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Le patrimoine de l’Abitibi-Témiscamingue sera mieux protégé

Vue sur la cathédrale Sainte-Thérèse-d'Avila à Amos en hiver.

La cathédrale Sainte-Thérèse-d'Avila à Amos (archives)

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Plusieurs villes et MRC de l’Abitibi-Témiscamingue ont entamé le travail en vue de répondre aux nouvelles exigences de Loi sur le patrimoine culturel, réformée à l’automne 2020 par le gouvernement Legault. Avec les nouvelles réglementations que devront adopter les municipalités, les bâtiments et sites patrimoniaux de la région devraient être mieux préservés.

La Ville de Rouyn-Noranda a récemment déposé une demande de subvention au gouvernement provincial en vue de l’embauche d’une ressource permettant de répertorier tous les bâtiments et sites patrimoniaux de son territoire. Guillaume Beaulieu, conseiller municipal du district Rouyn-Sud, explique que les villes et MRC sont maintenant dans l’obligation d’élaborer un registre de tout ce qu’elles considèrent comme ayant une valeur patrimoniale.

Ça permet de se rendre pas mal plus loin, parce qu’il y a le milieu urbain, mais aussi rural. Mis à part ce qu’il y avait déjà de considéré comme patrimonial en termes de bâtiments, il y a peut-être d’autres considérations qui vont être prises en compte. D’avoir quelqu’un qui puisse travailler spécialement là-dessus, on risque d’avoir un inventaire qui va être beaucoup plus large, souligne-t-il.

Soutien demandé

Le directeur général de la MRC d’Abitibi-Ouest, Normand Lagrange, n’est pas contre l’idée de donner plus de pouvoir aux municipalités pour protéger leur patrimoine culturel, mais aurait souhaité un meilleur encadrement et support de Québec.

Je ne dirais pas que c’est un boulet, mais je ne peux pas dire que je suis très heureux de cela, parce que ça ajoute des responsabilités. Il faut que le gouvernement, lorsqu'il prend ce genre de décisions, mette à la disposition des MRC et des municipalités les moyens financiers de livrer, fait-il remarquer.

Un homme sourit à la caméra, derrière son bureau.

Normand Lagrange, directeur général de la MRC d'Abitibi-Ouest. (archives)

Photo : Radio-Canada / Émilie Parent-Bouchard

M. Lagrange invite par ailleurs les autres secteurs de la région à échanger avec la MRC d’Abitibi-Ouest sur des moyens collaboratifs afin de répondre aux obligations gouvernementales.

Pour échanger sur les stratégies ailleurs. Chez nous, on n’a pas besoin d’une ressource à temps complet. Éventuellement au niveau régional, il pourrait peut-être y en avoir une spécialisée pour l’inventaire de chacun des territoires, précise-t-il.

Particularité régionale

Le préfet de la MRC d’Abitibi, Sébastien D'Astous, fait observer que l’Abitibi-Témiscamingue est une région avec des édifices plus récents que dans d’autres coins du Québec. Les zones agricoles ne devront pas être oubliées dans l’inventaire du patrimoine régional, selon lui.

Sébastien D'Astous derrière un lutrin.

Sébastien D'Astous, maire d'Amos (archives)

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Il y a beaucoup de bâtiments servant pour l’agriculture qui vont être analysés. Les écoles aussi. Ce sont tous de premiers bâtiments qui ont bâti nos noyaux villageois. [...] Par rapport au reste du Québec, c’est un travail qui va être beaucoup moins long pour notre région, croit M. D’Astous.

Les villes et MRC du Québec ont jusqu’au 1er avril 2023 pour adopter un règlement encadrant la démolition du patrimoine culturel sur leur territoire.

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