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La ville de Charlottetown limitera certaines locations de type Airbnb

De grandes maisons au coin d'une rue.

Seules les résidences principales pourront être affichées pour des locations à court terme (archives).

Photo : Radio-Canada

Après plus de trois ans de discussions, le conseil municipal de Charlottetown a voté à l’unanimité en faveur d’un règlement encadrant les locations à court terme. Les propriétaires pourraient bientôt être soumis à un cadre réglementaire qui leur permettrait uniquement de louer leur résidence principale, pour du court terme.

Un propriétaire ne pourrait donc pas afficher une propriété secondaire sur un site de location à court terme, si celle-ci se trouve à Charlottetown.

Des suites à l’intérieur d’une maison sont exemptes de ce règlement, à condition que le propriétaire soit présent durant toute la durée de la location.

Plusieurs discussions doivent encore avoir lieu, mais le maire Philip Brown considère qu’il s’agit ici d’une première étape vers la consolidation du cadre réglementaire. Un cadre qui devrait d’ailleurs ressembler à celui adopté par d’autres villes canadiennes, telles que Victoria, Vancouver et Toronto.

Philip Brown est debout dans la salle du conseil municipal de la ville de Charlottetown.

Philip Brown dit s'attaquer à l'enjeu du logement à Charlottetown depuis son élection en novembre 2018 (archives).

Photo : Julien Lecacheur

D’après le conseiller municipal Terry MacLeod, également responsable du Conseil du développement, de la planification et du patrimoine de la ville, le vote sur ce nouveau règlement se tiendra lors de la prochaine réunion du conseil, en février.

Il existe aussi plusieurs considérations légales, rappelle Philip Brown, notamment pour les logements à court terme gérés par des entreprises.

Des amendes à prévoir

Lorsque le règlement entrera en vigueur, Terre MacLeod assure qu’une période de grâce de 12 mois sera accordée aux propriétaires. Ça ne sera pas reçu comme un choc par tout le monde, dit-il.

La distribution d'amendes aux personnes qui enfreindraient la loi est très importante pour le maire de Charlottetown. Il souhaite en établir les balises dès la prochaine réunion du conseil municipal.

Crise du logement : une lutte de longue haleine

Bien que ce nouveau règlement municipal fasse partie de la solution pour venir à bout de la crise du logement, il ne constitue pas pour autant le Saint-Graal, lâche Philip Brown.

« Maintenant, la ville de Charlottetown va demander au gouvernement de l'Île-du-Prince-Écouard, au gouvernement fédéral : on a besoin de plus de logements sociaux. »

— Une citation de  Philip Brown, maire de Charlottetown

Il y a plusieurs autres facteurs qui nuisent à l'accès au logement, déplore le maire. C'est nécessaire que les trois niveaux [gouvernementaux] travaillent ensemble.

Ce qu'il manque par-dessus tout, pense-t-il, ce sont des logements locatifs pour les personnes qui n'ont pas les moyens de devenir propriétaires, en plus des étudiants de collèges et universités.

Avec des informations de Laura Meader, de CBC

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