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L’Alberta refuse d’imposer plus de mesures pour endiguer la 5e vague

L'entrée du centre hospitalier Peter Lougheed de Calgary, à l'époque en 2020, où ceux qui s'y présentaient faisaient l'objet d'un triage.

L'Alberta a connu des records de nouvelles infections et de taux de positivité pendant la 5e vague de COVID-19.

Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh/

Le gouvernement albertain refuse d’imposer des mesures coupe-circuit pour endiguer la cinquième vague de COVID-19, comme le réclament 10 syndicats et organismes de travailleurs de l’Alberta. Certains ont l’impression que le gouvernement albertain a « baissé les bras » face à cette vague causée par le variant Omicron.

Ces organismes et ces syndicats, qui représentent environ 350 000 employés albertains, réclament notamment qu'on interdise les grands rassemblements, qu'on ferme les lieux non essentiels, qu'on interdise les activités récréatives et, en dernier recours, que les écoles primaires et secondaires passent à l'enseignement en ligne.

Ils souhaitent aussi que le droit de déterminer eux-mêmes s’ils sont un service essentiel soit retiré aux employeurs, car cela leur permet de rappeler au travail des employés vaccinés et positifs à la COVID-19 après cinq jours d’isolement, plutôt que dix. Selon eux, cette mesure rend les lieux de travail dangereux.

Le président de la Fédération des travailleurs de l’Alberta, Gil McGowan, croit que l'Alberta perd le contrôle de la pandémie. La médecin hygiéniste en chef de la province, Deena Hinshaw, a estimé que les infections en cours, qui sont près de 60 000, ne représentent qu'un dixième des cas réels.

« Nous faisons cette demande à contrecœur et avec beaucoup de frustration, car nous préférons que l’économie reste ouverte et que les enfants soient en classe, mais il s’agit d’une crise sans précédent. »

— Une citation de  Gil McGowan, président, Fédération des travailleurs de l'Alberta

Nous devons nous assurer que les gens restent séparés les uns des autres aussi longtemps que nécessaire pour briser les chaînes de transmission, ajoute-t-il.

Justin Brattinga, un porte-parole du premier ministre Jason Kenney, a affirmé que le gouvernement n’envisageait pas de mesures coupe-circuit pour le moment. Comme nous l’avons fait durant la pandémie, nous allons suivre la science et les conseils de nos responsables de la santé publique, a-t-il dit.

En décembre, l’Alberta a réduit de moitié la capacité des grands événements et interdit la consommation d’alcool et de nourriture sur place. La capacité des restaurants et des bars a aussi été limitée. Toutefois, le gouvernement a allégé les restrictions pour les rassemblements privés, notamment entre personnes vaccinées et non vaccinées.

Denis Gurianov, en vert, regarde, l'air satisfait, la rondelle passer sous le gardien Stuart Skinner, qui plonge, déjoué par la feinte.

Les matchs de hockey professionnel ont encore lieu en Alberta, mais les arénas doivent fonctionner à capacité réduite.

Photo : Reuters / Jerome Miron

Le gouvernement a aussi promis de distribuer des masques et des tests rapides dans les écoles de la province, mais ceux-ci n’étaient pas encore disponibles le jour de la rentrée, lundi.

Par ailleurs, Jason Kenney a catégoriquement refusé d’imposer une contribution santé aux non-vaccinés comme y pense le Québec, selon une déclaration du premier ministre, François Legault, mardi. Dans la soirée, il a passé une heure à répondre à des questions du public dans un événement en direct sur Facebook, implorant les Albertains non vaccinés d’aller se procurer leurs doses.

L’Alberta a-t-elle baissé les bras?

Gil McGowan, de la Fédération des travailleurs de l’Alberta, croit que le gouvernement albertain a abandonné la stratégie de dépistage, traçage et isolement qui prévalait depuis le début de la pandémie. Il rappelle que l’Alberta a restreint l’accès aux tests PCR, qu’elle n’effectue plus le traçage systématique des contacts et qu'il est impossible de se procurer des tests rapides dans la plupart des pharmacies.

Selon Gil McGowan, le gouvernement a accepté l’idée que tous les Albertains seraient rapidement infectés par la COVID-19.

« [Le gouvernement Kenney] jette l'éponge et abandonne. C’est indéfendable sur le plan médical et inacceptable sur le plan moral. »

— Une citation de  Gil McGowan, président, Fédération des travailleurs de l'Alberta

David Shepherd, porte-parole du Nouveau Parti démocratique en matière de santé, ne souhaite pas se prononcer sur les mesures coupe-circuit prônées par ces organisations et ces syndicats. Il appelle toutefois le gouvernement à fournir des masques N95 aux élèves et aux enseignants albertains, à instaurer un congé de maladie provincial et de rendre les tests rapides plus accessibles.

Si les tests rapides deviennent le cœur de la réponse du gouvernement à la pandémie, ils doivent être disponibles, estime-t-il. Si nous recevons des tests, nous avons besoin d’un plan clair pour assurer une distribution équitable.

Avec les informations de Charlotte Dumoulin et de La Presse canadienne

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