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Plein(s) Écran(s), le festival en ligne gratuit qui célèbre le court métrage québécois

La fillette blonde porte des lunettes et ne semble pas contente.

Lilou Roy-Lanouette dans le court métrage «Les grandes claques»

Photo : Étienne Roussy

Radio-Canada

Depuis cinq ans, le festival Plein(s) Écran(s), qui met à l’honneur les courts métrages, se déroule uniquement en ligne. Le concept était novateur à l’époque, mais s’est imposé avec les années. Jusqu’au 23 janvier, le sixième festival Plein(s) Écran(s) permet de découvrir gratuitement 41 films, dont Frimas et Les grandes claques, deux œuvres québécoises en lice aux Oscars.

Si la pandémie a forcé les festivals de cinéma à se convertir en formule virtuelle, Plein(s) Écran(s) a toujours opté pour le numérique. L’an dernier, l’événement a enregistré un demi-million de visionnements. 

Au départ, le festival avait uniquement lieu sur Facebook. Les films sont désormais également accessibles sur le site pleinsecrans.com (Nouvelle fenêtre) et sur Instagram, pour les plus courts d’entre eux. Chaque jour, quatre courts métrages sont offerts pour une durée de 24 heures. 

Oui, les festivals ont des versions hybrides maintenant, mais leur plateforme est payante et les gens qui la fréquentent sont majoritairement des gens qui fréquentaient ces festivals [en présentiel], explique Ariane Roy-Poirier, directrice de la programmation de Plein(s) Écran(s). 

Nous, c’est gratuit, et notre plateforme rejoint des gens qui ne vont pas nécessairement dans les festivals, ajoute-t-elle. Notre idée de base est vraiment de propulser le court métrage partout où il n’est pas.

De très courts métrages sur Instagram

En investissant Instagram, le festival vise notamment à rejoindre les jeunes, qui préfèrent souvent d’autres réseaux sociaux que Facebook. Huit courts métrages d’une durée de moins de cinq minutes y sont mis en ligne, à raison d’une œuvre par jour : Ce sont des films plus axés sur l’expérience et sur les sensations, qui sont plus courts.

La dimension exclusivement numérique du festival oblige Ariane Roy-Poirier à adapter sa programmation en conséquence : On se demande : est-ce que ce film capte une sensation assez rapidement? Est-ce que c’est possible de l’apprécier sur un petit écran? Il y a des films qui sont conçus pour être uniquement montrés dans les salles de cinéma et il faut en tenir compte.

Une projection commentée des Grandes claques

En plus de présenter des films, Plein(s) Écran(s) proposera samedi une diffusion en direct sur Instagram, pendant laquelle l’actrice Julianne Côté répondra aux questions du public, et trois projections commentées, dont celle du court métrage d’Annie St-Pierre Les grandes claques le 19 janvier.

Une femme pose sur un fond gris.

La réalisatrice Annie St-Pierre

Photo : courtoisie: wordpress.com

Le festival a des projections commentées, des rencontres avec les réalisateurs et toutes sortes d’activités qui viennent étoffer la présentation des films et qui donnent vraiment cette ambiance festive en ligne, a indiqué la cinéaste. C’est pensé comme ça; ce n’est pas un festival en personne qui est annulé et qu’on transforme en festival en ligne.

Le plus fun, ce seront probablement les commentaires de Lilou Roy-Lanouette et Laurent Lemaire, les deux enfants qui jouent dans le film, ajoute-t-elle.

L’excellence du court métrage québécois

Tout comme Frimas, de Marianne Farley, le film Les grandes claques figure dans la course aux Oscars. Les deux œuvres font partie des films encore en lice dans la catégorie du meilleur court métrage de fiction. 

C’est une reconnaissance incroyable, dit Annie St-Pierre. C’est un film en français, sans noms d’acteurs connus aux États-Unis et sans cause politique à défendre. Donc oui, ça fait vraiment chaud au cœur de voir qu’il a trouvé sa place et qu’il a touché beaucoup de gens.

Ces deux nominations, conjuguées à celle de Brotherhood en 2020 ou encore de Fauve et de Marguerite en 2019, traduisent la qualité du court métrage québécois. 

Le cinéma québécois a toujours été unique, souligne Ariane Roy-Poirier. Et le court métrage est une façon de raconter des histoires absolument fascinantes et très spécifiques, dans laquelle on excelle.

Selon elle, le court métrage québécois brille par son talent, son audace et sa sincérité : Nos créateurs mettent beaucoup d’eux-mêmes dans les films qu’ils font. Cela fait que les films deviennent très universels et que tout le monde peut être touché par ce cinéma-là.

Une actrice jette un regard inquiet parmi des carcasses de porcs suspendues.

La comédienne Karine Gonthier-Hyndman dans le court métrage «Frimas», de Marianne Farley

Photo : Gracieuseté

24 films en compétition

Plein(s) Écran(s), c’est également une compétition. Cette année, le jury est entièrement féminin. Il est composé de l’actrice Catherine Brunet, de l’autrice et comédienne Gabrielle Boulianne-Tremblay et de la monteuse Alina Elsenhans. 

En tout, 24 films québécois, dont Les grandes claques et Frimas, avec Karine Gonthier-Hyndman, sont en lice. On y trouve aussi Tranche de nuit, avec Yves Jacques et Jean-François Casabonne, ou encore Le danger en face, avec Guillaume Lambert et Guillaume Cyr.

La programmation complète du festival est accessible sur le site de l’événement (Nouvelle fenêtre).

Ce texte a été écrit à partir des entrevues réalisées par Claudia Hébert, chroniqueuse culturelle à l’émission Tout un matin, et par Catherine Richer, chroniqueuse culturelle à l’émission Le 15-18. Les propos ont pu être édités à des fins de clarté et de concision.

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