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La pression s’accentue pour un contrôle plus serré des explosifs

Un policier entre dans sa voiture de patrouille.

Les policiers ont une longue enquête devant eux après l'explosion mortelle d'Arvida.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le critique de l'opposition officielle en matière de sécurité publique à l’Assemblée nationale, le libéral Jean Rousselle, invite à son tour la ministre Geneviève Guilbault à mettre en place un mécanisme pour s'assurer de la qualité des contrôles dans les entreprises minières et les autres compagnies qui utilisent des explosifs.

Sans présumer de la provenance des explosifs utilisés lundi lors du meurtre de deux enfants par leur père à Jonquière, Jean Rousselle donne raison aux maisons pour femmes qui souhaitent éviter qu'un tel événement puisse se reproduire.

Quand on va pouvoir déterminer c’est quoi la sorte d’explosif, après ça on va pouvoir aller plus loin dans notre pensée de contrôle, croit-il.

« De base, ce n’est pas mauvais de regarder en même temps ce qui se passe au Québec sur le contrôle des explosifs. Ça nous donne l’occasion de regarder si on est toujours corrects. »

— Une citation de  Jean Rousselle, critique de l'opposition officielle en matière de Sécurité publique

Geneviève Guilbeault ne commente pas

La ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbeault, n'a pas l'intention d'intervenir pour l'instant dans le dossier. Son porte-parole a précisé à Radio-Canada qu’elle ne fera aucun commentaire pour ne pas interférer dans les enquêtes en cours.

Mme Guilbault parle aux journalistes en point de presse.

La ministre de la Sécurité publique du Québec, Geneviève Guilbeault, préfère se tenir loin de l'affaire pour le moment.

Photo : Radio-Canada

Sylvain Gaudreault invite la population à la patience

Le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, invite pour sa part la population à la patience avant de tirer des conclusions sur ce qui a pu amener le père de 39 ans à utiliser des explosifs.

On va suivre ça, on va laisser les policiers, mais aussi la coroner faire son enquête, et il y aura des recommandations, a-t-il déclaré. Moi, le seul engagement que je peux prendre, à ce stade-ci, c’est d’attendre l’enquête, d’attendre les recommandations et de m’assurer que les recommandations de la coroner, éventuellement, ne seront pas tablettées.

Il s'est dit renversé par la mort tragique des deux enfants et sous le choc. Il offre ses sympathies à la famille et invite toute personne vivant de la détresse psychologique à téléphoner à son bureau de circonscription pour obtenir des références d'organismes de soutien.

Une pensée pour les premiers répondants

Le député de Vimont, Jean Rouselle, a aussi montré beaucoup d’empathie pour la mère et les familles touchées par le drame de la rue Dubose. Jean Rouselle est un ancien policier. Il a une pensée particulière pour les représentants des services d’urgence qui ont été appelés sur les lieux.

Les policiers et policières, les pompiers qui ont été là en premier, vous savez, quand vous répondez à un appel et vous savez qu’il y a des enfants, ça vient vous chercher le cœur, c’est incroyable, dit-il. Je vous en parle et j’ai encore des frissons parce que j’ai encore la mémoire qui me revient sur certains événements que j’ai vécus. Je vous le dis, ces gens-là vont être marqués le restant de leurs jours.

La provenance de la matière explosive à déterminer

La Sûreté du Québec (SQ) a confirmé que Dérick Lalancette était appelé à utiliser des explosifs comme employé de la mine Niobec, à Saint-Honoré. Rien n'indique cependant que les explosifs utilisés dans la résidence d'Arvida provenaient de cette entreprise.

Il faudra plusieurs jours ou semaines pour déterminer la matière explosive utilisée et sa provenance. Il appartient à la Sûreté du Québec d'appliquer la Loi sur les explosifs et de faire une inspection annuelle des installations des entreprises.

Les entreprises doivent elles-mêmes gérer les inventaires et signaler la perte ou le vol de matériel explosif aux policiers.

Plusieurs normes à respecter pour les entreprises

Louis Bouchard, le président d'une entreprise qui utilise des explosifs, Dynamitage Express de Jonquière, précise que de plusieurs normes de sécurité entourent l'utilisation de la dynamite.

Toutes les fois qu’un gars le matin ouvre l’entrepôt, je sais à quelle heure il l'ouvre. On reçoit un courriel. Il y a des inventaires quand même précis sur tous les types d’explosifs. Quand sa journée est finie, c’est le même processus, a-t-il expliqué.

Un homme se tient debout devant une camionnette l'hiver.

Louis Bouchard, président de Dynamitage Express

Photo : Radio-Canada / Claude Bouchard

Louis Bouchard ajoute que malgré ces règles, le système n'est pas sans failles et qu'il est toujours possible pour une personne malveillante de dérober des explosifs.

C’est sûr que le gars, il peut dire que dans son sautage, il a passé 15 bâtons, mais qu’il en a passé juste 10. C’est sûr que là-dessus, il faut faire confiance aux dynamiteurs et au personnel qu’on a en place, a-t-il ajouté.

Avec les informations de Gilles Munger

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