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Des chercheurs publient un guide pour aider les pharmaciens à traiter l’hypogonadisme

Une pharmacienne recherche un médicament parmi les nombreux produits placés sur des étagères de son magasin.

D’après les chercheurs, 50 % des hommes présenteront des symptômes d’hypogonadisme dans leur vie.

Photo : Reuters / Regis Duvignau

Marc-Antoine Leblanc

Des professeurs de l’Université de l’Alberta estiment que les pharmaciens peuvent jouer un rôle important dans le diagnostic de l'hypogonadisme, parfois appelé « ménopause pour homme ». Selon eux, les pharmaciens peuvent voir les patients plus souvent que les médecins et peuvent ainsi aider à un dépistage plus rapide de ce syndrome.

Les chercheurs ont ainsi élaboré un guide permettant aux pharmaciens de diagnostiquer et de mieux soutenir les personnes atteintes d'hypogonadisme.

C’est un outil conçu pour les pharmaciens pour qu’ils se sentent plus à l’aise d'initier certains des dépistages requis et des conversations à avoir avec le patient. Pour qu’ils se sentent plus à l’aise avec la gestion des symptômes que le patient pourrait avoir, explique Nathan Beahm, professeur adjoint en clinique à la Faculté de pharmacie et des sciences pharmaceutiques de l’Université de l'Alberta.

« Les hommes ont tendance à voir leurs pharmaciens plus que leurs médecins, en particulier les hommes qui ont tendance à ne pas accéder au système de soins de santé aussi régulièrement que les femmes. »

— Une citation de  Nathan Beahm, professeur à la Faculté de pharmacie et des sciences pharmaceutiques, Université de l'Alberta

Selon les chercheurs, le pharmacien doit demander au patient s’il a remarqué une diminution de la pilosité ou dans la pousse des poils. Le poids, l’indice de masse corporelle et le tour de taille sont tous des points qui doivent être notés par le pharmacien.

Le dépistage au début peut être une grande partie de ce que les pharmaciens peuvent faire, et nous espérons qu'ils peuvent être utiles pour dépister et identifier les patients qui pourraient en bénéficier , mentionne le professeur.

« C’est vraiment simple à traiter une fois le diagnostic fait. »

— Une citation de  Cheryl Sadowski, professeure à la Faculté de pharmacie et des sciences pharmaceutiques, Université de l'Alberta

Le pharmacien peut également poser des questions sur le tabagisme, la consommation d’alcool, les antécédents viraux, tout comme la consommation de médicaments. Les chercheurs stipulent aussi qu’il est nécessaire que le pharmacien discute avec le patient des avantages et des risques de la surveillance du cancer de la prostate.

Plusieurs hommes touchés sans le savoir

Dès la fin de la vingtaine, les hormones sexuelles chez les hommes peuvent commencer à diminuer. Les hommes peuvent ainsi souffrir de fatigue, de difficulté à se concentrer, d’une baisse de la libido ou d’une prise de poids.

Lorsqu'un homme a un taux de testostérone trop faible, cela provoque des effets indésirables sur sa santé, indique Cheryl Sadowski, professeure à la Faculté de pharmacie et des sciences pharmaceutiques de l’Université de l'Alberta.

D’après les chercheurs, 50 % des hommes des hommes présenteront des symptômes d’hypogonadisme dans leur vie (des études supplémentaires sont toutefois nécessaires pour déterminer la prévalence exacte de ce syndrome).

Les chercheurs souhaitent ainsi y sensibiliser les hommes. Nous voulons sensibiliser les pharmaciens et leur donner les moyens de s'impliquer davantage, et faire prendre conscience aux patients que les pharmaciens peuvent potentiellement les aider avec leurs problèmes, spécifie Nathan Beahm.

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