•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Travailleurs essentiels en isolement : les paramédicaux à T.-N.-L. sonnent l’alarme

Un ambulance devant un hôpital.

Un ambulance devant le Centre des sciences de la santé, à Saint-Jean, T.-N.-L.

Photo : Radio-Canada / Paul Daly

Radio-Canada

L’ambulancier paramédical, Brad Forward, s’inquiète. Récemment, 50 % de ses collègues étaient en quarantaine.

Il rappelle que, malgré la vague de nouveaux cas de COVID-19 qui déferle sur Terre-Neuve-et-Labrador depuis le temps des Fêtes, la charge de travail des ambulanciers paramédicaux n’a pas changé.

Les nouveaux cas de la maladie augmentent beaucoup, tout comme le niveau de stress des paramédicaux, explique-t-il.

Les rendez-vous et les chirurgies non urgentes peuvent être reportés en fonction du nombre de travailleurs à l'œuvre, mais les services de santé ne peuvent pas reprogrammer un arrêt cardiaque ou un accident vasculaire cérébral.

On est presque dans une situation où je me sens comme s'il faut être à deux endroits en même temps. Il faut travailler deux fois plus fort, ce que les paramédicaux sont prêts à faire, estime Brad Forward. C’est plus ou moins tout ce qu’on peut faire.

Répercussions sur le temps d'attente

Brad Forward se veut rassurant : les services ambulanciers sont encore capables d’intervenir en cas d’urgence.

Si vous appelez l’ambulance, quelqu’un va venir, assure-t-il.

Cependant, les patients pourraient attendre plus longtemps que d’habitude, explique-t-il en notant que les ambulanciers paramédicaux doivent mettre plus d’équipement de protection personnelle ces jours-ci avant d’entrer dans un domicile.

L’Association des paramédicaux de Terre-Neuve-et-Labrador n’était pas en mesure de nous fournir des données exactes sur le nombre de travailleurs en isolement, mais elle indique que le manque de personnel touche plus ou moins tous les services ambulanciers de la province.

Jayne Denty, ambulancière paramédicale à Glovertown, explique qu’il y avait déjà une pénurie de paramédicaux à Terre-Neuve-et-Labrador avant la pandémie.

On fait beaucoup d’heures supplémentaires et on nous demande souvent de travailler à la dernière minute, déplore-t-elle. Les gens ne passent pas assez de temps avec leur famille.

Policiers et pompiers s'inquiètent

D’autres travailleurs de première ligne, comme les pompiers et les policiers, ont les mêmes inquiétudes que les paramédicaux.

À Come By Chance, Dwayne Antle souligne que les services d’incendie en région rurale s’occupent souvent de plusieurs collectivités.

Je suis dans une situation difficile, en tant que chef des pompiers, parce que je ne sais pas si j’aurai assez de gens pour intervenir en cas d’urgence, explique-t-il.

Il y a eu beaucoup de planification pour essayer de nous assurer que les services de pompiers puissent intervenir, peu importe où l’incendie se trouve dans la province.

La Force constabulaire royale de Terre-Neuve prépare ses propres plans de contingence.

Le porte-parole James Cadigan indique que des agents pourraient être réaffectés à d’autres tâches si jamais son service de police commence à manquer d’effectifs.

Une auto-patrouille de la Force constabulaire royale de Terre-Neuve-et-Labrador

La Force constabulaire de Terre-Neuve-et-Labrador a présenté son plan de contingence pour la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Fred Hutton

Il indique que plusieurs membres de la Force constabulaire royale sont en isolement, sans donner un nombre précis.

La durée de la période d’isolement à Terre-Neuve-et-Labrador a été réduite la semaine dernière par la santé publique. La médecin hygiéniste en chef, la Dre Janice Fitzgerald, a dit que le nombre très élevé de travailleurs de la santé en isolement a entraîné cette décision.

Tous les travailleurs essentiels sont doublement vaccinés, alors s’ils contractent la COVID-19, ils doivent désormais se mettre en isolement pendant sept jours. S’ils n’ont pas de symptômes, les contacts des cas de COVID-19 doivent s’isoler pendant cinq jours.

D'après les informations de Darrell Roberts, de CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !