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Le NPD ontarien réclame l’embauche de 22 000 infirmières

Une infirmière tient le bras d'une patiente couchée dans un lit d'hôpital aux soins intensifs.

Les conditions difficiles, la pandémie et l'épuisement professionnel ont entraîné de départ de nombreuses infirmières.

Photo : Associated Press / Keystone / Laurent Gillieron

Radio-Canada

La chef de l’opposition officielle à Queen’s Park, Andrea Horwath, estime que l’Ontario a besoin de recruter 22 000 infirmières pour régler la pénurie.

Elle propose, en collaboration avec l’Association des infirmières et infirmiers de l’Ontario (AIIO), une série de mesures pour améliorer la situation dans les établissements de soins de santé.

Les infirmières et infirmiers croulent sous les tâches, accomplissant deux quarts de travail jour après jour, et prenant soin de trop de patients en même temps, tout le temps , a dit Andrea Horwath.

Elle soutient que le gel du budget des hôpitaux sous le précédent gouvernement libéral a entraîné la mise à pied de 1600 infirmières.

La présidente de l’Association des infirmières et infirmiers de l’Ontario, Cathryn Hoy, souligne qu’elle et ses collègues étaient déjà dans une situation précaire au début de la pandémie. 

Elle ajoute que la loi provinciale adoptée en 2019 qui plafonne les augmentations de salaire dans le secteur public à 1 % a amené beaucoup d’infirmières à quitter la profession. L’Association des infirmières et infirmiers de l’Ontario et le Nouveau Parti démocratique réclament notamment l’abolition de cette loi.

Ils demandent aussi, entre autres :

  • de convertir des postes à temps partiel en postes à temps plein;
  • d’accorder 10 jours de congé de maladie payés auxquels s’ajouteront 14 autres jours en temps de pandémie; 
  • de fournir en tout temps de l’équipement de protection individuelle;
  • de financer plus de places dans les programmes de formation en soins infirmiers.

L’opposition et l’Association des infirmières et infirmiers de l’Ontario réclament aussi une amélioration des conditions de travail, la création de postes de mentors et des services de santé mentale aux travailleurs de première ligne dans le secteur de la santé.

Le gouvernement ontarien a annoncé cette semaine que des infirmières formées à l’étranger seraient autorisées à travailler dans les hôpitaux et les foyers de soins sous la supervision de professionnels de la santé autorisés à pratiquer dans la province. 

Selon le PDG de l’agence Santé Ontario, Matthew Anderson, environ 1200 personnes se sont montrées intéressées par ce programme.

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