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La menace de fermeture plane toujours sur le Malin de la rivière Bonaventure

Une vue de haut de la plage du Malin.

Un conflit oppose l'entreprise récréotouristique à la pourvoirie Camp Bonaventure quant à la plage du Malin (archives).

Photo : Facebook @ Le Malin de la Rivière Bonaventure / Rolland Jean

Les copropriétaires du Malin de la rivière Bonaventure envisagent de fermer leur entreprise si une solution négociée avec le Camp Bonaventure n'est pas trouvée dans le conflit qui les oppose.

Rien n'est réglé entre le Malin de la rivière Bonaventure et la pourvoirie Camp Bonaventure.

La pourvoirie Camp Bonaventure, qui est propriétaire de la plage du Malin, réclame toujours que l'entreprise récréotouristique cesse de publiciser le site et d'inviter des clients à fréquenter la plage.

Le Malin de la rivière Bonaventure, qui est propriétaire d’un terrain contigu à la plage, y a aménagé un stationnement, des aires de repas et des espaces de jeux.

L'endroit est très fréquenté par les gens des environs et les touristes.

À l’été 2021, la pourvoirie s'était tournée vers la Cour supérieure pour obtenir la fermeture du site, mais avait été déboutée.

Pas de négociations

Le copropriétaire du Malin de la rivière Bonaventure, Michel Bourdages, indique ne pas pouvoir faire face aux procédures judiciaires coûteuses.

Il déplore l’attitude du Camp Bonaventure qui refuse de négocier une entente. Ils ont fait une injonction pour la fermeture. Par la suite, on n'était plus capable de suivre au niveau financier. Donc on a arrêté les procédures judiciaires. On s’en va vers une fermeture s’ils ne veulent pas négocier avec nous, lance-t-il.

Carte de la rivière Bonaventure.

L'entreprise le Malin de la Rivière Bonaventure est située tout près du rapide Malin.

Photo : Radio-Canada

Il indique avoir dépensé environ 50 000 $ en frais d’avocat, et croit que le double de ce montant serait nécessaire pour mener les procédures judiciaires. On est vraiment, dit-il, une petite petite et moyenne entreprise, et à un moment donné, on est plus capable de suivre les frais judiciaires que ça coûte pour poursuivre à la Cour.

Michel Bourdages demande à la pourvoirie de lui accorder une servitude notariée sur le terrain.

Si c’est une servitude qui serait notariée, à ce moment, on ramasse la totalité de la responsabilité, fait que pour eux il n’y a pas de responsabilité. Sur les 300 mètres qu’on demande, il n’y a pratiquement pas de pêche qui se fait, explique-t-il.

« Si jamais le Camp Bonaventure ne veut vraiment pas nous donner cette servitude pour qu’on puisse continuer à travailler, on s’enligne vers une fermeture. »

— Une citation de  Michel Bourdages, copropriétaire du Malin de la rivière Bonaventure

Michel Bourdages craint que les usagers de la plage du Malin ne soient les perdants. La population va être vraiment victime de ça, autant locale que provinciale, croit-il.

Appels à l'entente

Du côté de la Ville de Bonaventure, le maire Roch Audet regrette que l'entreprise récréotouristique envisage une fermeture. C’est un lieu touristique, où la communauté va faire de la baignade. Notre rôle comme Ville, c’est de nous assurer que la rivière Bonaventure soit protégée et utilisée correctement, indique-t-il.

Le maire appelle les deux parties à s'entendre, mais indique que la municipalité ne peut pas s'immiscer dans le dossier.

« Ce sont deux entreprises qui doivent s’entendre, qui doivent s'asseoir à la même table, qui doivent en discuter. »

— Une citation de  Roch Audet, maire de Bonaventure
Le maire de Bonaventure, Roch Audet

Le maire de Bonaventure, Roch Audet.

Photo : Radio-Canada/Pierre Cotton

C’est super important. S’ils ne s’entendent pas, là ça devient problématique, ajoute-t-il.

Au vu de l’achalandage important à la plage du Malin - jusqu’à des centaines de personnes présentes sur la plage en même temps l’été -, Roch Audet rappelle que l’important est la sécurité des usagers et la préservation de la rivière Bonaventure.

Le préfet de la Municipalité régionale de comté de Bonaventure, Éric Dubé, regrette un tel litige, mais indique ne pas pouvoir intervenir, car le dossier relève de la municipalité, selon lui.

Le Camp Bonaventure n'a pas répondu à nos nombreux appels.

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