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L’Ontario déploie des infirmières formées à l’étranger dans ses hôpitaux

Quatre employés médicaux marchent de dos dans un couloir d'hôpital.

Les infirmières qui ont été formées à l'étranger pourront travailler dans la province. (Archives)

Photo : iStock

En raison de l'absentéisme qui « met une grande pression sur le système » de santé, les infirmières qui ont été formées à l'étranger pourront travailler dans les hôpitaux et les foyers de soins de longue durée de l'Ontario.

C'est ce qu'ont déclaré la ministre de la Santé, Christine Elliott, et le PDG de Santé Ontario, Matthew Anderson, lors d’un point de presse virtuel mardi.

Selon M. Anderson, environ 1200 personnes ont déjà signifié leur intérêt et environ 300 infirmières formées à l'étranger seraient déjà prêtes à être déployées dans une cinquantaine d'hôpitaux déjà choisis.

Le programme permettra à ces infirmières de travailler au sein d’une équipe sous la supervision d’un fournisseur de soins de santé réglementé, comme une infirmière ou un infirmier autorisé ou un médecin, peut-on lire dans le communiqué officiel.

« Le jumelage avec les fournisseurs de soins de santé devrait commencer plus tard cette semaine et l’intégration du nouveau personnel, dans les semaines à venir. »

— Une citation de  Communiqué du ministère de la Santé

M. Anderson a ajouté que les infirmières formées à l'étranger qui obtiennent leur permis de l’Ordre des infirmières et infirmiers de l’Ontario grâce à ce programme pourront le garder de manière permanente.

De plus, des étudiants en infirmerie ou en médecine pourront aller travailler plus tôt que prévu.

L'absentéisme, le problème

L'absentéisme est le défi n° 1 auquel nous faisons face en ce moment - dans les hôpitaux, dans les foyers de soins de longue durée et partout dans la société, a expliqué M. Anderson.

Puisque les gens qui ressentent des symptômes pouvant s'apparenter à la COVID-19 sont priés de se mettre en quarantaine à la maison et que la transmission dans la société est très élevée, beaucoup de gens prennent des congés de maladie, ce qui touche le système de santé, entre autres, a expliqué M. Anderson.

Dans la province, les règles d'isolement ont été modifiées le 30 décembre. Le médecin hygiéniste en chef de l'Ontario, le Dr Kieran Moore, avait d'ailleurs annoncé à ce moment que les tests PCR financés par l'État n'étaient plus disponibles pour la majorité des Ontariens. Il avait alors prié les gens qui présentent des symptômes bénins de rester à la maison au lieu de tenter d'obtenir une confirmation qu'ils ont contracté la COVID-19.

Le Dr Moore avait alors ajouté que le tsunami d'infections causées par Omicron pourrait causer un taux d'absentéisme de 20 à 30 % au cours des prochaines semaines dans les différents secteurs d'activité.

Le Dr Santiago Perez Patrigeon, spécialiste des maladies infectieuses à l’Hôpital général de Kingston, voit l'annonce de mardi d'un bon œil.

C'est très bien! Moi-même, [j'étais] un étudiant en médecine [venu] de l'étranger, souligne-t-il. Ma préparation [au Mexique, son pays d'origine, NDLR] m'a très bien préparé pour venir ici. Il faut juste s'adapter au système.

Le Canada a besoin de médecins, d'infirmières. Si ce sont des personnes bien préparées, c'est une bonne chose.

Avec des informations de Frédéric Pepin

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