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Le combat juridique de la caisse populaire de Shippagan continue

La caisse populaire de Shippagan

La caisse populaire de Shippagan

Photo : Radio-Canada / René Landry

Radio-Canada

La saga de la caisse populaire de Shippagan n’est pas complètement terminée et pourrait durer encore quelques années. La Caisse populaire reproche à ses vérificateurs financiers d’avoir fait preuve de négligence.

Enseigne de la Caisse populaire de Shippagan

La Caisse populaire de Shippagan a réintégré la Fédération des caisses populaires acadiennes en mars 2007, devenue UNI Coopération financière (archives).

Photo : Radio-Canada

La Caisse populaire de Shippagan a connu des heures de gloire. Elle a déjà compté 36 000 membres et  300 millions de dollars d’actifs, avant que tout ne s’écroule. Le gouvernement du Nouveau-Brunswick a dépensé 41 millions de dollars en 2007 pour la sauver de la faillite et la voir réintégrer la Fédération des caisses populaires acadiennes, devenue Uni Coopération financière.

Pendant un nombre d’années assez importantes, on parle au minimum de 1996 à 2001, le groupe Grant Thornton faisait les vérifications externes de la caisse pour s’assurer que la caisse rencontrait les normes, les standards, explique l'avocat Christian Michaud, qui représente la caisse populaire, qui poursuit l'entreprise de vérifications financières Grant Thornton, en Cour du Banc de la Reine.

Un homme barbu assis dans un bureau parle à une caméra.

Christian Michaud, avocat

Photo : Radio-Canada / Paul Landry

Christian Michaud explique que l'institution s’est entendue avec plusieurs de ses anciens vérificateurs financiers, mais qu'elle est toujours en conflit avec Grant Thornton, à qui elle reproche de ne pas avoir sonné l'alarme lors de ses vérifications.

Les démarches actuelles visent à préserver un témoignage.

On veut faire interroger justement cet expert-là, qui est quand même un monsieur d'expertise, mais qui commence à être avancé en âge, plus de 85 ans, explique-t-il. Donc, c'est le temps qu'on aille chercher son témoignage, qu'on le protège.

S'il n'y a pas d'entente entre les parties, il y aura un procès, selon lui.

Et éventuellement, qu'on complète les démarches pour que le procès puisse avoir lieu dans les meilleurs délais, dit-il. Mais, avec l'ère de la COVID, on peut s'imaginer que les choses ne vont pas aussi rapidement qu'on le voudrait.

Si la caisse remporte sa cause, Christian Michaud indique que la majeure partie de la compensation financière ira à la province du Nouveau-Brunswick, qui a appuyé financièrement l’institution.

Grant Thornton dit ne pas pouvoir faire de commentaires puisque l’affaire est devant les tribunaux.

Avec les informations d'Alix Villeneuve et René Landry

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