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L’Abitibi-Témiscamingue perd des citoyens au profit d’autres régions du Québec

Affiche routière annonçant les directions nord et sud de la route 117, au Québec

La route 117 est la porte d'entrée vers l'Abitibi-Témiscamingue. (archives)

Photo : Radio-Canada / Félix B. Desfossés

Contrairement à la majorité des régions du Québec, l'Abitibi-Témiscamingue a enregistré un solde migratoire interrégional négatif entre juillet 2020 et juillet 2021.

Selon le Bulletin sociodémographique de l'Institut de la statistique du Québec (ISQ) publié jeudi, la région a perdu 205 personnes durant cette période, confirmant la tendance des dernières années.

Selon la démographe Anne Binette Charbonneau, il est très difficile de cerner toutes les raisons des mouvements migratoires.

Il y a différentes raisons qui expliquent les déplacements de populations. De manière générale, habituellement les gens vont migrer pour les études, pour le travail ou la retraite, dit-elle.

Mais ce qui est sûr, c'est que pour l'Abitibi-Témiscamingue, la situation se poursuit depuis 2002.

Nous on a des données depuis 2001-2002. Chaque année on regarde combien d'entrants et de sortants et les soldes, et dans le cas de l'Abitibi-Témiscamingue, de manière générale, c'est une région qui est déficitaire avec les autres régions du Québec, ajoute-t-elle.

L'an passé, 176 personnes ont quitté la Vallée-de-l'Or, la MRC qui a perdu le plus de monde dans la région.

Martin Ferron dans les bureaux de la MRC de la Vallée-de-l'Or.

Martin Ferron, préfet de la MRC de la Vallée-de-l'Or. (archives)

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Le préfet Martin Ferron croit qu'il faut agir sur l'immigration internationale.

On est quand même loin des grands centres, mais ça ne doit pas être une raison pour ne pas accueillir de la migration, c'est ce qu'on décrit depuis des années au gouvernement du Québec qui s'entête à ne pas ouvrir les portes aux immigrants vers les régions, explique-t-il.

Rouyn-Noranda a aussi perdu 88 citoyens qui ont choisi d'aller vivre ailleurs au Québec.

La coordonnatrice du comité des nouveaux Rouynorandiens, Stéphanie Larouche-LeBlanc, parle de la nécessité d'améliorer les infrastructures municipales.

On a fait des consultations auprès des gens puis ce qui ressort au niveau des raisons du départ, le travail, les études ou bien se rapprocher de la famille, amis et des grands centres. Nous, ce qu'on peut faire pour essayer de garder notre monde et d'en attirer d'autres, c'est de vraiment travailler sur des infrastructures de loisirs et sports et améliorer nos milieux de vie ici, dit-elle.

La MRC Abitibi-Ouest a quant à elle perdu trois citoyens. En contrepartie, la MRC Abitibi a gagné 15 résidents et le Témiscamingue, 47.

Par contre, la note positive, c’est que la population de l'Abitibi-Témiscamingue a crû de 290 personnes l'an passé, grâce à l'immigration internationale et nationale.

On voit que l'Abitibi-Témiscamingue signale une croissance démographique, ce qui nous permet maintenant de franchir la barre des 148 000 citoyens en Abitibi-Témiscamingue. C'est une bonne nouvelle, parce que l'ISQ prévoit plutôt un repli de la population pour 2021, indique Mariella Collini, agente de recherche à l'Observatoire de l’Abitibi-Témiscamingue.

Donc ça marque une troisième année de croissance consécutive, mais on peut maintenant espérer que la croissance anticipée pour 2022 par l'ISQ soit sur la bonne voie d'être atteinte. Donc là on peut penser que 2022 pourrait elle aussi être en croissance, comme on a fait mentir les prévisions pour 2021, qui sont plus positives que prévu, ajoute-t-elle.

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