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Retour en classe : le Syndicat des enseignants aurait souhaité avoir plus de temps

Des élèves en classe. Ils portent un masque.

Le Syndicat des enseignants de l'Estrie aurait souhaité que ses membres aient plus de temps pour se préparer au retour en présentiel. (archives)

Photo : Reuters / Remo Casilli

Radio-Canada

C'est confirmé : les élèves québécois retourneront bel et bien en classe lundi, a annoncé le premier ministre François Legault jeudi en conférence de presse. Bien qu'une majorité d'enseignants avaient indiqué souhaiter ce retour en présentiel, le syndicat qui les représente en Estrie émet des réserves.

Dans les derniers jours, la Fédération de l’enseignement a mené un sondage auprès de ses membres. Parmi les 24 000 personnes qui y ont répondu en 24 h, 70 % se sont prononcées pour un retour en classe le 17 janvier.

Le délai entre l'annonce du gouvernement et le retour en présentiel est cependant très court, dénonce le président du Syndicat de l'enseignement de l'Estrie Richard Bergevin. 

« On a donné deux semaines à la Société des alcools du Québec et à la Société québécoise du cannabis pour se préparer et pour vérifier les codes, mais on donne deux jours aux enseignants et aux enseignantes pour se préparer au retour en classe. »

— Une citation de  Richard Bergevin, président du Syndicat de l'enseignement de l'Estrie

Il me semble qu’on aurait pu prendre un peu plus de temps pour s’assurer que le retour en classe se fasse adéquatement et qu’on est prêt pour assurer la sécurité de tout le monde, ajoute-t-il.

Selon lui, les enseignants auraient également souhaité l'instauration de mesures supplémentaires pour les protéger, comme la distribution de tests rapides dans les écoles pour les membres du personnel.

Présentement, la pénurie d’enseignantes et d’enseignants est réelle et se vit dans les milieux. On n’aura pas de suppléants [...]. C’est là l’enjeu majeur, et c’est pour ça qu’il faut protéger les enseignantes et les enseignants, car c’est eux qui vont offrir le service éducatif, et on veut que nos élèves puissent progresser dans leurs apprentissages, martèle M. Bergevin.

Grandes surfaces et commerces

Lors de sa conférence de presse, François Legault a également annoncé que le passeport vaccinal sera exigé dans les magasins dont la superficie est supérieure à 1500 mètres carrés dès le lundi 24 janvier, à l'exception des marchés d'alimentation et des pharmacies.

Le vice-président en marketing et en communications du Groupe Mach Daniel Durand indique qu'au Carrefour de l'Estrie, cette mesure touchera uniquement neuf commerces. L’ensemble du centre commercial va également rester libre d’accès pour les visiteurs.

C’est sûr que c’est une grande gymnastique, comme à chaque nouvelle mesure. La responsabilité revient à ces grandes surfaces-là, qui vont devoir mettre en place des agents de sécurité ou des validations à l’entrée de leurs magasins, explique-t-il.

Les petits commerces pourront quant à eux rester ouverts et n’auront pas à demander une preuve de vaccination.

Une coiffeuse à qui Radio-Canada a parlé à Sherbrooke jeudi soir dit avoir craint une nouvelle vague de fermetures avant la conférence de presse du gouvernement. Elle est maintenant soulagée. 

C’est plate de devoir arrêter. On est travailleurs autonomes, ce qui n’aide pas. Il faut travailler pour gagner sa croûte. On est contents de ne pas avoir à arrêter, je ne sais pas ce que j’aurais fait, s'exclame-t-elle.

Jeudi, le gouvernement a également annoncé que le couvre-feu sera levé lundi, et que les commerces pourront rouvrir le dimanche à partir du 23 janvier.

Avec les informations d'Alexis Tremblay

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