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Un locataire dénonce plus de deux ans d’infiltrations d’eau

Un homme dans son appartement.

Jean Morin affirme vivre dans un logement avec des infiltrations d’eau depuis plus de deux ans.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Un locataire de Sherbrooke affirme vivre dans un logement avec des infiltrations d’eau depuis plus de deux ans.  Comme lui, de nombreuses personnes vivent dans des logements insalubres, selon l’Association des locataires. 

« Ça ne sent pas bon. Ça sent les égouts. »

— Une citation de  Jean Morin, locataire

Selon lui, le propriétaire ne semble pas pressé de trouver une solution durable au problème. Je suis tanné d’avoir des dégâts d’eau chez nous. Le propriétaire ne fait pas grand-chose, je trouve, déplore-t-il.

Un plafond d'appartement en mauvais état a été couvert par une planche pour tenter de masquer le dégât.

Selon M. Morin, le propriétaire de son logement ne semble pas pressé de trouver des solutions durables aux problèmes d'infiltration d'eau.

Photo : Radio-Canada

Le propriétaire de l’appartement a décliné la demande d’entrevue de Radio-Canada, tout en précisant par écrit qu'il s'agissait d'un problème entre lui et son locataire.

Jean Morin, quant à lui, affirme avoir déposé une plainte à la Ville.

Obligation de résultat

Le Me Daniel Crespo Villarreal, un avocat spécialisé en droit du logement, rappelle qu’en règle générale, les propriétaires ont une obligation de résultat. Le simple fait d’effectuer des travaux n'est pas assez si les problèmes ne sont pas réglés.

« Il ne suffit pas pour le locateur d’essayer de régler le problème, il a l’obligation de régler le problème.  »

— Une citation de  Me Daniel Crespo Villarreal, avocat spécialisé en droit du logement

Si le locateur ne rend pas l’appartement sécuritaire et salubre, des sanctions peuvent s’appliquer et les locataires peuvent recourir au Tribunal administratif du logement.

Dans un courriel à Radio-Canada, le Tribunal a indiqué que les locataires ont de nombreux recours, et peuvent notamment requérir du tribunal qu’il enjoigne au locateur d’exécuter ses obligations relativement à l’état du logement lorsque leur inexécution risque de rendre le logement impropre à l’habitation. 

Les locataires peuvent aussi porter plainte à la Ville, qui pourra alors dépêcher un inspecteur sur place et imposer une amende au propriétaire.

Un problème répandu, selon l’Association des locataires de Sherbrooke

Le porte-parole de l’Association des locataires de Sherbrooke Mario Mercier croit qu’en raison de la crise du logement, des locataires acceptent de vivre dans des conditions insalubres puisqu’ils craignent de ne pas être en mesure de se relocaliser.

« Je pense que quand une personne se plaint, il y en a huit ou dix qui malheureusement, vivent la situation en silence.  »

— Une citation de  Mario Mercier, porte-parole de l’Association des locataires de Sherbrooke

Avec la crise qu’on a actuellement, je lui conseillerais de trouver un logement avant de partir, ajoute-t-il.

Selon Mario Mercier, 30 % des appartements à loyer modique de Sherbrooke pourraient être insalubres. Il remarque que malheureusement, il n’existerait pas de données fiables qui permettraient d'avoir un portrait clair de la situation.

Des députés fédéraux reconnaissent qu’il faut agir face à la crise du logement

Les trois députés fédéraux de la région ont récemment rencontré l’Association des locataires de Sherbrooke quant à la crise du logement.

La députée de Compton-Stanstead Marie-Claude Bibeau a notamment annoncé à l’Association qu’un sommet sur le logement sera bientôt organisé par le gouvernement fédéral.

Il faut que plusieurs partenaires y travaillent. Ce n’est pas seulement le fédéral, c’est une responsabilité partagée avec les provinces, les municipalités aussi, les promoteurs privés. C’est important de rallier tous les intervenants autour d’une même table ou d’un même écran pour creuser cette situation-là extrêmement urgente et importante, soutient-elle. 

Avec les informations de Thomas Deshaies 

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