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YouTube exhortée à lutter plus ardemment contre la désinformation

Une personne marche devant une publicité de la plateforme YouTube.

La plateforme de vidéos YouTube doit en faire plus pour lutter contre les fausses informations, selon ce qu'estiment plusieurs organisations de vérification de faits.

Photo : Getty Images / Sean Gallup

Agence France-Presse

Plus de 80 organisations de vérification de faits dans le monde signent une lettre ouverte mercredi à l’attention de la direction de YouTube. Elles invitent la plateforme à adopter des mesures plus efficaces pour combattre les fausses informations avec leur collaboration.

Chaque jour, nous constatons que YouTube est l'un des principaux vecteurs de désinformation en ligne dans le monde, dénoncent ces organisations non gouvernementales et médias basés dans une quarantaine de pays, dont le Canada.

Les journalistes de l’émission de télé Les décrypteurs d’ICI Radio-Canada sont membres de l’International Fact-Checking Network (Le réseau international de vérification de faits).

Nous ne voyons pas beaucoup d'efforts de la part de YouTube pour mettre en œuvre des politiques qui résoudraient le problème, accuse-t-on dans ce courrier adressé à la patronne de la plateforme de vidéos, Susan Wojcicki.

Des efforts suffisants selon YouTube

YouTube a répondu en affirmant avoir largement investi dans des politiques et des produits [...] pour réduire la diffusion de fausses informations.

D'importants progrès ont été réalisés, a ajouté une porte-parole de YouTube, Elena Hernandez, pour qui la vérification de faits constitue une pièce d'un casse-tête plus large visant à s'attaquer à la diffusion de la désinformation.

Les groupes de vérification de faits signataires s'inquiètent d'une désinformation galopante, encore accélérée par la pandémie de COVID-19.

Des documentaires complotistes ou des vidéos faisant la promotion de faux remèdes ont ainsi engrangé des millions de vues sur le site, qui appartient, comme Google, au groupe Alphabet.

Restant inquiètes quant aux risques tels que la déstabilisation politique, les organisations de vérification de faits se disent prêtes à s'engager avec YouTube pour concrétiser leurs propositions, détaillées dans la lettre adressée à Mme Wojcicki.

Les groupes de vérification des faits demandent :

  • Un engagement à une transparence significative sur la désinformation sur la plateforme
  • Plus de contexte et de démystification plutôt que la simple suppression de vidéos
  • Des mesures contre les récidivistes
  • Des efforts accrus pour lutter contre la désinformation dans des langues autres que l'anglais

Cette bataille est l'une des plus grandes de notre époque, et nous devons la mener en collaborant avec les plateformes, a défendu lors d'une conférence de presse Cristina Tardaguila, fondatrice de l'Agencia Lupa, au Brésil.

Après la prolifération de fausses informations lors de la campagne présidentielle américaine de 2016, l'un des autres géants du secteur, Facebook, s'est associé avec des médias du monde entier pour lutter contre la diffusion de fausses informations.

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