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L’arrivée tardive des travailleurs agricoles serait « catastrophique »

Un homme est debout entre des rangées de plants d'aubergines dans une serre.

Les agriculteurs devraient pouvoir recommencer à recevoir des travailleurs temporaires le 2 février.

Photo : CBC

Radio-Canada

Le report de l'arrivée des travailleurs étrangers temporaires dans Windsor-Essex fait des mécontents chez les producteurs de légumes du Sud-Ouest de l'Ontario.

Ce délai pourrait être catastrophique pour les cultures, selon le directeur général de l’Association des producteurs en serre de fruits et légumes de l'Ontario, Joe Sbrocchi.

« Une fois que les plantes deviennent trop sauvages, elles ne peuvent pas être cultivées et doivent donc être détruites. Ça donne donc des quantités massives de déchets alimentaires et beaucoup d'argent perdu. »

— Une citation de  Joe Sbrocchi, directeur général de l’Association des producteurs en serre de fruits et légumes de l'Ontario

La pause annoncée mercredi par les responsables de la santé publique de Windsor-Essex doit en principe durer trois semaines. Elle survient alors que 275 travailleurs migrants sont en isolement dans la région.

Ils ont été déclarés positifs à la COVID-19 ou sont de proches contacts de cas confirmés. 

Manque de ressources

Le centre d'isolement et de rétablissement de Windsor, financé par le gouvernement fédéral, a maintenant atteint sa capacité maximale, de même que trois autres sites hôteliers où sont hébergées des personnes en isolement.

Le Bureau de santé publique craint qu'il n'y ait pas suffisamment de ressources pour surveiller les travailleurs en isolement.

Un homme avec des lunettes est assis dans un bureau.

Joe Sbrocchi craint des effets dévastateurs sur les cultures.

Photo : Jacob Barker/CBC

M. Sbrocchi affirme qu'il faut en faire davantage pour créer de meilleures installations afin de permettre aux travailleurs migrants de se mettre en quarantaine au besoin. Il suggère notamment des mises en quarantaine de groupes si nécessaire.

La municipalité de Leamington, qui abrite la plus grande concentration de serres en Amérique du Nord, sera durement touchée par cette directive de la santé publique, selon sa mairesse, Hilda MacDonald.

Honnêtement, je n'arrive pas à croire que nous sommes dans cette situation difficile depuis trois ans, indique-t-elle.

« Nous aurions déjà dû trouver une solution. »

— Une citation de  Hilda MacDonald, mairesse de Leamington
La mairesse vue en plan rapproché.

Hilda MacDonald dit ne pas disposer du pouvoir nécessaire pour redresser la situation.

Photo : Radio-Canada / Vincent Robinet/CBC News

Selon Mme MacDonald, les pertes subies par l'industrie pourraient se chiffrer en millions de dollars. Elle ajoute que la municipalité a été incapable de trouver des moyens d’agir pour défendre les agriculteurs et les travailleurs puisque la décision ne relève pas de son champ de compétences.

L'économie et les résidents sont touchés, mais nous n'avons pas le pouvoir de changer les choses. Nous sommes assis ici et cela nous est imposé à tous. Malgré le fait que nous fassions pression, nous sommes toujours au même point depuis trois ans, explique-t-elle.

Les représentants du gouvernement fédéral disent être au courant de la décision prise par le Bureau de santé de Windsor-Essex et affirment se préparer à aider au transfert des travailleurs chez d'autres employeurs ou dans d'autres lieux d'isolement à l'extérieur de la région.

La santé et la sécurité de ces travailleurs et de leur communauté sont notre priorité, indique Emploi et Développement social Canada.

À moins d’indications contraires, les exploitations agricoles pourront recommencer à faire venir des travailleurs étrangers temporaires dans la région à partir du 2 février.

Des milliers de travailleurs sont attendus dans la région de Windsor-Essex pour des travaux agricoles saisonniers.

Le Bureau de santé estime qu'environ 2000 travailleurs sont déjà arrivés. Entre 8000 et 10 000 travailleurs sont attendus pendant la haute saison des cultures.

D'après les informations de CBC

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