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Le retour en classe des élèves suscite des réactions mitigées en Outaouais

Des enfants en classe lisant des manuels.

Les élèves du Québec seront de retour en classe dès le 17 janvier.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Certains trouvent qu'il arrive trop vite, d'autres souhaiteraient qu'il ait déjà eu lieu. Dans tous les cas, le retour en classe des élèves du primaire et du secondaire se fera dès lundi, partout au Québec.

C'est ce qu'on anticipait. Nos équipes étaient déjà au courant, donc je vous dirais qu'on a enclenché la deuxième vitesse afin de s'assurer que nos élèves pourront être accueillis en toute sécurité dès lundi, confie Stéphane Lacasse, le directeur général adjoint au Centre de services scolaire des Portages de l'Outaouais (CSSPO).

Selon M. Lacasse, le Centre de services scolaire des Portages-de-l'Outaouais a déjà en réserve tout le matériel pour assurer la sécurité des élèves et des membres du personnel, comme les tests rapides antigéniques et les masques sanitaires. La prudence sera de mise, mais l'optimisme est au rendez-vous.

On est contents que nos élèves reviennent. On offre un enseignement à distance de qualité, n'en demeure pas moins que l'enseignement en présentiel permet toutes les interactions sociales dont les élèves ont besoin, se réjouit-il.

Précipité selon le Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais

Selon le Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais (SEO), la plupart des enseignants sont en faveur du retour en classe, mais non pas sans crainte pour leur santé et celle de leurs élèves.

On aime avoir les élèves en classe avec nous, mais là, ça semble se faire de façon précipitée, estime Suzanne Tremblay, la présidente du syndicat.

À l'instar de plusieurs syndicats d'enseignants en province, elle s'inquiète de l'allègement des mesures de prévention de la propagation du virus dans l'éventualité où un test positif à la COVID-19 serait répertorié.

Le premier ministre François Legault tenait à rouvrir les écoles coûte que coûte. C'est sûr que ça va être difficile. Les fermetures de classes, il n'y en aura plus, même chose pour les isolements d'élèves après un contact avec un élève positif, rappelle Mme Tremblay.

Suzanne Tremblay en entrevue à Radio-Canada lors d'une journée d'automne.

La présidente du Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais, Suzanne Tremblay (archives)

Photo : Radio-Canada

De plus, le plan de contingence de Québec envoie un drôle de message aux yeux de la présidente du Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais. Des parents bénévoles pourraient être appelés à faire de la suppléance plutôt que de ramener la formule virtuelle, si un trop grand nombre d'enseignants doivent s'isoler.

La pédagogie n'est pas la priorité pour le ministre à l'heure actuelle. Ce qui est important c'est que les élèves soient à l'école et qu'il y ait quelqu'un dans la classe pour les surveiller, déplore Mme Tremblay.

Le VaxiCode nécessaire pour accéder aux grandes surfaces

Par ailleurs, le gouvernement caquiste a également annoncé que le passeport vaccinal sera désormais requis pour accéder aux magasins dont la superficie est supérieure à 1500 mètres carrés à compter du 24 janvier.

Les propriétaires de commerces plus modestes en Outaouais sont soulagés de ne pas être visés par cette nouvelle mesure, selon Stefan Psenak, le directeur général de la Chambre de commerce de Gatineau (CCG).

François Legault a certainement entendu les doléances des plus petites entreprises pour lesquelles ça pose un défi supplémentaire en raison de la pandémie et de la pénurie de main-d'œuvre, affirme-t-il.

M. Psenak souligne que les finances de plusieurs commerçants de la région sont durement frappées par les mesures sanitaires strictes imposées depuis le début de la cinquième vague. Il espère que les gouvernements annonceront bientôt d'autres programmes d'aide financière pour relancer l'économie et rappelle qu'entre-temps, l'achat local demeure le meilleur remède pour aider les entreprises d'ici à traverser cette période difficile.

Avec les informations de Stéphane Leclerc, Claudine Richard et Ismaël Sy

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