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Deux personnes sur trois aux soins intensifs au Manitoba ne sont pas vaccinées

Un membre du personnel médical tient la main d'une personne alitée et intubée.

Les non vaccinés représentent 15 % de la population admissible au vaccin au Manitoba, mais 69 % des patients aux soins intensifs.

Photo : La Presse canadienne / AP/Martin Meissner

Le Manitoba pourrait-il emboîter le pas au Québec, qui envisage de faire payer aux personnes non vaccinées contre la COVID-19 ce qu'il appelle une contribution santé? Si la province ne semble pas envisager cette solution pour le moment, les personnes non vaccinées semblent tout de même peser lourd dans son système de santé.

Le nombre d’hospitalisations et le nombre de nouveaux cas ont explosé depuis le mois de décembre. La situation dans les hôpitaux est alarmante.

Selon le tableau de bord de la province, en date du 12 janvier, 419 personnes se trouvent à l’hôpital en raison de la COVID-19 et 45 se trouvent aux soins intensifs.

Ces six dernières semaines, les personnes qui n’ont reçu aucune dose de vaccin représentent 34 % des hospitalisations, soit une moyenne de 195 personnes. Les personnes doublement vaccinées représentent 49 % des patients, soit 282.

Ce qui frappe réellement, c’est le pourcentage de personnes non vaccinées qui se trouvent aux soins intensifs en raison de la maladie, selon une moyenne calculée sur les six dernières semaines.

Ainsi, 70 personnes non vaccinées formaient 69 % des patients COVID-19 aux soins intensifs. Pendant la même période, 17 personnes doublement vaccinées comptaient pour 17 % des patients aux soins intensifs.

Ces chiffres sont encore plus impressionnants lorsqu’on les compare à la proportion que les non-vaccinés représentent dans la population, soit 15 % des Manitobains admissibles à la vaccination.

Selon les données actuelles de la province, les personnes qui ne sont pas complètement vaccinées auraient 4 fois plus de risques d’être hospitalisés en raison de la maladie, 21 fois plus de risques d’être pris en charge aux soins intensifs et 17 fois plus de risques de mourir de la maladie.

La quatrième vague de la pandémie frappe fort, et malgré un variant Omicron dominant et qui semble moins virulent, les non-vaccinés restent les plus touchés par les complications graves.

L’an dernier, à la même période, 302 personnes se trouvaient à l’hôpital en raison de la COVID-19, et 35 patients atteints de la maladie étaient aux soins intensifs.

À la même date, l’an dernier, la province annonçait 92 nouveaux cas, soit le bilan le plus bas depuis le mois d’octobre précédent.

À l’heure actuelle, on dénombre entre 2000 et 3000 nouveaux cas par jour, et ce nombre est sous-estimé parce que les nombreuses personnes qui reçoivent un résultat positif à un test de dépistage rapide ainsi que celles qui sont asymptomatiques ne sont pas prises en compte dans les données provinciales.

En janvier 2022, le nombre de nouveaux cas est plus élevé qu'en janvier 2021. En revanche, les hospitalisations ont augmenté à un moindre rythme. Mais le système de santé reste saturé.

Les hospitalisations avaient diminué au cours de l’année 2021, avant de recommencer à augmenter à partir de la fin du mois de novembre. Ainsi, alors que 108 personnes étaient hospitalisées le 28 octobre, les hospitalisations ont atteint leur sommet de 2021 le 29 novembre, avec 407 personnes hospitalisées.

Découvrez-vous comment fonctionnent les vaccins contre le SRAS-CoV-2.

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