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Une course contre la montre pour installer les lecteurs de CO2 dans les écoles

Un lecteur sur un mur dans une salle de classe vide.

Ce lecteur de dioxyde de carbone est installé bien en vue dans cette classe.

Photo : Radio-Canada / Roby St-Gelais

Radio-Canada

L'installation des lecteurs de dioxyde de carbone va bon train dans les écoles du Saguenay. Au Centre de services scolaire De La Jonquière, 500 lecteurs de dioxyde de carbone seront répartis dans une vingtaine d'établissements du primaire et du secondaire. Du côté de celui des Rives-du-Saguenay, plus de la moitié des 1000 lecteurs attendus seront installés à temps pour la rentrée.

Les écoles de la région se livrent à une course contre la montre. À la demande de Québec, les centres de services doivent installer d'ici lundi les appareils qui serviront à mesurer la qualité de l'air à l'intérieur des classes.

On travaille fort pour que chacun des locaux d'apprentissage ait son lecteur de paramètres de confort, a expliqué Jean-François Duckett, directeur des ressources matérielles et informationnelles au Centre de services scolaire De La Jonquière.

La rentrée scolaire en présentiel du 17 janvier a été confirmée de nouveau mercredi soir.

L’installation de ces appareils s'ajoute à toutes les tâches liées aux mesures sanitaires. Les lecteurs joueront cependant un rôle important.

Ça va permettre d'informer l'enseignant des paramètres de confort, soit l'humidité relative, la température et le niveau de CO2 dans la classe, a-t-il poursuivi.

Un homme en complet sourit dans une classe du primaire.

Directeur des ressources matérielles et informationnelles, Jean-François Duckett gère l’installation des lecteurs de CO2 pour la Commission scolaire De La Jonquière.

Photo : Radio-Canada / Roby St-Gelais

L'objectif de cette importante opération est de prévenir la propagation de la COVID-19. Chaque école est munie d'un capteur central qui transmet en temps réel les données sur la concentration de CO2 vers une plateforme numérique. De plus, chaque classe est munie d'un guide pour aider l'enseignant à poser l'action appropriée en fonction du niveau de CO2.

Ça va aider d'avoir une température plus adéquate, surtout dans les temps froids, c'est-à-dire que si on n'a pas besoin d'ouvrir les fenêtres, l'enseignant, tout simplement, va regarder son lecteur de paramètres de confort et n'aura pas besoin d'ouvrir les fenêtres et d'un autre côté, si on vient d'ouvrir les fenêtres, puis il y a beaucoup d'activités dans la classe, il sait qu'il va falloir qu'il ouvre les fenêtres plus longtemps ou plus fréquemment, a-t-il ajouté.

Les directions devront être avisées lorsque la concentration de CO2 dépasse 2000 parties par million.

Un lecteur sur un mur.

La concentration de CO2, la température et l’humidité apparaissent sur les appareils.

Photo : Radio-Canada / Roby St-Gelais

Pas suffisant pour les syndicats

Pour la présidente du Syndicat de l'enseignement De La Jonquière, Nicole Émond, ce n’est qu’une partie de la solution. Ça ne règle pas la ventilation, a-t-elle débuté.

Les syndicats du milieu de l'enseignement estiment que l'installation de ces lecteurs est insuffisante dans le contexte actuel de la pandémie.

On se fait encore dire qu'il faut ouvrir les fenêtres. On est l'hiver. Il y a des enfants dans la classe. Ce n'est pas agréable d'ouvrir les fenêtres alors qu'on demandait qu'il y ait des systèmes plus adéquats pour la ventilation, a indiqué la présidente syndicale.

D'après un reportage de Roby St-Gelais

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