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COVID-19 : nouvelle pénurie de personnel et de clients dans la restauration au Manitoba

Une femme masquée prépare une commande à emporter dans la salle  à manger d'un restaurant.

La salle à manger du Roughage Eatery, à Winnipeg, est fermée depuis décembre, en raison de l'augmentation du nombre de cas de COVID-19 au Manitoba.

Photo : Gracieuseté de Hannah Manzo

Radio-Canada

Deux ans après le début de la pandémie, le milieu de la restauration fait à nouveau face à une pénurie de personnel et de clients, notamment en raison des restrictions sanitaires.

Des propriétaires affirment que la flambée du nombre d'infections dues au variant Omicron entraîne des pénuries de personnel importantes, tandis que le temps froid et la peur de tomber malade éloignent les clients.

Selon les mesures sanitaires en place actuellement, les restaurants ne peuvent accueillir que des clients vaccinés et ne peuvent remplir leur salle à manger qu’à 50 % de sa capacité.

Au Roughage Eatery, dans le quartier West Broadway de Winnipeg, les copropriétaires Jessie Hodel et Candice Tonelete ont pris la décision de fermer leur salle à manger en décembre, lorsque le nombre d'infections à la COVID-19 a commencé à augmenter.

Jessie Hodel explique qu’il ne semblait pas judicieux de la garder ouverte étant donné que l’espace est exigu. Ce n'est pas une question d'argent, il s'agit plutôt de la sécurité de tous.

Pourtant, la décision a été difficile à prendre. J'ai l'impression que nous ne pouvons donner que la moitié du meilleur de nous-mêmes. Même avec la salle à manger ouverte, il n'y a pas beaucoup de gens qui viennent. C'est vraiment difficile en ce moment.

Actuellement, plus de la moitié des employés du restaurant sont en congé, soit parce qu'ils sont malades, soit parce qu'ils s'isolent en attendant les résultats de tests. Le personnel restant passe donc de longues heures à remplir des commandes à emporter.

La plupart d’entre nous doivent faire des quarts de 12 heures. On reste ici toute la journée et toute la nuit, mais cela en vaut la peine pour nous maintenir à flot.

Le Roughage Eatery n'est pas le seul restaurant dans cette situation. L'Association des restaurants et des services de restauration du Manitoba affirme qu'environ la moitié de ses membres ont dû, soit fermer leur salle à manger, soit réduire leurs heures de travail au cours des dernières semaines, en raison de problèmes de personnel ou d'un manque d'activité.

Je n'en reviens pas de la façon dont certains de ces restaurateurs ont trouvé le moyen de continuer à faire tourner la machine alors qu'ils font face à un fort vent contraire, déclare le directeur général de l'Association, Shaun Jeffrey.

Le copropriétaire du restaurant Cilantro's, Ritesh Patel, garde sa salle à manger ouverte, mais il ne voit pas beaucoup de clients y entrer. Il pense que les gens sont nerveux à l’idée de sortir de chez eux.

Les gens deviennent plus prudents et ne veulent pas sortir, pour une raison ou une autre. Moins de gens viennent au restaurant, ce qui n'est pas bon pour nous.

À l'heure actuelle, le restaurateur estime qu'environ 10 % seulement de son chiffre d'affaires proviennent de la vente au détail, les commandes à emporter représentant la majeure partie de ses revenus.

Bobby Mottola est le président d'Academy Hospitality, une entreprise qui exploite plusieurs restaurants à Winnipeg, dont Pizzeria Gusto et The Merchant Kitchen. Il a pris la décision de fermer temporairement ses salles à manger il y a environ une semaine en raison de problèmes de sécurité liés à la COVID-19.

Cependant, Bobby Mottola prévoit de les rouvrir au cours de cette semaine, au moment où des tests rapides seront distribués au personnel. Il dit que son entreprise s’est procuré ces tests pour assurer la sécurité des employés et des clients.

Un homme regarde la caméra, avec en arrière-plan une section de l'épicerie.

Le président d'Academy Hospitality, Bobby Mottola, explique que ces deux années de pandémie ont eu des répercussions sur son personnel.

Photo : Radio-Canada / Zoé Le Gallic-Massie

Bien que la fermeture des salles à manger ait eu un impact sur les revenus de l'entreprise, Bobby Mottola avoue qu’en général les mois de janvier et de février sont toujours lents pour les restaurants de Winnipeg.

C'est le meilleur moment de l'année pour se trouver dans cette situation, comparativement à la période de juillet à octobre, explique-t-il.

Bobby Mottola affirme que les répercussions de ces deux ans de pandémie sur son personnel sont ce qui l'inquiète le plus.

Nous devons rester concentrés, rester ensemble, aller jusqu'au bout, faire les sacrifices nécessaires à court terme pour arriver à bout de cette situation.

Avec les informations de Sarah Petz et Lauren Donnelly

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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