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5e vague : une situation enviable au Bas-Saint-Laurent par rapport au reste du Québec

Une unité de soins intensifs.

Le nombre de patients aux soins intensifs est en baisse, mercredi, au Bas-Saint-Laurent (archives).

Photo : (Hendrik Schmidt/dpa/The Associated Press)

Alors que le variant Omicron a entraîné une hausse des cas et des hospitalisations sans précédent au Québec, le Bas-Saint-Laurent fait partie des régions qui résistent le mieux à la 5e vague de la pandémie.

On est un peu plus épargné, mais il y a quand même un impact sur le délestage, a affirmé mercredi le président-directeur général adjoint du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent, Jean-Christophe Carvalho.

Le Bas-Saint-Laurent se trouve toujours au niveau 3 du plan de délestage, alors que de nombreuses régions sont déjà passées au palier suivant. Le taux d'occupation global des lits en milieu hospitalier est de 66 % au Bas-Saint-Laurent, alors qu'il s'élève à 87 % dans l'ensemble du Québec. Aux urgences, la situation est encore plus enviable, puisque les civières sont occupées à 37 % dans la région, contre 98 % dans la province.

Selon le Dr Carlvalho, la situation concernant la pandémie dans les hôpitaux est donc plus stable et meilleure au Bas-Saint-Laurent que celle qu'on observe ailleurs.

« On est capable d'avoir des séjours hospitaliers qui sont relativement courts. C'est une bonne nouvelle somme toute, même si ça n'enlève pas la pression sur la gestion des lits, des ressources et ce avec quoi les travailleurs de la santé doivent composer. »

— Une citation de  Jean-Christophe Carvalho, pdg adjoint du CISSS du Bas-Saint-Laurent

Selon le dernier bilan des autorités sanitaires, les hospitalisations sont en baisse au Bas-Saint-Laurent. Seize personnes atteintes de la COVID-19 séjournent actuellement à l'hôpital, dont deux aux soins intensifs. Il y a donc six hospitalisations de moins par rapport à mardi. L'âge moyen des personnes hospitalisées est de 77 ans.

Le Dr Carvalho précise qu'une seule d'entre elles n'est pas vaccinée. Cependant, au cours du dernier mois, environ 40 % des personnes hospitalisées aux soins intensifs n'avaient pas reçu le vaccin, une moyenne semblable à celle observée ailleurs au Québec.

Nombre de cas par MRC

MRC

Cas

Kamouraska

1255 (+14)

Rivière-du-Loup

2726 (+29)

Témiscouata

1007 (+9)

Les Basques

444 (+3)

Rimouski-Neigette

2579 (+53)

La Mitis

796 (+1)

La Matanie

811 (+9)

La Matapédia

946 (+7)

Indéterminés

7

Ensemble du Bas-Saint-Laurent

10 571 (+125)

Au cours des dernières 24 heures, une autre personne a succombé à la COVID-19 dans la région, ce qui porte le nombre total de décès à 65 depuis le début de la pandémie. Il s'agit de la deuxième personne à perdre la vie depuis l'arrivée du variant Omicron dans la région.

254 travailleurs de la santé atteints de la COVID-19

Qui plus est, il y a actuellement 254 travailleurs de la santé qui sont atteints de la COVID-19, un nombre en baisse par rapport à la semaine dernière.

En raison de la pénurie de main-d'œuvre, une demi-douzaine d'entre eux ont tout de même été autorisés à travailler dans trois résidences pour les personnes âgées situées dans la région. Le Centre intégré de santé et de services sociaux refuse d'identifier lesquelles, mais précise que 42 milieux de vie sont actuellement en éclosion au Bas-Saint-Laurent.

Les employés qui ont reçu un diagnostic positif doivent toutefois suivre un protocole strict et travaillent uniquement auprès des personnes déjà infectées par le virus.

Le niveau 4 du délestage?

Finalement, le Dr Carvalho assure que, pour l'instant, il n'est pas nécessaire de passer au niveau 4 du délestage dans les hôpitaux de la région. Mais la situation peut changer rapidement, prévient-il.

Si la région passait au palier suivant, le nombre de lits réservés aux patients atteints de la COVID-19 passerait de 22 à 40 pour les cas les moins graves, et de 4 à 8 pour les soins intensifs.

Pour atteindre cette cible-là, [ça impliquerait] de pouvoir garder éventuellement des cas de COVID à Matane, Amqui, Témiscouata et Kamouraska, dit-il.

Cette situation pourrait survenir si les hospitalisations augmentent dans la région, ou si des régions considérées voisines, comme Chaudière-Appalaches, Québec, la Gaspésie ou la Côte-Nord, ont besoin de transférer des patients vers les hôpitaux de la région.

Avec la collaboration de Denis Leduc

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