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Le rappeur montréalais Don Harley Fils-Aimé, alias Don Karnage, est mort

Un homme tient un micro.

Don Karnage au micro il y a une vingtaine d'années

Photo : Facebook/Don Harley Fils-Aimé

Radio-Canada

Le Montréalais d’origine haïtienne Don Harley Fils-Aimé, qui avait connu le succès à la toute fin des années 1990 sous le nom de Don Karnage, s’est éteint. En plus de mener une carrière musicale, il s’est aussi illustré par son engagement communautaire, notamment à travers l’enseignement des langues et de la musique.

Christine Black, mairesse de l'arrondissement de Montréal-Nord, a fait part de la nouvelle et de sa peine mardi sur Facebook. 

La DJ Kid Crayola, la sœur de Don Harley Fils-Aimé, a également rendu hommage à son frère sur Twitter.

Deux albums à son actif

Don Karnage avait sorti deux albums de hip-hop au cours de sa carrière : Vice versa, lancé en 1999, et Bouge, paru en 2002. 

C’est sur son premier album que figurait la chanson « Don One », particulièrement diffusée sur la chaîne MusiquePlus à l’époque.

C’est aussi à Don Karnage que l’on doit le titre « El Kompa ».

Après sa carrière musicale, Don Harley Fils-Aimé est devenu professeur de langues, fondant le Club d'immersion anglaise de Montréal (CIAM).

Il dirigeait aussi Culture X, un organisme réunissant des personnes qui enseignent la musique pour donner gratuitement des cours de chant, de solfège, d’instruments de musique ou encore d’écriture de chansons et de sonorisation en collaboration avec le Centre Louis-Fréchette, situé à Montréal-Nord.

Un artiste au service des autres

La disparition de Don Harley Fils-Aimé a suscité plusieurs réactions, dont celle de Will Prosper, qui a loué les qualités humaines de celui qui était son ami.

Nous venons de perdre un géant, un monument pour notre communauté, a-t-il écrit sur Facebook. Il l’a toujours fait avec don de soi et jamais pour recevoir une quelconque forme de reconnaissance, sa motivation était pure et c’était d’améliorer le sort de son prochain.

Fabienne Colas, actrice et organisatrice de plusieurs festivals, dont Haïti en Folie et le Festival international du film black de Montréal, a aussi pris la plume sur Facebook.

La gentillesse, ta grande classe, ton sourire qui était comme un rayon de soleil, ton optimisme constant, ta passion de redonner aux jeunes, ta joie de vivre... Je suis sans mot, a-t-elle indiqué.

Stéphane Moraille, avocate et autrice-compositrice-interprète québécoise d’origine haïtienne, déplore également la perte d’un homme dévoué, valeureux et irréprochable, au français châtié.

J’ai fondu en larmes quand j’ai appris la nouvelle, a-t-elle raconté, en entrevue avec Radio-Canada.

Il aimait la langue française et il n’a cessé d’encourager les talents émergents.

Cette artiste, qui a côtoyé Don Harley Fils-Aimé sur la scène musicale, mais aussi quand elle a fait campagne pour le Nouveau Parti démocratique (NPD), en 2013, croit que Don Harley Fils-Aimé aurait connu une autre destinée s’il avait entamé sa carrière aujourd’hui, dans un Québec qui accorde une plus grande place aux artistes de la diversité.

« Il méritait beaucoup plus que ce qu’il a réussi à accomplir.  »

— Une citation de  Stéphane Moraille, avocate et artiste

Les causes de la mort de Don Harley Fils-Aimé n’ont pas été officiellement révélées.

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