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Un élu à Saint-Pierre-et-Miquelon attaqué par une foule « défigurée par la haine »

Stéphane Claireaux.

Stéphane Claireaux dit avoir été attaqué par des manifestants contre les mesures sanitaires devant chez lui, à Saint-Pierre-et-Miquelon.

Photo : afp via getty images / CHANTAL BRIAND

Un député de Saint-Pierre-et-Miquelon violemment agressé devant sa maison par des manifestants dénonçant le passeport vaccinal donne une suite judiciaire. Les protestataires « défigurés par la haine » lui ont jeté des algues mélangées à des cailloux et lui ont arraché son masque, raconte-t-il.

Je ne peux pas comprendre cette violence. J’avais des gens en face de moi, des personnes que je connaissais, a raconté Stéphane Claireaux lundi, le lendemain de l'agression.

C'est une lapidation. C'est d'une violence extrême, a ajouté le député de La République en marche, les larmes aux yeux.

Quelque 600 résidents, environ le dixième de la population de l’archipel français situé à 25 km au sud-ouest de Terre-Neuve, sont sortis dans les rues de Saint-Pierre dimanche pour dénoncer le passeport vaccinal qui sera instauré mercredi.

Je ne mets pas tout le monde dans le même panier, souligne Stéphane Claireaux. Il a toutefois contacté les gendarmes, qui enquêtent sur l'événement.

Ça ne peut pas rester impuni

On est plus que secoués, on est choqués. Et effectivement, ça ne peut pas rester impuni. Je suis désolé, je suis un élu. [...] Je suis sorti pour parler avec les gens. Je ne suis pas là pour recevoir ce type de de menaces, a-t-il dit au micro de la radio SPM la 1ère.

Le député, atteint de la COVID-19, explique qu’il était sorti de sa maison pour rencontrer ces gens tout en restant évidemment sur mon balcon et en étant masqué.

Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent à quel point il était impossible d’entendre le discours du député sous les cris des protestataires, qui lui lançaient des algues et des roches gardées dans un véhicule.

Effectivement, on voit sur les photos ma femme qui a un geste qui peut être déplacé, indique-t-il, en se référant à une image publiée sur Facebook qui montre sa femme donnant un doigt d’honneur à la foule pendant la confrontation.

Quand vous avez des dizaines de personnes qui vous font des bras d'honneur, qui vous insultent, qui vous font des doigts et des doigts [...] on est juste humains et à un moment donné, ça suffit, explique-t-il.

Des menaces de mort

Comme d’autres députés français, Stéphane Claireaux dit avoir récemment fait l’objet de menaces de mort.

Je reçois également des menaces de mort par mail où on me dit qu'on va me trancher la gorge à séparer mon corps en deux. J'ai été informé par la gendarmerie, il y a peu, que mon nom faisait partie d'une liste de 50 députés sur le dark web contre qui il fallait organiser des attentats et nous tuer sur le territoire français. Moi, je n’ai pas signé pour ça, affirme-t-il.

Si je suis rentré en politique, c'est pour être utile. C'est pour être au service des gens et ce n’est certainement pas pour subir une telle violence.

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