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Alex et Eliot Dupras, frères et comédiens gatinois en herbe

Montage photo d'Alex et Eliot Dupras.

Découvrez Alex et Eliot Dupras dans ce reportage diffusé au Téléjournal Ottawa-Gatineau.

Photo : Radio-Canada / Photos : Lafrance photographie

Les frères gatinois Alex et Eliot Dupras n’ont pas la même vie que d’autres enfants de leur âge. Leur quotidien est partagé entre l’école, la vie familiale et le temps consacré aux auditions, à la préparation et au tournage de diverses productions filmées.

Le curriculum vitae d’Alex, âgé de 10 ans, a de quoi impressionner. Il compte déjà à son actif des participations à des publicités ainsi que des rôles à la télévision (Survivre à ses enfants; Une autre histoire) et au cinéma, essentiellement dans des courts-métrages. En 2021, il a décroché le rôle principal dans un tout premier long métrage, Jules au pays d'Asha, dont la sortie est prévue pour 2023.

Du haut de ses 6 ans, Eliot marche déjà sur les pas de son grand frère. Le public peut le voir dans la série Les moments parfaits, dans laquelle il donne la réplique à l’acteur Émile Proulx-Cloutier, ou encore dans la plus récente campagne de publicités des Fêtes des Producteurs de lait du Québec.

Sur les plateaux, beaucoup de plaisir...

La carrière d’Alex a démarré alors qu’il était encore bébé. Tout ça a commencé avec l’amie de ma mère, qui [lui] a dit : "Ah! ton fils est vraiment cute, il faudrait que tu l’inscrives dans une agence pour lui faire faire des photos", raconte Alex. J’ai commencé à faire des photos à 11 mois, puis à 4 ans et demi, j’ai fait mon premier court-métrage.

Je voyais qu’il avait beaucoup de plaisir sur les plateaux, alors j’ai voulu aussi commencer, confie pour sa part Eliot, évoquant le parcours de son frère aîné.

Tous deux disent apprécier l’expérience des plateaux. Alex aime particulièrement le travail d’équipe, citant la contribution essentielle des différentes chevilles ouvrières d’une équipe de tournage, des caméramans aux comédiens, en passant par les éclairagistes, les coiffeurs et les responsables du son.

Quant à Elliot, il aime quand il y a plein d’enfants et (qu’il se fait) des amis, mais trouve quand même un petit peu difficile le fait de passer des auditions, parce qu’il faut retenir le texte pour après le dire.

... mais aussi des obligations et des sacrifices

Si on avait su ce que cela comportait comme obligations et sacrifices, probablement qu'on y aurait pensé une deuxième fois, reconnaît David Dupras, le papa d’Alex et Eliot.

L’appui des enfants dans l’apprentissage de leurs textes, les soirs après l’école et durant les fins de semaine, la préparation des auditions, les nombreux allers-retours entre Gatineau et Montréal pour les tournages, mais aussi la gestion des besoins de leurs enfants lors de ces tournages, cela représente beaucoup d’heures de travail pour sa conjointe et lui.

Deux jeunes garçons et leurs parents assis sur un rocher aux côtés d'une forêt.

Les carrières d'Alex et Eliot Dupras imposent beaucoup d'obligations et de sacrifices à leurs parents.

Photo : Avec la gracieuseté de David Dupras

Alors comment gérer tout cela? On se le demande, aussi, des fois, reconnaît M. Dupras en riant. Il faut aussi essayer d’avoir un peu de flexibilité au travail, prendre nos congés familiaux pour [soutenir] nos enfants dans cette aventure qu’ils semblent aimer pour l’instant.

Une organisation bien ficelée

Cette organisation implique un horaire beaucoup plus chargé, plus structuré, pour permettre aux enfants de pratiquer aussi d’autres activités et de trouver un certain équilibre : Alex fait du baseball et prend des cours de chant, tandis qu’Eliot joue de la batterie, du piano et pratique des courses de BMX l’été, détaille M. Dupras.

Que l’école ne pâtisse pas des jeunes carrières des garçons s’avère également un pan non négligeable de l’équilibre auquel veillent les parents d’Alex et Eliot. On impose aux enfants d’avoir une moyenne de 80 % à l'école. [Sinon], on leur dit qu’on va arrêter ça, qu’on n’ira plus faire les auditions et qu’on va prendre une pause des plateaux de tournage, explique-t-il.

L’agence, l’alliée pour accompagner les enfants comédiens (et leurs parents)

Catherine Mensour, souriante, assise à son bureau.

L'agente d’artistes Catherine Mensour.

Photo : Radio-Canada / Jean Delisle

En plus des tâches inhérentes à leur rôle, les parents de jeunes comédiens peuvent aussi s’appuyer sur les agences pour les aider à gérer contrats et autres questions administratives, mais aussi naviguer dans le monde des auditions.

Il faut que l’enfant soit bien, qu’il soit respecté. Il faut qu’on protège l’enfant, souligne Catherine Mensour, qui, si elle ne représente pas les Dupras, compte huit jeunes et adolescents au sein de son agence d’Ottawa.

Pour s’assurer du bien-être de ses jeunes clients, Mme Mensour cite la nécessité qu’ils manifestent réellement l’envie de jouer, le fait de veiller à l’équilibre de leur vie sociale et de leur parcours scolaire, ou encore l’importance de gérer leurs déceptions et leurs émotions lorsqu’ils ne sont pas retenus pour une audition.

Le volet financier n’est pas non plus à négliger, car l’enfant risque d’avoir des revenus assez importants, fait valoir Catherine Mensour. On demande toujours qu’un compte en fiducie soit ouvert pour l’enfant, pour veiller à la préservation de leurs gains, précise-t-elle. L’agente cite par ailleurs le rôle des unions dans la protection des enfants, dont l’Union des artistes. Quand un enfant travaille, 25 % de son cachet [est versé] dans un compte en son nom à l'Union, précise-t-elle.

Avec les informations de Marilou Lamontagne et Camille Bourdeau-Potvin

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