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Sayona précise ses projets de développement en Abitibi-Témiscamingue

Vue de haut des installations dans l'usine.

Une vue des installations de l'usine La Corne. (archives)

Photo : Gracieuseté Sayona Québec

Sayona a précisé, mardi, son plan pour ses différents projets miniers orientés vers la production de lithium, dont la plupart sont situés en Abitibi-Témiscamingue.

Devant les membres de l’Institut canadien des mines - section Amos, le chef de la direction Guy Laliberté a d’abord rappelé la volonté de Sayona d’être un joueur clé du plan pour une économie verte du Québec.

La société a été particulièrement active à cet effet en 2021, en investissant 200 millions de dollars dans l’acquisition de Lithium Amérique du Nord (LAN) à La Corne et du projet Moblan, dans le Nord-du-Québec

Pour l’Abitibi-Témiscamingue, le développement s’articulera autour du complexe minier de La Corne. L’entreprise travaille à la relance de la mine avec l’objectif d’y produire un concentré de spodumène à 6 % au début de l’année 2023 et ainsi créer 220 emplois.

Le projet phare de Sayona, c’est Lithium Amérique du Nord. À l’heure actuelle, on est en train de préparer la relance du site, le redémarrage du concentrateur. Un plan d'investissement entre 50 et 70 millions de dollars est en train de se mettre en place. C’est important de le faire comme il faut, a fait valoir Yves Desrosiers, directeur technique et projets chez Sayona, en précisant que des retombées d’environ 20 millions de dollars sont prévues dans la région avec ce projet.

Tout le minerai de la région

L’investissement vise à améliorer la performance du concentrateur et la teneur en spodumène du concentré qui y sera produit, afin de mieux répondre aux besoins du marché.

Le concentrateur de La Corne transformera aussi le minerai extrait à la mine Authier, à La Motte, si celle-ci obtient toutes les autorisations pour démarrer. Il recevra aussi la production de Tansim, au Témiscamingue, qui est toutefois toujours au stade de l’exploration.

L’entreprise cherche aussi toujours le soutien de la communauté pour ce projet.

Yves Desrosiers a précisé que l’entreprise s’affairait à faire valider de nouveau les quelque 160 permis environnementaux de la mine de La Corne.

La plupart ont été obtenus en 2012-2013. La réglementation a changé en 2016 ainsi qu’en 2020. Sayona veut s’assurer d’opérer avec une usine ou avec un site dans les normes environnementales les plus récentes et les plus difficiles à atteindre. À l’heure actuelle, plus de la moitié des permis ont déjà été reçus par Sayona et approuvés par les différents ministères, a-t-il indiqué.

Yves Desrosiers, vice-président des opérations et directeur général de North American Lithium.

Yves Desrosiers est directeur technique et projets chez Sayona. (archives)

Photo : North American Lithium

En faisant l’acquisition de LAN, Sayona s’est aussi engagé à faire de la deuxième transformation au Québec au plus tard en 2025. Elle doit statuer au cours des prochains mois si elle produira du carbonate ou de l’hydroxyde de lithium. Elle privilégie le site de La Corne, où on retrouve déjà 40 % des installations d’une usine de carbonate de lithium.

Authier : une mine d’appoint

Sayona confirme aussi que le projet Authier devient une mine d’appoint.

On n’y fera plus que l’extraction du minerai, ce qui devrait limiter grandement l’impact de la mine sur l’environnement. Il n’est plus question d’y installer un concentrateur, ce qui vient éliminer du même souffle le besoin d’un parc à résidus miniers. On y retrouvera une fosse, une halde de stériles et deux bâtiments. Elle s’engage à utiliser une flotte de camions verts pour le transport du minerai, dès que la technologie le permettra.

L’entreprise répond actuellement aux questions du ministère de l’Environnement et procède à l’amendement de son étude d’impact environnemental pour tenir compte de la nouvelle réalité.

Sayona anticipe des audiences publiques devant le BAPE d’ici la fin de l’année 2022 ou le début de 2023.

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