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Le Manitoba ne signalera plus les cas rapprochés de COVID-19 dans les écoles

Une classe est vide.

Les élèves du primaire et du secondaire retournent à l'école en présentiel dès le 17 janvier au Manitoba.

Photo : Radio-Canada

Les écoles du Manitoba n'enverront plus de lettre aux parents au sujet des cas de COVID-19 dans les établissements et ne communiqueront plus sur les contacts étroits de personnes contaminées par la maladie.

Toutefois, dans un communiqué de presse, la province indique que, désormais, les écoles feront connaître les absences des enseignants et des élèves à travers les canaux de communication usuels.

En conférence de presse jeudi après-midi, le médecin hygiéniste en chef de la province, le Dr Brent Roussin, a expliqué ce changement d'approche par la grande transmissibilité du variant Omicron.

Le médecin hygiéniste en chef était accompagné du ministre de l'Éducation Cliff Cullen lors de cette annonce.

Mercredi, la première ministre avait annoncé ce changement, par lequel la province se préoccupera moins de tracer les cas individuels et se concentrera surtout sur l’atténuation des risques liés à la COVID-19.

Vu la forte transmissibilité du virus, il n'est plus possible de gérer les cas individuels, on doit gérer les risques au niveau communautaire. On n'abandonne pas la gestion de la COVID-19 et d'Omicron, a déclaré le Dr Roussin.

Le virus sera encore avec nous dans un avenir proche. Il ne faut pas considérer qu'on va éliminer le virus. On doit trouver des manières d'atténuer les risques, a-t-il ajouté.

Son message rejoignait celui de son adjoint, le Dr Jazz Atwal, quand il affirmait, mercredi, que tous les Manitobains pourraient être infectés par la COVID-19 dans les prochaines semaines.

Le Dr Roussin a toutefois confirmé que la santé publique continuera de surveiller les cas et tous les signes de transmission communautaire à l’école, comparée à celle dans la population en général.

Si l'absentéisme augmente à l'école, il affirme que les autorités peuvent recommander un dépistage massif par test rapide antigène. Elles peuvent aussi recommander de réduire les activités à risque.

Si le nombre de cas augmente, la santé publique pourrait aussi recommander le retour de l'apprentissage à distance pour une classe ou pour toute une école, a-t-il précisé.

Le docteur Brent Roussin parle.

Le docteur Brent Roussin est le médecin en chef du Manitoba.

Photo : Radio-Canada / Trevor Brine

Contrairement à d'autres provinces, pour qui un taux d’absentéisme de 30 % signifiera un retour en mode virtuel, le Dr Roussin n'a pas voulu indiquer de chiffre exact. La situation, a-t-il dit, sera gérée au cas par cas.

On va être en dialogue constant avec les écoles pour constater quels sont les changements à leurs taux d'absentéisme. On ne veut pas décider d’une cible parce que la situation peut être différente dans chaque école. On veut regarder l'ensemble de la situation, a-t-il mentionné.

Les élèves du primaire et du secondaire seront de retour en classe dès le 17 janvier au Manitoba, alors qu’ils étaient en apprentissage à distance cette semaine.

Les parents sont appelés à surveiller les symptômes

Le Dr Brent Roussin demande aux parents de surveiller les apparitions de symptômes chez les enfants, et le cas échéant, de faire un test rapide et de placer l'enfant en isolement.

Dans son communiqué de presse, la province rappelle que les élèves et le personnel qui obtiennent un résultat positif à un test de dépistage ou qui pensent avoir la COVID-19 doivent s'isoler.

Elle encourage aussi les parents et le personnel à informer l'école en présence de cas positifs.

Le Dr Roussin indique que cela aidera la santé publique dans sa prise de décision.

La Division scolaire franco-manitobaine prête à réagir

Le directeur général de la Division scolaire franco-manitobaine, Alain Laberge, estime que les écoles sont prêtes autant qu'elles peuvent l'être pour le retour en classe lundi prochain, bien qu'il manque certaines informations.

Il précise qu'avant même la pandémie, les écoles de la DSFM avaient des protocoles à suivre en cas d’absences nombreuses des élèves.

Un homme, Alain Laberge,pose devant la caméra et sourit.

Alain Laberge, directeur général de la Division scolaire franco-manitobaine (archives)

Photo : Dan Harper

À l'époque des virus [grippaux], on a toujours eu un ratio. Si entre 10 et 20 % des élèves sont absents, on doit appeler la santé publique pour voir si on doit fermer la salle de classe ou tout désinfecter. On va garder ces barèmes ,explique-t-il.

Un guide de retour à l'école sera envoyé aux parents vendredi, annonce par ailleurs M. Laberge.

Un plan avare de détails selon l’opposition

Le porte-parole du Nouveau Parti démocratique en matière d’éducation, Nello Altomare estime que le plan de la province pour assurer un retour à l'école en sécurité était mince en termes de détails.

On demande aux parents d'assumer la responsabilité de se préparer et de s'assurer que leur enfant ne contracte pas la COVID, a-t-il déclaré.

Il faut croire que nous sommes laissés à nous-mêmes. Nous l'avons entendu mercredi, nous l'avons encore entendu aujourd'hui, a-t-il ajouté.

Dans un communiqué, le chef du Parti libéral du Manitoba, Dougald Lamont s'est dit déçu de ne voir aucun nouvel investissement ni aucune nouvelle mesure sanitaire dans les écoles.

Plan serré sur un homme à lunettes

Dougald Lamont, chef du Parti libéral du Manitoba

Photo : Radio-Canada / Ron Boileau

Certains parents, selon lui, auraient aimé pouvoir continuer l'école à distance.

Ils auraient dû avoir cette option, mais ne l'ont pas. C'est inacceptable, déclare-t-il.

Le ministre de l'Éducation, Cliff Cullen, affirme que gouvernement manitobain a consulté des pédiatres, qui ont souligné l'importance d'être en classe pour la santé mentale et le bien-être des élèves.

Tout parent ou élève inquiet devrait parler aux enseignants des mesures mises en place dans l'établissement scolaire de son enfant, conseille le ministre de l'Éducation.

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