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Assaut sur le Capitole : le chef des Oath Keepers arrêté et accusé

Stewart Rhodes, portant des lunettes par-dessus un œil de pirate, parle dans un micro.

Stewart Rhodes s'adresse à une foule lors d'un rassemblement près de la Maison-Blanche, le 25 juin 2017.

Photo : La Presse canadienne / AP/Susan Walsh

Radio-Canada

Le fondateur et chef des Oath Keepers, l'un des principaux groupes américains d'extrême droite, a été arrêté et accusé de conspiration séditieuse pour son rôle dans l’assaut sur le Capitole, le 6 janvier 2021, a annoncé jeudi le département de la Justice des États-Unis.

Stewart Rhodes, un ancien parachutiste de l’armée américaine âgé de 56 ans et diplômé en droit de l'Université Yale, fait partie d’un groupe de 11 personnes qui devront répondre de leurs actes devant une cour fédérale, après avoir été mis en accusation par un grand jury du District de Columbia, le territoire de la capitale américaine.

L’accusation de sédition est à elle seule passible de 20 ans de prison. Selon l’acte d’accusation, M. Rhodes s’est associé avec certains coaccusés en vue d’empêcher la transition pacifique du pouvoir en faisant usage de la violence, peut-on y lire.

Ils ont organisé les transports depuis tout le pays vers Washington, se sont équipés de toutes sortes d’armes, vêtus de tenues de combat, et ils étaient prêts à répondre aux appels aux armes de Rhodes, toujours selon l’acte d’accusation.

Après l'élection présidentielle du 3 novembre, Rhodes, les coaccusés et d'autres ont comploté pour s'opposer par la force, à la mise en application de la loi gouvernant le transfert des pouvoirs présidentiels le 20 janvier 2021, indique le département de la Justice.

Puis, à compter de la fin du mois de décembre 2020, Rhodes et les autres conspirateurs se sont coordonnés et ont planifié d'aller à Washington D.C. le ou vers le 6 janvier, date à laquelle la certification des votes du Collège électoral devait avoir lieu et ont fait des plans pour amener des armes dans le secteur.

Au moment de l'attaque, M. Rhodes était près du Capitole, mais il n'est pas certain qu'il soit entré dans son enceinte.

Stewart Rhodes et les 10 autres personnes font face à un total de 17 chefs d'accusation. Un verdict de culpabilité au seul chef d'accusation de conspiration séditieuse pourrait leur valoir 20 ans de pénitencier.

Neuf des coaccusés avaient déjà été interpellés. Ils pourraient être accusés d’association de malfaiteurs.

En plus de M. Rhodes, les forces de l'ordre ont interpellé jeudi, en Arizona, un autre membre des Oath Keepers, Edward Vallejo, âgé de 63 ans.

Des milliers de membres

Selon l'Anti-Defamation League (ADL), qui combat l'antisémitisme et le racisme, l’organisation des Oath Keepers compterait plusieurs milliers de membres.

Les Oath Keepers accusent le gouvernement fédéral de collaborer avec une conspiration mondiale pour priver les citoyens américains de leurs droits, notamment celui de posséder une arme.

Les membres recrutés promettent de désobéir à tout ordre provenant d'un gouvernement tyrannique qui violerait la Constitution, comme celui de désarmer les Américains ou d'imposer la loi martiale sur le pays.

Les Oath Keepers se sont fait surtout connaître en 2020 en participant à des manifestations contre les restrictions imposées dans certains États pour endiguer la pandémie de la COVID-19. Ils se sont aussi affichés en marge des grandes manifestations antiracistes qui ont secoué le pays pour, selon eux, protéger les commerces des pillages.

Depuis le 6 janvier, plus de 725 personnes – dont des membres de groupes d'extrême droite Proud Boys, Oath Keepers ou Three Percenters – ont été arrêtées pour leur participation à l'assaut sur le Capitole.

Avec les informations de Agence France-Presse

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