•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Peu d’enfants sont vaccinés, mais ils retournent en classe malgré tout

Le portrait de Monique Findlayter qui tient sa fille dans ses bras.

Monique Findlayter, non vaccinée, croit que les vaccins contre la COVID-19 n'ont pas été « suffisamment étudiés » et refuse de faire immuniser sa fille.

Photo : offerte par Monique Findlayter

Radio-Canada

À moins d'une semaine de la reprise des cours en présentiel, les taux de vaccination des enfants sont toujours bas en Ontario, ce qui inquiète fortement certains experts.

En date de mercredi, 47,4 % des enfants de 5 à 11 ans admissibles à la vaccination ont reçu une première dose de vaccin contre la COVID-19. Seulement 4,2 % des 5 à 11 ans ont reçu une seconde dose. Cela s'explique en partie par le fait que l'utilisation du vaccin pour les jeunes enfants n'est approuvée au Canada que depuis fin novembre.

Or, des experts craignent que ces taux aient cessé de croître.

Marisa Cicero, travailleuse sociale et membre du Groupe consultatif sur les vaccins pour enfants de l'Ontario, n'est pas ravie du faible taux de vaccination dans la province.

Nous avons atteint un plateau au cours des trois dernières semaines environ. Le nombre de vaccins pour ce groupe d'âge [est faible], et c'est une chose que nous voulons vraiment voir s'inverser dans les prochains jours, a déclaré Mme Cicero en entrevue à CBC News.

Non vaccinée, mais pas antivax

Monique Findlayter n'est pas vaccinée, et sa fille non plus. Elle affirme toutefois ne pas être antivax et n'a aucun problème avec les vaccins qui existent depuis plus longtemps.

J'ai choisi de ne pas me faire vacciner parce que je n'ai pas l'impression que ce vaccin a été suffisamment étudié. [De plus], je dois réfléchir aux effets secondaires pour mon enfant de six ans, a déclaré Mme Findlayter en entrevue.

Je ne suis pas à l'aise.

Tous les vaccins contre la COVID-19 ont été soumis à des essais cliniques et ont été administrés à des dizaines de millions de personnes dans le monde. Certains effets secondaires sont courants, alors que d’autres sont très rares.

Mme Findlayter remet également en question l'efficacité des vaccins, soulignant les niveaux records d'infections et d'hospitalisations et le retour des restrictions sanitaires, même si 89 % des 12 ans et plus de la province ont reçu au moins deux doses.

Si nous avions progressé et si tout était encore ouvert, peut-être que je me dirais : "Vous savez quoi? Je vais me faire faire la première piqûre et on verra comment ça se passe." Mais comme nous sommes de retour à la case départ et que nous sommes au même endroit qu'il y a un an, je n'ai aucune confiance dans ces vaccins.

Le gouvernement ontarien a imposé de nouvelles restrictions sanitaires en raison de l'augmentation rapide du nombre d’hospitalisations qui risque de submerger le système de santé.

Les non-vaccinés forment quelque 11 % de la population de la province, mais représentent environ la moitié des cas aux soins intensifs (Nouvelle fenêtre).

Les vaccins et Omicron

C'est vrai que la grande majorité des enfants qui sont infectés par Omicron ont des symptômes très légers et que certains peuvent être asymptomatiques. Cela dit, la vaccination protège contre de possibles hospitalisations, selon la Dre Karen Born, professeure associée à l'école de santé publique Dalla Lana de l'Université de Toronto.

Le nombre de personnes traitées aux soins intensifs est plus faible qu'en avril 2021, souligne-t-elle.

Elle ajoute que la stratégie de vaccination des enfants doit cibler directement les parents.

Un certain nombre de stratégies différentes sont adaptées à diverses communautés de l'Ontario pour essayer de renforcer cette confiance et de réduire cette hésitation, a-t-elle déclaré.

Une maman inquiète

Alors que les écoles doivent rouvrir lundi, le taux de vaccination préoccupe également Lindsay Richardson, une mère de deux enfants qui en attend un troisième.

Son fils de huit ans est vacciné, mais comme sa fille n'aura pas cinq ans avant avril, elle rentrera à la maternelle sans la protection offerte par les vaccins.

Un portrait de famille.

Lindsay Richardson se dit inquiète parce que sa fille doit retourner à la maternelle même si elle n'est pas admissible à la vaccination.

Photo : offerte par Lindsay Richardson

La question n'est pas de savoir si mes enfants vont avoir la COVID, mais quand. Et je veux m'assurer que lorsqu'ils l'auront, ils auront tous deux été doublement vaccinés, a déclaré Mme Richardson.

Omicron est si transmissible. Je veux seulement garder ma fille en sécurité et m’assurer qu’elle ne se retrouvera pas à l’hôpital, qu’elle ne souffrira pas d'effets à long terme après avoir contracté la COVID.

Avec les informations de CBC News

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !