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Le reconfinement, nouvelle épreuve pour les PME au Nouveau-Brunswick

Une femme ferme le grillage dans la vitrine d'un restaurant.

La fermeture de plusieurs commerces est ordonnée par le gouvernement du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Maggie MacPherson

Radio-Canada

L’annonce du reconfinement du Nouveau-Brunswick, qui entre en vigueur vendredi soir, inquiète de nouveau les gestionnaires des petites et moyennes entreprises fragilisées par une pandémie qui dure depuis presque deux ans.

À compter de 23 h 59 vendredi, toute la province passe à la phase 3 de son plan de lutte contre la COVID-19. Cela signifie que de nombreux commerces – comme les salons de coiffure, gyms et cinémas – n’ont pas le droit d’ouvrir, et que les salles à manger des restaurants resteront fermées.

On a les deux mains liées, se désole Cathy Pelletier, directrice générale de la Chambre de commerce de la région d'Edmundston.

On comprend les raisons du passage à la phase 3, dit Mme Pelletier, malheureusement, encore une fois, c’est les entreprises et petites entreprises qui vont devoir fermer leurs portes.

Je ne suis pas certaine qu'il y a des entreprises qui vont survivre à cette vague et à cette troisième, quatrième fermeture, malheureusement, a-t-elle mentionné jeudi soir lors d'une entrevue au Téléjournal Acadie.

Une subvention

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick a annoncé jeudi une nouvelle phase à son programme de subvention pour le rétablissement des petites entreprises de la province.

Les entreprises qui emploient de 2 à 99 travailleurs et qui subissent des pertes de revenu peuvent demander une subvention de 10 000 $, même si elles ont obtenu un soutien financier du gouvernement l’an dernier.

« Le gouvernement aurait pu faire plus, devrait faire plus. »

— Une citation de  Cathy Pelletier, dg, Chambre de commerce de la région d'Edmundston
Cathy Pelletier en entrevue par webcam.

Cathy Pelletier, dg de la Chambre de commerce de la région d'Edmundston, souhaite que d'autres formes d'aide financière soient envisagées par Fredericton.

Photo : Radio-Canada

Cathy Pelletier souligne que Fredericton aurait dû prendre davantage en considération le fait que ce n’est pas la première fois que les petite et moyenne entreprise néo-brunswickoises doivent encaisser un tel choc.

Les premières fois, ils ont pu survivre. Là, est-ce que ça va être suffisant un 10 000 $? On s’entend qu’il y a des entreprises que 10 000 $ sur une période de trois mois, ça ne couvre même pas le payroll, dit-elle.

Quel soutien de la province?

Stéphane Savoie, copropriétaire de l'Acadie Gym à Shippagan, se dit dévasté de devoir rester fermé à compter de samedi.

Stéphane Savoie.

Stéphane Savoie est propriétaire d'Acadie Gym et se désole de devoir encore une fois fermer son entreprise en raison de la COVID-19.

Photo : Radio-Canada

Ça fait quand même 22 mois qu'on travaille très, très, très fort pour que les gens s'entraînent dans un gym sécuritaire, note-t-il.

Pendant que les clients sont interdits d'entrée, les factures continuent de s'accumuler pour les entrepreneurs. Nos bills vont rentrer, pis nous autres, en tant que propriétaires, bien y'a rien qui va rentrer, dit Stéphane Savoie.

Je ne sais même pas ce que je vais devenir, avoue Ange Ojeda Diaz, propriétaire du Chez Ange Bistro, à Shediac.

« Financièrement, je ne sais pas si je vais pouvoir tenir longtemps, parce que j'ai quand même un loyer à payer. »

— Une citation de  Ange Ojeda Diaz, propriétaire du restaurant Chez Ange Bistro

Plusieurs commerçants rencontrés jeudi disent que l'aide venant du gouvernement du Nouveau-Brunswick ne suffit pas à la tâche.

Alors que tout le monde encourage l'achat local, on travaille avec des locaux et puis le gouvernement ne nous aide pas, lance Ange Ojeda Diaz.

Nous autres, le provincial, il n'y a pas grande aide qui est donnée, dit de son côté Stéphane Savoie, de l'Acadie Gym.

À Edmundston, la Chambre de commerce croit que des mesures de soutien différentes doivent être envisagées par la province.

Est-ce qu'on pourrait exempter les taxes pour ces petites petite et moyenne entreprise pour cette année?, mentionne par exemple Cathy Pelletier. Est-ce qu'on pourrait considérer ça? Moi, je pense que ce serait important de le faire.

Avec les renseignements de Michèle Brideau et Alix Villeneuve

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