•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les craintes face à la vaccination sont parfois étonnantes, estime une pédiatre

Une petite fille devant un chien.

Bémol, le chien thérapeutique qui est au Palais des congrès pour réconforter les enfants. La Dre Saint-Pierre a expliqué en entrevue à l'émission Tout un matin que le chien peut vaincre la peur des aiguilles, la raison la plus fréquente pour ne pas vacciner les enfants.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Plusieurs raisons sont invoquées par les parents pour ne pas faire vacciner leur enfant contre la COVID-19, comme la peur des aiguilles ou même la stérilité. La Dre Julie Saint-Pierre, pédiatre à l’Hôpital de Montréal pour enfants, croit qu’il faut mieux accompagner les parents si l’on veut augmenter le taux de vaccination des enfants, a-t-elle affirmé à l’émission Tout un matin sur les ondes d’ICI Première jeudi matin.

La Dre Saint-Pierre a indiqué que les craintes liées aux vaccins contre la COVID-19 peuvent concerner autant les enfants que leurs parents. Ces derniers peuvent avoir des appréhensions voulant que les vaccins sont récents, et donc expérimentaux, et ils ne veulent pas courir de risque.

Plus étonnant, la pédiatre a entendu plusieurs mères s’inquiéter que leurs enfants ne deviennent stériles avec la vaccination. Elles lui disent : je l’ai lu sur les réseaux sociaux, et ma fille ne pourra plus jamais avoir d’enfant.

Mais la Dre Saint-Pierre leur mentionne alors qu’il y a plus de risques de devenir stérile si votre enfant ne bouge pas, qu’il mange mal ou qu’il développe une obésité sévère – qui est une des premières causes de l’infertilité aujourd’hui.

Faire vacciner son enfant engendre des bénéfices plus importants que les effets négatifs, a ajouté la pédiatre au micro de Tout un matin.

Pour les enfants, c’est la peur des aiguilles qui est aussi un important frein à la vaccination, a expliqué la Dre Saint-Pierre. C’est la raison qui revient le plus souvent pour ne pas se faire vacciner, a poursuivi la pédiatre. Mon enfant a tellement peur des aiguilles, je n’y vais pas, ont confié des parents à la pédiatre.

La Dre Saint-Pierre accompagne les enfants dans leurs craintes. C’est comme une piqûre de [moustique] à l’extérieur, leur dit-elle, ou ferme les yeux, pense à quelque chose de beau, leur dit-elle au moment de la vaccination.

Elle a aussi été témoin des effets du chien thérapeutique au Palais des congrès. C’est un mystère pour moi, des enfants arrivaient avec une crainte presque hystérique, et sortaient de là sans savoir que la piqûre a été donnée. Pour la pédiatre, l’effet du chien thérapeutique est incroyable sur les enfants qui y ont recours.

Accompagner les parents

Mais la Dre Saint-Pierre a reconnu que les parents qui ont des craintes à propos de la vaccination sont loin des complotistes ou des furieux sur les réseaux sociaux. Elle parvient à convaincre les parents en moins de 5 minutes, avec 90 % de taux de réussite, a-t-elle affirmé en entrevue.

Elle a dit espérer que les professionnels de la santé puissent prendre le temps de poser la question : quelles sont les craintes des parents? Il faut les écouter et répondre à leurs questions, croit la pédiatre, et la majorité se laisse convaincre facilement.

Elle a confié malgré tout qu’elle considère que la vaccination des enfants a pris du retard, et qu’il faut augmenter le taux chez les enfants. Pourquoi ne pas avoir été plus vite sur la vaccination? s’est-elle demandé.

Il faut informer les parents, a-t-elle enchaîné, mais comme pédiatre, elle dit aussi s’inquiéter de la ventilation et des aérosols dans les écoles, avec la rentrée scolaire prévue pour le 17 janvier dans les écoles du Québec.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !