommes.

Les personnes qui viennent à la Recovery Acres Calgary Society souffrent de troubles liés à la consommation et d'autres problèmes psychologiques. L'objectif du centre est de donner des outils et des connaissances aux usagers afin qu'ils puissent quitter le programme et vivre une vie sans consommation.

« Nous avons constaté que, parmi les personnes qui viennent dans notre programme de traitement, 80 % sont, soit sans abri, soit sans emploi. Après avoir terminé avec succès la phase deux de notre programme, 100 % ont un logement, et 100 % ont un emploi. »

— Une citation de  Stian Rorstad, directeur général de la Recovery Acres Calgary Society

Michelle Gavel est conseillère en dépendance associée à la Recovery Acres Calgary Society.

Je parle de mes origines et de ma vie, et cela aide les hommes et les femmes, raconte-t-elle.

Alcoolique et toxicomane en voie de guérison, elle affirme que cela a été difficile, étant une femme, de trouver des soins avec hospitalisation lorsqu'elle a commencé son traitement, il y a plusieurs années.

Il y avait peut-être deux centres pour femmes à l'époque, dit-elle.

« C'est tellement difficile, on a envie d'abandonner. »

— Une citation de  Michelle Gavel, conseillère en dépendance associée à la Recovery Acres Calgary Society

En ce qui concerne le terrain récemment acquis et la maison délabrée qui s'y trouve, le calendrier de démolition et de construction d'un tout nouveau centre n'est pas encore fixé.

Cela dépendra de la campagne de financement pour réunir les fonds, qui se chiffreront probablement en millions.

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