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Un renouveau de l’engouement pour l’achat zéro déchet en Abitibi-Témiscamingue

Une allée dans un magasin avec des produits en vrac.

Aki - Épicerie & boutique écoresponsable déménagera parce que son local actuel ne permet pas d'ajouter les nouveaux produits que les clients demandent, selon les propriétaires du magasin.

Photo : Page Facebook d'Aki - Épicerie et boutique écoresponsable

Alors que le début de la pandémie a engendré des craintes concernant la contamination, l’engouement pour les achats zéro déchet et les épiceries en vrac semble augmenter en Abitibi-Témiscamingue.

La boutique et épicerie écoresponsable Aki, à Val-d’Or, va d’ailleurs déménager dans un local plus grand. La copropriétaire Jennifer Grégoire affirme que la boutique actuelle ne permet plus de répondre à la demande grandissante de la clientèle.

Quand on triple notre superficie, on triple aussi les produits, et c'est la demande des gens pour ces produits-là. Ils demandent beaucoup plus de produits, ils en veulent toujours plus, et on veut leur offrir, mais en ce moment on ne peut pas. C’est trop petit, explique-t-elle.

L’entreprise pourra déménager grâce à un prêt de 25 000 $ de la SADC de la Vallée-de-l’Or.

Jennifer Grégoire constate que si l’intérêt pour l’achat en vrac a diminué au début de la pandémie, les consommateurs reviennent en grand nombre maintenant.

Je ne peux pas dire que l’engouement a diminué, je dirais vraiment qu’il a augmenté et qu’ il reprend de plus belle, remarque-t-elle.

L'allée d'une boutique avec des étagères qui ont des produits en vrac.

Écolovrac, une épicerie en vrac à vocation zéro déchet lancée à Amos il y a quelques années, a ouvert une nouvelle succursale à Rouyn-Noranda en décembre 2021.

Photo : Gracieuseté de Salomay Julien

Geneviève Ouellet, propriétaire des boutiques Écolovrac à Amos et Rouyn-Noranda, observe la même tendance.

Quand on remonte à mars 2020, là, ça a vraiment paru. On avait plus peur, on ne savait pas trop c’était quoi la COVID-19. Maintenant, je pense qu’il y a des gens qui ont peut-être perdu un peu l'habitude et qui reviennent tranquillement [...] Là, les gens sont revenus. J'ai l’impression qu’on en prend encore plus conscience, de faire attention à notre planète, estime-t-elle.

Écolovrac a d’ailleurs ouvert une nouvelle boutique à Rouyn-Noranda en décembre 2021. Le premier magasin, lancé à Amos en 2017, a vu sa popularité monter en flèche dans les dernières années, selon Geneviève Ouellet.

Les épiceries en vrac ont également adapté leurs pratiques pour respecter les mesures sanitaires et éviter les contacts.

Par exemple, la boutique Aki offrait aux clients de faire l’épicerie pour eux et a aussi développé un site web où on peut acheter en ligne par dépôt consigné. Chez Écolovrac, on a acheté plus de matériel pour que chaque client utilise une pelle individuelle par aliment.

Les défis du zéro déchet en région

Autant chez Écolovrac que chez Aki, on reconnaît que la sensibilisation concernant la consommation zéro déchet accuse un certain retard par rapport aux grands centres urbains.

En 2017, quand on a ouvert, on était un peu les pionniers en région de la distribution en vrac. C’est rapidement devenu de plus en plus populaire. Je pense que c’est juste parce qu’on n’avait pas ce service-là en région que les gens ne pouvaient pas y adhérer, croit Geneviève Ouellet.

Par contre, elle se dit persuadée que de plus en plus de consommateurs vont s’orienter vers l’achat en vrac.

La copropriétaire de la boutique Aki abonde dans le même sens. Je dirais que ça fonctionne quand même plus que ce qu’on aurait imaginé et ça fonctionne mieux que ce que nos créanciers pensaient. Les gens sont de plus en plus ouverts. C’est juste qu’on a plus d’éducation à faire, affirme Jennifer Grégoire.

Jolyane Luneau, Myriam Grenier et Jennifer Grégoire sont dans une allée de leur boutique.

Jolyane Luneau, Myriam Grenier et Jennifer Grégoire, copropriétaires d'Aki - Épicerie & boutique écoresponsable.

Photo : Gracieuseté

Geneviève Ouellet recommande de s’initier progressivement à l'achat zéro déchet, en commençant par un produit, puis d’augmenter graduellement.

Un peu comme l’exercice. On ne commence pas en faisant un 10 km de jogging. On commence par un, ensuite deux, trois, dit-elle en conclusion.

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