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Discussions budgétaires : des fonds pour la relance du centre-ville de Gatineau

Des commerces du Vieux-Hull la nuit l'hiver.

Le centre-ville de Gatineau a été durement éprouvé par la pandémie et les restrictions sanitaires (archives).

Photo : Radio-Canada / Jonathan Dupaul

Radio-Canada

Au jour 4 des discussions budgétaires, les élus se sont penchés sur un plan de relance du centre-ville, durement affecté par la pandémie et les mesures sanitaires.

Plus de six millions de dollars sur trois ans, issus de l’aide d’urgence versée par la province pour faire face à la COVID-19, pourraient être consacrés au centre-ville de Gatineau.

De cette somme, près de deux millions seraient utilisés pour des projets d’aménagements transitoires, comme, par exemple, la création d'une grande place publique temporaire servant de pôle événementiel de diffusion culturel ou accueillant un marché public.

Le plan prévoit aussi des projets d’animation quatre saisons, notamment pour développer une offre hivernale, ainsi que la bonification du sentier culturel.

Le centre-ville a besoin d’une vision, il a besoin de soutien dans sa relance, il a besoin d’amour et il a besoin d’être positionné dans une vision à long terme pour être capable de devenir une référence et je pense que c’est un geste important que pose le conseil ce matin, a commenté la mairesse France Bélisle, en point de presse.

Un Bureau de coordination du centre-ville pourrait également voir le jour qui emploierait trois employés pour un montant de 315 500 $, avec un budget d’opération de 19 000 $.

Une femme s'adresse au médias lors d'une conférence de presse.

Caroline Murray, conseillère dans le district de Deschênes et co-porte-parole d’Action Gatineau (archives)

Photo : Radio-Canada

Si le plan a été accueilli favorablement par les élus, la co-porte-parole d’Action Gatineau, Caroline Murray, a déploré certaines contradictions.

D’un côté, on nous présente un beau plan comme ça, mais d’un autre côté, on enlève 13 millions de dollars de projets au centre-ville. J’ai l’impression qu’on plante un couteau dans le dos aux gens qui travaillent avec acharnement depuis des années, a-t-elle commenté, en référence à l’idée évoquée mardi de retirer des sommes prévues à des projets adoptés qui ne sont pas encore réalisés pour financer d’autres infrastructures.

Pour l’élu du district Hull-Wright et co-porte-parole d’Action Gatineau, Steve Moran, il manque certains éléments dans ce plan.

Je suis très content de l'intérêt pour le centre-ville [...]. Mais [...] ce qu’on oublie souvent, c’est que le centre-ville, c’est un milieu de vie. [...] Ça prend du bâti municipal. Nous avons perdu Guertin, nous perdons les derniers terrains sportifs à la Fonderie… [...] Il y a plusieurs chantiers prioritaires qui ont été mis de côté. [...] Ça m’inquiète, a-t-il indiqué, soulignant l’absence de financement des ateliers du Ruisseau et du réaménagement de la rue Eddy et déplorant le manque d’une grande place publique au centre-ville. La grande bibliothèque, dans le centre-ville, ça en prend. Et je n’en vois pas la couleur non plus, a-t-il ajouté.

« Il y a plein de bonnes nouvelles ici, mais je plains le fait qu’il n’y ait pas une vision plus ambitieuse telle que ça avait été proposé par le comité de relance. »

— Une citation de  Steve Moran, conseiller du district Hull-Wright et co-porte-parole d’Action Gatineau

Disant comprendre certaines inquiétudes, la mairesse France Bélisle a toutefois voulu rassurer les élus.

Je veux les rassurer, il y a toujours une somme pour les infrastructures qui est là, qui est disponible, et qui sera disponible au fur et à mesure que les projets seront prêts à avancer.

Maintien et bonification de certains services

Des discussions sur les améliorations de services ont également été au cœur de la journée.

Parmi les mesures discutées, il a notamment été question du réseau des écocentres et de la collecte des encombrants, mais aussi du déneigement du réseau blanc, et du soutien financier aux associations.

Concernant les écocentres, les élus se sont vus recommander de maintenir les services en place pour un total de 507 400 $, hors subventions, comme la récupération de la styromousse dans les deux écocentres de la ville, les heures d’ouverture actuelles des écocentres et le projet-pilote des écocentres mobiles, auxquels viendrait s’ajouter un écocentre mobile pour l’ouest.

Gatineau pourrait aussi lancer un projet-pilote de collecte d’encombrants tous confondus, alors qu’il est recommandé aux élus de maintenir la gratuité d’apport d’encombrants-déchets aux écocentres et centre de transbordement pour l’année 2022.

Les associations d’affaires et de quartier pourraient, pour leur part, voir le fonds COVID pérennisé.

Enfin, le projet pilote du réseau blanc, lancé en 2019-2020, et qui vise à l’entretien hivernal de la piste cyclable du corridor du Rapibus, entre la station de la Gappe et le boulevard Montclair, pourrait devenir permanent, pour un coût de 110 000 $. La Commission des loisirs, des sports et du développement communautaire pourrait même être chargée d’évaluer la pertinence de lancer d'autres projets-pilotes sur des sentiers récréatifs ou multifonctionnels.

Un homme en entrevue à l'extérieur.

Le conseiller du district du Versant, Daniel Champagne (archives)

Photo : Radio-Canada

Mais pour le conseiller du district du Versant, Daniel Champagne, cette recommandation ne va pas assez loin.

On a fait un projet-pilote et on maintient essentiellement ce même projet pilote, donc on n’a pas vraiment d’avancées. Je le rappelle, on a été reconnu comme la première ville vélo au Canada, il faut qu’on mette en place des initiatives qui viennent confirmer ça.

Plus d’argent pour la Société de transport de l'Outaouais

De son côté, la Société de transport de l’Outaouais (STO) pourrait bénéficier d'un million de dollars supplémentaires, en su de sa cote part de trois millions.

Cette somme doit lui permettre de développer l’offre en mobilité durable, par le déploiement d'un réseau d'autos partage et des incitatifs financiers pour encourager le co-voiturage. L'argent servira également a offrir la gratuité, le soir et la fin de semaine, aux élèves du secondaire.

Jocelyn Blondin en entrevue sur un trottoir glacé.

Le président de la STO, Jocelyn Blondin (archives)

Photo : Radio-Canada

Le président de la Société de transport de l'Outaouais, Jocelyn Blondin, se réjouit de ces fonds additionnels, mais indique qu'ils seront insuffisants.

On est toujours ouvert à la gratuité, mais il faut comprendre qu’il y a des coûts à ça. À chaque fois qu’on donne la gratuité à un groupe de personnes [...] c’est une perte de revenu. [...] et il y a des coûts d’opération. Si on peut le faire à un coût raisonnable et qu’on arrive à aucun déficit, je suis ouvert à ça.

Vendredi, les élus procéderont au vote sur les propositions budgétaires finales. L’adoption du budget 2022 est prévue le 31 janvier.

Avec les informations de Nathalie Tremblay

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