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Records d’observations d’épaulards et de baleines à bosse dans la mer Salish en 2021

Un rorqual à bosses.

Les rorquals à bosse avaient pratiquement disparu en 1966, année où la pêche à la baleine a cessé dans les eaux de la région.

Photo : Radio-Canada / CBC

Radio-Canada

L’agence Pacific Whale Watch Association (PWWA), qui représente 29 compagnies d’observation de baleines en Colombie-Britannique et dans l'État de Washington, affirme que ses membres ont observé un nombre record d’épaulards et de baleines à bosse dans les eaux de la mer Salish en 2021.

La mer de Salish est composée des détroits de Georgia, de Fuca et de Pudget, soit les eaux à l'est et au sud de l'île de Vancouver.

L’agence enregistre 1067 observations d’épaulards de Bigg, aussi connus sous le nom d’épaulards migrateurs, en 2021, ce qui bat le nombre record de 747 observations en 2019. Ils ont pu être admirés 329 jours de l’année, soit près de 90 % de l’année 2021.

Quand on dit 1000 observations, il s'agit de plus de 1000 groupes de baleines différents le long de l’année, explique Erin Gless, directeur de la PWWA.

Pour ce qui est des rorquals à bosse, ils ont été observés 301 jours de l’année, ainsi que de nombreuses baleines grises et de petits rorquals.

L'agence PWWA. se base sur ses propres chiffres et les données fournies par l’Orca Behaviour Institut, de l’État de Washington, qui étudie les comportements des orques.

Nourriture en abondance, mais pas pour tous

Ce qui semble attirer les épaulards de Bigg dans la région, c’est justement l'abondance de nourriture, selon Monika Wieland Shields, directrice de l’Orca Behavior Institute. Nous avons une abondance de phoques, de lions de mer, des marsouins communs, et ceux-ci constituent la majorité de leur régime alimentaire, explique-t-elle.

« Le mot semble commencer à se répandre entre épaulards de Bigg à propos des merveilles de la mer Salish.  »

— Une citation de  Monika Wieland Shields, directrice, Orca Behavior Institute

Depuis le moratoire des années 1970 sur la pêche de mammifères marins, comme les phoques et les lions de mer, leur population s’est rétablie, ce qui a attiré des prédateurs comme les épaulards de Bigg, confirme Erin Gless.

Si les épaulards de Bigg se nourrissent de mammifères, les épaulards résidents du Sud dépendent des populations de saumon et sont en voie de disparition. Ils n’ont été aperçus au large de la Colombie-Britannique et sur les côtes de l'État de Washington que 103 jours l'année dernière.

Le déclin des résidents du Sud reflète le déclin de certaines populations de saumon dans la région, ce qui veut dire que l’écosystème ne va pas si bien. Alors on a vraiment deux tendances, explique Monika Wieland Shields.

Elle croit toutefois que le retour des épaulards de Bigg pourrait aider à rétablir le déclin de ces espèces, en contrôlant les populations de phoques et de lions de mer. Ces derniers se nourrissent également de saumon et pourraient être des facteurs qui limitent le rétablissement de certaines de ces populations.

Avec des informations de La Presse canadienne et de Jessica Cheung

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