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Montréal et les grands centres continuent de perdre des résidents au profit des régions

Montréal a perdu 48 300 résidents dans ses échanges migratoires avec les autres régions en 2020-2021, du jamais-vu depuis 20 ans.

Un couple, de dos, face au fleuve.

Patrick Noita et sa conjointe Aurélia Di Meo ont habité quatre ans à Montréal avant de s'installer en Mauricie en 2020.

Photo : Radio-Canada

La Presse canadienne

Un portrait de la migration interrégionale du Québec illustre qu'au cœur de la pandémie de COVID-19, plusieurs régions en dehors des grands centres ont encaissé des gains records.

Le Bulletin sociodémographique que l'Institut de la statistique du Québec (ISQ) publie jeudi signale qu'entre le 1er juillet 2020 et le 1er juillet dernier, 232 000 personnes ont changé de région administrative de résidence au Québec, soit 19 % de plus qu'au cours de l'année 2019-2020.

Plusieurs régions ont enregistré leurs plus forts gains dans leurs échanges migratoires depuis que les données sont disponibles, soit 2001-2002.

Ce fut notamment le cas de régions adjacentes à Montréal, mais aussi de l'Estrie, de la Mauricie et de certaines régions plus éloignées comme la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, le Bas-Saint-Laurent et le Saguenay-Lac-Saint-Jean.

En revanche, l'ISQ a observé que les régions où se trouvent les plus grands centres ont toutes vu leur bilan migratoire se détériorer, en particulier celle de Montréal.

La région des Laurentides a remporté la palme des plus forts gains dans ses échanges migratoires en 2020-2021, en vertu d'un gain net de 12 700 personnes, soit l'équivalent de 2 % de sa population.

L'Estrie, qui comprend dorénavant les MRC de Brome-Missisquoi et de la Haute-Yamaska, a affiché un solde de 8600 personnes, au second rang. Les gains ont atteint des records en Mauricie, dans le Centre-du-Québec et dans Chaudière-Appalaches.

La Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, le Bas-Saint-Laurent et le Saguenay-Lac-Saint-Jean affichent aussi leur bilan migratoire interrégional le plus élevé en 2020-2021, avec des gains d'environ 1500 personnes. Ces trois régions, qui ont souvent été déficitaires dans leurs échanges migratoires dans le passé, ont amélioré leur bilan depuis quelques années, mais la progression a été particulièrement forte depuis deux ans.

Montréal a essuyé une perte nette de 48 300 personnes dans ses échanges migratoires avec les autres régions, ce qui a représenté un déficit de 2,6 % en proportion de sa population, son plus lourd depuis 2001-2002. D'ailleurs, les pertes de Montréal tendent à augmenter depuis quelques années.

La Montérégie, la Capitale-Nationale, l'Outaouais et Laval ont aussi vu leur bilan migratoire se détériorer en 2020-2021. La Montérégie et la Capitale-Nationale demeurent parmi les régions gagnantes, mais avec des gains moindres, tandis que l'Outaouais a vu ses gains disparaître, une première pour la région. Quant à Laval, elle se maintient du côté des régions déficitaires avec des pertes accrues par rapport à 2019-2020.

L'Abitibi-Témiscamingue, la Côte-Nord et le Nord-du-Québec n'ont pas connu de progression notable de leur bilan migratoire interne en 2020-2021. Elles ont continué à perdre des résidents au profit des autres régions.

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