•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le premier lancement au Canada d’une plateforme stratosphérique réussi à partir d’Alma

Des ballons blancs gigantesques sont lancés à l'aube depuis une piste d'aéroport.

La plateforme a été soulevée à plusieurs dizaines de kilomètres dans les airs grâce à ces ballons stratosphériques.

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

Radio-Canada

Lux Aerobot, une entreprise basée à Alma, est devenue la première au Canada à réussir le lancement d'une plateforme stratosphérique pour effectuer de l'observation terrestre, jeudi matin.

Ce lancement, réalisé à l’aide de six gigantesques ballons, s’est fait depuis le Centre d’excellence sur les drones (CED) à l’Aéroport d’Alma.

Ça représente trois ans de travail sur cette technologie-là. C'est un travail d'équipe qui apporte une innovation qui n'existe pas présentement sur la Terre. C'est vraiment spécial, s’est réjouie Katrina Albert, cofondatrice de Lux Aerobot.

L’entreprise de robotique spatiale est spécialisée dans la conception, la fabrication et l’opération de plateformes à haute altitude. Créée en 2018, elle emploie 15 personnes, dont trois à Alma.

Un homme et une femme consultent des ordinateurs dans une salle sombre avec une carte projetée sur écran.

Dès que le lancement est effectué, l'équipe de Lux Aerobot surveille la trajectoire de la plateforme dans la salle de contrôle.

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

À 20 km dans les airs

Alors qu’il faisait encore nuit, la plateforme s’est élevée dans le ciel almatois à 5 h 15. Elle a touché terre à 8 h 34, sur la Côte-Nord, près de l'endroit prévu initialement.

La plateforme a pris une altitude de 20 kilomètres, ce qui est presque 2 fois plus haut que les avions commerciaux, puis ensuite, elle a pris sa descente avec son parachute. [...] C'est sûr qu'il y a eu des petites modifications. On n’a pas 100 % de la précision de la trajectoire en tant que telle, mais si on met exactement les prédictions du lancement, nos prédictions sont bonnes, a-t-elle poursuivi.

Plusieurs utilisations possibles

Leur outil avant-gardiste permet de prendre des images en haute altitude, de 50 kilomètres de diamètre et de capter des données satellites.

Ceci pourrait notamment être utilisé dans la surveillance des feux de forêt ou la protection des frontières.

Une femme sourit devant un avion dans un hangar.

La cofondatrice de Lux Aerobot, Katrina Albert, était bien heureuse du lancement jeudi.

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

Nous, avec nos images de haute résolution et de haute fréquence, ça permet à ces industries-là d'avoir de l'information plus exacte et de prendre de meilleures décisions. Pour la gestion côtière, c'est d'avoir des images en continu pour savoir s'il y a des activités illégales qui se passent, pour assurer la sécurité de nos frontières, a-t-elle illustré.

L’été prochain, l’entreprise souhaite poursuivre sa phase de commercialisation en effectuant quatre autres lancements pour des clients provenant du privé.

1000 $ d’hélium par ballon

Le lancement a évidemment demandé beaucoup de préparation. Mercredi soir, les six ballons ont d'abord été gonflés à l'hélium, au coût de 1000 $ chacun.

Jeudi matin, ils ont été transportés un à un, puis attachés à l'extérieur.

Des ballons blancs énormes sont gonflés dans un hangar d'aéroport.

Les six ballons ont été gonflés mercredi.

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

Les ingénieurs ont ensuite sorti leur plateforme unique, avant de la fixer au parachute et aux ballons.

Au Canada maintenant, on a deux projets actifs où la Défense canadienne est impliquée, puis on a aussi reçu du financement de l'Agence spatiale canadienne, a ajouté Mme Albert.

Des opportunités dans la région

La présence de l’entreprise dans la Municipalité régionale de comté de Lac-Saint-Jean-Est illustre les possibilités offertes dans le secteur de l’aéronautique et de l'industrie aérospatiale.

L'exemple de Lux démontre que nous n'avons rien à envier aux grands centres, qu'on a tous les outils ici en région pour accompagner ces entreprises-là à très haut potentiel, a clamé Martin Belzile, président de la Corporation d'innovation et développement Alma-Lac-Saint-Jean-Est (CIDAL).

D'après un reportage de Laurie Gobeil

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !