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La STM refuse de réduire l’isolement de ses employés infectés par la COVID-19

Depuis la fin du mois de décembre, près de 1300 employés des transports en commun de la métropole ont été déclarés positifs à la COVID-19.

Une personne rentre dans le métro de Montréal

Contrairement aux règles annoncées par le gouvernement du Québec, les employés de la Société de transport de Montréal doivent toujours s'isoler durant 10 jours s'ils sont infectés par la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Jean-Claude Taliana

Les employés des métros et bus montréalais devront toujours s'isoler durant 10 jours s'ils reçoivent un résultat positif de leur test de dépistage ou s'ils ont des symptômes de la COVID-19.

La Société de transport de Montréal (STM) a pris la décision de ne pas suivre la consigne du gouvernement du Québec annoncée début janvier.

À l'instar des États-Unis, Québec a réduit l'isolement obligatoire de 10 à 5 jours. Après cette période, si les symptômes ont notamment régressé, la personne touchée peut retourner à ses activités en portant un masque et en respectant une distanciation de deux mètres durant les 5 jours suivants.

Dans un document interne daté du 12 janvier, obtenu par Radio-Canada, l'Unité de coordination des mesures d'urgence de la STM précise avoir pris le temps d’analyser la situation.

« À la suite d’une discussion avec la Santé publique et selon plusieurs critères stricts, nous avons conclu qu’il était préférable de conserver les 10 jours d’isolement afin de protéger nos employés et notre clientèle. »

— Une citation de  Une note interne de la STM, du 12 janvier 2022

Advenant une situation exceptionnelle dans un milieu de travail jugé critique, cette décision pourrait cependant être sujette à une réévaluation, est-il précisé.

Un tel scénario n'est cependant pas envisagé, nous a confirmé Philippe Déry, porte-parole de la STM.

« Toutes proportions gardées, il n’y a pas de secteurs plus affectés que d’autres et nous n’entrevoyons pas de pénurie de personnel dans les secteurs critiques. »

— Une citation de  Philippe Déry, porte-parole de la STM

Des isolements requis aussi pour les cas contacts

La STM met également en place des mesures très strictes concernant les cas contacts.

Par exemple, si un employé a un contact étroit avec un cas positif sur son lieu de travail (moins de 2 mètres et plus de 15 minutes), il doit lui aussi s'isoler durant 10 jours à partir du dernier contact avec le cas.

La consigne est identique pour les travailleurs en contact avec un cas positif dans leur bulle familiale. Ils doivent alors utiliser leurs banques de temps lors de ces absences.

Qu'importe son statut vaccinal, un employé de la STM peut néanmoins être exempté de cet isolement s'il a eu un épisode de COVID-19 confirmé par test PCR ou avec un test rapide après le 20 décembre 2021 (vacciné ou non), souligne l'entreprise.

Près de 1300 employés récemment infectés

La STM, qui compte près de 11 000 employés, indique aussi avoir connu une hausse fulgurante du nombre de cas ces dernières semaines. Depuis le 20 décembre, 1279 employés ont été infectés. Une situation qui ne devrait cependant pas avoir de conséquences sur le terrain.

« Malgré l’impact de la pandémie sur notre effectif, nous sommes toujours en mesure de continuer d’assurer la livraison du service. »

— Une citation de  Philippe Déry, porte-parole de la STM

L'entreprise publique, qui réduira ses services cette année, n'a par ailleurs pas prévu de distribuer des tests rapides à tous [ses] employés étant donné la pénurie mondiale et notre situation financière actuelle. La STM invite ses membres à s'en procurer dans les pharmacies.

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