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Blaine Higgs ouvre la porte à un débat sur la vaccination obligatoire

Même si Blaine Higgs ne prend pas clairement position sur cet enjeu, il estime que des discussions sont nécessaires.

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Le premier ministre Blaine Higgs constate l'impatience des personnes vaccinées à l'égard des personnes non vaccinées.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs, souhaite avoir des discussions sur la possibilité d'imposer la vaccination à toute la population admissible. Cette éventualité ne semble toutefois pas être dans les cartes à court terme.

Dans un entretien accordé à CBC, Blaine Higgs s'est prononcé sur le sujet, sans pour autant prendre position pour ou contre la vaccination obligatoire.

La pandémie de COVID-19 atteint des sommets au Nouveau-Brunswick et les prévisions pour les prochaines semaines estiment que la province pourrait signaler jusqu'à 5500 nouveaux cas quotidiennement à la fin janvier.

Plus tôt la semaine dernière, lors d’une mise à jour sur la situation pandémique au Canada, le ministre fédéral de la Santé, Jean-Yves Duclos, a soutenu que la vaccination obligatoire était inévitable. La seule façon de sortir de ça, c’est de procéder à la vaccination obligatoire, a-t-il affirmé.

Cette décision relève toutefois de compétences provinciales. Lundi, lors d'une rencontre avec ses homologues des autres provinces et le premier ministre Justin Trudeau, le sujet aurait toutefois provoqué peu de discussions. Les discussions ont été très limitées, a soutenu Blaine Higgs, soulignant que les avis sur la question sont partagés à travers les provinces.

L'été dernier, le ministre de l'Éducation, Dominic Cardy, avait dit souhaiter que la vaccination devienne éventuellement obligatoire pour tous les élèves admissibles. Les enseignants et le personnel scolaire y sont déjà soumis.

D'autres mesures avant la vaccination obligatoire?

Les partis d'oppositions à l'Assemblée législative croient toutefois que d'autres actions pourraient être prises avant d'imposer la vaccination à tous.

Le chef par intérim du Parti libéral, Roger Melanson, affirme qu'il s'agit d'une option que le gouvernement se doit d'évaluer, mais qu'il est impératif de rendre les doses de rappel beaucoup plus accessibles.

Il propose aussi d'évaluer la possibilité de mandater le vaccin pour des services et lieux additionnels sans le rendre complètement obligatoire, par exemple chez Alcool NB, chez Cannabis NB et chez Service NB.

Du côté du Parti vert, le chef David Coon estime qu'il serait avantageux d'avoir une vraie campagne d'information, d'utiliser la radio, la télé, afin de mieux éduquer la population, avant de rendre la vaccination obligatoire.

En réalité, au Nouveau-Brunswick nous avons beaucoup de personnes possédant une faible alphabétisation ou elles ne sont pas [douées] en informatique, précise-t-il.

Un objectif de vaccination de 90 %

Pour l’instant, le premier ministre Higgs espère atteindre la cible de 90 % de personnes admissibles ayant reçu deux doses, en plus de la dose de rappel.

D’après les données mises à jour par la province, 83,2 % des Néo-Brunswickois de plus de cinq ans sont pleinement vaccinés, alors que 26 % ont reçu leur dose de rappel.

Depuis le 10 janvier, toutes les personnes âgées de 18 ans et plus peuvent prendre rendez-vous pour obtenir la troisième dose si cinq mois se sont écoulés depuis la deuxième.

Avec des informations de Pascal Raiche-Nogue et de Bobbi-Jean MacKinnon de CBC

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