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Une première formation en petite enfance en français à T.-N.-L.

Martine Fillion.

Martine Fillion, directrice générale de la Fédération des parents francophones de Terre-Neuve et du Labrador, espère que la nouvelle formation va aider à recruter et retenir des travailleurs en petite enfance.

Photo : Radio-Canada / Patrick Butler

Terre-Neuve-et-Labrador se dote pour la première fois d’une formation de base en petite enfance destinée aux éducatrices francophones. La Fédération des parents francophones de la province (FPFTNL) espère que le nouveau programme va l’aider à surmonter ses défis de recrutement.

La formation virtuelle, composée de 10 modules étalés sur 10 semaines, sera offerte gratuitement dès le 19 janvier.

« L’idée, c’était de mettre en place une formation en petite enfance en français qui vise surtout le milieu minoritaire, donc qui est adaptée à notre réalité. Ce n’est pas de la traduction. »

— Une citation de  Martine Fillion, directrice générale, FPFTNL

L’idée c’est de former, de recruter et de retenir. Notre plus gros défi, on s’entend, c’est le recrutement. Les défis sont de plus en plus grands, on a une pénurie qu’on n'a jamais connue avant, on a de la difficulté à embaucher des jeunes et à les garder.

Les cours seront donnés les mercredis de 18 h 30 à 20 h 30, avec une semaine de relâche le 23 février.

Ça va donner de la confiance aux gens qui veulent débuter leur travail dans le domaine de la petite enfance, explique Jacinthe Lemire, gestionnaire de projets pour la FPFTNL, en ajoutant que la formation porte sur divers sujets, dont l’histoire de la francophonie provinciale, les relations avec les parents, la santé et le bien-être, la francisation et la construction identitaire.

Selon Mme Lemire, la formation a pour objectif de soutenir les éducatrices dans les divers services offerts par la FPFTNL, soit les garderies, les prématernelles, les services après-classe, les centres de ressources aux familles et les camps d’été.

Un financement de 200 000 $ sur deux ans

L’Association des collèges et universités de la francophonie canadienne a accordé à la FPFTNL 200 000 $ sur deux ans pour créer et donner la formation.

On partait de zéro, explique Mme Fillion. Il fallait faire des sondages auprès de notre clientèle, qui sont notre personnel, mais aussi auprès de nos parents. On voulait savoir, qu’est-ce qu’ils s’attendent à retrouver dans un service et qu’est-ce qu’ils s’attendent aussi comme compétence que les éducatrices et éducateurs doivent avoir en petite enfance?

Avant de l’offrir au public, une douzaine d’éducatrices de Terre-Neuve-et-Labrador et de l’Île-du-Prince-Édouard ont suivi la formation l’automne dernier.

C’était vraiment un pilote. On a testé la formation et la réponse a été excellente, explique Jacinthe Lemire. On a aussi eu une certaine rétroaction des participantes.

La FPFTNL espère que la nouvelle formation sera accréditée dans un programme collégial.

La date limite pour s'inscrire à la formation est vendredi.

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