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COVID-19 : les mineurs sont moins à risque de développer des complications graves

Un enfant avec un masque regarde par la fenêtre avec son toutou.

Des chercheurs ont suivi plus de 3000 jeunes ayant été déclarés positifs à la COVID-19 lors d'une visite aux urgences.

Photo : getty images/istockphoto / Gargonia

Marc-Antoine Leblanc

Une équipe internationale de chercheurs conclut que les jeunes âgés de moins de 18 ans sont moins à risque de développer des complications graves après avoir contracté la COVID-19.

L’étude montre que la durée des symptômes et le fait d’avoir une maladie chronique préexistante constituent des facteurs de risques importants chez ces jeunes.

Le risque de complications augmente aussi avec l'âge. Selon les chercheurs, les adolescents sont ainsi plus à risque que les jeunes enfants.

Les chercheurs ont suivi 3221 jeunes ayant été déclarés positifs à la COVID-19 dans 41 services d’urgence à travers 10 pays, dont les États-Unis, le Canada, le Costa Rica ou encore l’Italie.

Selon les résultats obtenus, 3 % des jeunes âgés de moins de 18 ans qui ont contracté le SRAS-CoV-2 ont développé des complications graves dans les 14 jours suivants leur visite aux urgences.

Les conséquences graves comprennent des complications cardiovasculaires, ainsi que des problèmes neurologiques, respiratoires ou infectieux.

Au total, 23 % ont été hospitalisés et 4 enfants sont morts.

Parmi les 2510 jeunes qui sont rentrés chez eux après leur résultat positif, seul 0,5 % a eu des complications graves pendant la période de suivi.

Nos résultats peuvent rassurer les parents et les cliniciens [...] tout en fournissant des indications importantes sur les enfants qui peuvent être particulièrement à risque de développer une maladie grave, indique dans un communiqué le Dr Todd Florin, professeur agrégé de pédiatrie à la faculté de médecine Feinberg de l'Université Northwestern.

Aider les services d’urgence

Contrairement à d'autres études, nous n'avons pas constaté que les très jeunes nourrissons présentaient un risque plus élevé de conséquences graves, peut-on lire dans l’étude.

C'est très encourageant [...] ces enfants avaient un risque de conséquences graves vraiment bas, c'était moins d'un enfant sur 200, précise le Dr Stephen Freedman, un des chercheurs de l’étude et professeur à l'École de médecine Cumming de l'Université de Calgary.

Les chercheurs estiment que leur étude pourra servir à faciliter le travail des professionnels de la santé dans les services de soins intensifs.

« Ça nous donne confiance dans les décisions que l'on prend, particulièrement avec les petits enfants qui sont un peu plus difficiles à évaluer en général. »

— Une citation de  Dr Stephen Freedman, professeur à l'École de médecine Cumming

Alors que les services d'urgence du monde entier voient affluer les patients en raison de la pandémie de COVID-19 et que leur capacité est mise à rude épreuve, cette étude permettra de faire face à l'afflux en fournissant une estimation du risque parmi les patients pédiatriques atteints de la COVID-19 dépistés dans un service d'urgence, explique dans le communiqué Nathan Kuppermann, un des chercheurs de l’étude et président de la médecine d'urgence au Davis Medical Center de l'Université de Californie.

Les chercheurs soulignent toutefois que leurs travaux ne peuvent pas être généralisés à l'ensemble des services d'urgence ni aux pays qui ne sont pas inclus dans l'étude.

Ailleurs sur le web :

L'étude sur les conséquences de la COVID-19 chez les moins de 18 ans (Nouvelle fenêtre) (en anglais seulement)

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Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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