•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les pompiers et les ambulanciers de l’Est-du-Québec tiennent le coup malgré Omicron

Des habits de pompiers accrochés au mur.

Malgré les cas recensés chez certains pompiers et ambulanciers, aucun bris de service n'est survenu dans l'Est-du-Québec.

Photo : Radio-Canada / Zacharie Routhier

La vague d'infection liée au variant Omicron du SRAS-CoV-2 n'épargne pas les casernes de pompiers et d'ambulanciers dans l'Est-du-Québec. Des cas de COVID-19 ont été recensés chez certains de ces travailleurs dans la région, mais aucun bris de service n'est survenu pour l'instant.

Jérémy Landry, vice-président aux relations de travail de la Fédération des employés du préhospitalier du Québec (Fédération des employés du préhospitalier du Québec), expose que la situation est précaire chez les ambulanciers de l'Est-du-Québec, mais qu'il n'y a pas eu de bris de service pour le moment.

« Depuis le temps des Fêtes, la pandémie est rentrée dans les casernes. On a eu beaucoup de [techniciens ambulanciers] affectés par la COVID-19 ou en isolement préventif. »

— Une citation de  Jérémy Landry, vice-président aux relations de travail de la Fédération des employés du préhospitalier du Québec

À quelques endroits, oui, il y a eu diminution du service ambulancier, mais de courte durée, précise le technicien ambulancier de formation. Il ajoute que des techniciens ambulanciers sont venus prêtés main forte en temps supplémentaires pour éviter les bris de service.

Jeremy Landry est le vice-président de la Fédération des employés du préhospitalier du Québec et sourit à la caméra.

Jérémy Landry est le vice-président aux relations de travail de la Fédération des employés du préhospitalier du Québec

Photo : Radio-Canada / Samuel Ranger

La fédération compte environ 350 membres dans l'Est-du-Québec, ce qui comprend les techniciens ambulanciers ainsi que les répartiteurs médicaux d'urgence. De ce nombre, environ six ont dû être retirés de leur lieu de travail dans le temps des Fêtes à Rivière-du-Loup et cinq à Rimouski.

D'après Jérémy Landry, l'impact de cette 5e vague de COVID-19 dans les casernes est différent que lors des précédentes. C'est pire cette vague-ci, déclare-t-il.

De nouvelles mesures se sont récemment ajoutées afin de protéger les techniciens ambulanciers, comme le port du masque N-95 en tout temps. Auparavant, ce type de masque n'était seulement utilisé que lorsque les ambulanciers s'occupaient d'une personne déclarée positive à la COVID-19.

Afin d'éviter de mettre de la pression sur les ambulanciers, Jérémy Landry demande à la population d'utiliser les services ambulanciers seulement lorsque c'est réellement nécessaire. Pour des conseils ou autres besoins non urgents, Jérémy Landry recommande aux citoyens de se tourner vers leur médecin de famille ou Info-Santé.

Situation stable pour les services incendies

Le président de l'Association des pompiers de l'Est-du-Québec (Association des Pompiers de l'Est-du-Québec), Claude Gravel, soutient que malgré quelques cas positifs recensés dans des casernes de la région, aucun service n'a été réduit jusqu'à présent.

L'association regroupe environ 1500 pompiers dans l'ensemble de l'Est-du-Québec.

« C'est certain que ça met de la pression, mais qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse, on n'a pas le choix. C'est comme les infirmières, les médecins, les ambulanciers et les policiers.  »

— Une citation de  Claude Gravel, président de l'Association des Pompiers de l'Est-du-Québec
Un camion de pompier devant le Havre de l'Estuaire

La situation est stable dans les casernes de pompiers de l'Est-du-Québec, pour l'instant (archives).

Photo : Radio-Canada / Isabelle Damphousse

À Rivière-du-Loup, le directeur du service des communications de la Ville, Pascal Tremblay, assure que depuis le début de la pandémie, l'équipe de pompiers de la municipalité a réussi à conserver un taux de disponibilité sécuritaire. Au total, on n’a jamais dépassé 10 % d’effectifs touchés en même temps, précise-t-il par écrit.

« La sécurité des gens n’est pas mise en péril. On prend les moyens pour que la couverture incendie ne soit pas affectée. »

— Une citation de  Pascal Tremblay, directeur du service des communications de la Ville de Rivière-du-Loup

Le chef des opérations de service d'incendie pour la Ville de Rimouski, Serge Bouchard, a affirmé la semaine dernière que quelques cas de COVID-19 ont été comptabilisés parmi l'équipe de pompiers de la Ville de Rimouski, mais que ces absences n'ont pas d'effet sur les opérations quotidiennes.

Serge Bouchard indique que des plans de contingence sont prévus advenant une hausse des cas dans ses équipes.

Avec les informations de Fabienne Tercaefs et de Louis Lessard

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !