•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Qu’arrivera-t-il à votre argent en 2022?

Les gestionnaires de portefeuille entrevoient encore des gains potentiels sur les marchés, malgré l'inflation et la hausse des taux d'intérêt.

Un courtier, l'air inquiet, devant des graphiques affichés sur des écrans.

Depuis le début de l'année, l'indice new-yorkais S&P 500 a reculé de 2,4 %, tandis que l'indice S&P/TSX à Toronto a cédé 1,4 %.

Photo : Associated Press / Richard Drew

Cette année sera plutôt imprévisible et certainement plus volatile pour votre portefeuille d’investissements. Des experts se prononcent.

Quels sont les risques posés par l’inflation?

Avec une croissance des indices boursiers de 22 % à Toronto et de 27 % à New York l'année dernière, 2022 s’annonce un peu moins glorieuse. L'argent sera moins disponible et les marchés risquent d’être moins liquides. La forte poussée de l’inflation mènera les banques centrales à rehausser les taux d’intérêts, ce qui entraînera un coût d'emprunt plus élevé et une pression sur les évaluations des entreprises.

Le gestionnaire de portefeuille principal à Gestion de placements Manuvie, Steve Belisle, ajoute que certaines entreprises qui ont des avantages concurrentiels importants seront en mesure d’augmenter leurs prix et les passer à leurs consommateurs, alors que d’autres vont voir leurs marges bénéficiaires se contracter faute de pouvoir augmenter le faire rapidement.

Dois-je continuer d’investir à la bourse? Si oui, comment?

L’investissement d’un montant d'argent sur une base mensuelle demeure la voie privilégiée. Les bourses devraient à nouveau demeurer en territoire positif en 2022, malgré tout.

Les conditions actuelles donnent un avantage à la sélection de titres boursiers. Les fonds indiciels pourraient être défavorisés par le poids important de sociétés qui naviguent plus difficilement dans ce nouvel environnement inflationniste. Malgré un ralentissement hypothécaire, les actions du secteur bancaire pourraient avoir la cote, d’autant plus que les banques pourraient renouer avec les prêts personnels et commerciaux boudés en raison des aides gouvernementales.

Le gestionnaire de portefeuille à la Financière Banque Nationale (FNB) Cimon Plante croit que des occasions dans des secteurs d’avenir (technologies et innovation) s’ouvriront. Quatre sociétés sur 10 inscrites sur le NASDAQ ont déjà fléchi de 50 %, soutient-il.

« On commence à voir des portes s’ouvrir sur des opportunités vraiment intéressantes. »

— Une citation de  Cimon Plante, gestionnaire de portefeuille à la Financière Banque Nationale

Devrais-je maintenant m’intéresser aux obligations?

Si les obligations suscitent généralement peu d’enthousiasme, elles ont été tout simplement déprimantes depuis le début de la pandémie.

La majorité des obligations se transige à un niveau qui est similaire ou peut-être même inférieur à l’inflation anticipée, remarque Cimon Plante. Je pense encore qu’il faut être prudent pour 2022.

Reste que les obligations servent à protéger ses actifs lors de soubresauts du marché et fournissent un revenu d’intérêts en continu. Si on est en mesure de prévoir une grosse correction en 2022, les obligations pourraient évidemment surperformer les actions, souligne Steve Belisle, de Manuvie.

Est-il trop tard pour investir dans les cryptomonnaies?

La banque d'investissement américaine Goldman Sachs estimait la semaine dernière que le Bitcoin finira par concurrencer l’or comme valeur refuge. Encore faut-il avoir le cœur solide. En juillet, la cryptomonnaie chutait sous les 30 000 $US pour remonter jusqu’à plus de 67 000 $US en novembre. Aujourd’hui, elle se transige à près de 40 000 $US.

Cimon Plante, de la FNB, croit que ce type de placements alternatifs va vraiment se développer dans les prochaines années. Un investisseur peut tranquillement se bâtir des positions dans les cryptomonnaies qui permettent par exemple l’émission de contrats intelligents, mais doit être prudent dans ce qu’il sélectionne.

Les prix en immobilier vont-ils vraiment finir par diminuer?

Selon l’Association canadienne de l’immeuble, le prix moyen des maisons au pays a bondi de 21 % l’année dernière pour s’établir à près de 690 000 $. Une croissance de 7,6 % est attendue cette année.

La réalité, c’est que la demande est là, même si les prix ont beaucoup monté, observe Martin Lefebvre, stratège et chef des placements pour Banque Nationale Investissements. En plus d’une réduction du nombre de propriétés mises en vente, l’offre de logements ne suffit pas à la croissance de la population canadienne insufflée, entre autres, par l’immigration économique.

M. Lefebvre note que les taux d'intérêt devraient, malgré tout, demeurer relativement faibles en 2022.

Cinq titres à surveiller

 

Steve Belisle, Gestion de placements Manuvie :

  • Danaher (technologies de laboratoires médicaux)
  • LSE Group (bourse et information financière)
  • Canadien Pacifique
  • Microsoft
  • Banque TD

 

Cimon Plante, Financière Banque Nationale :

  • Meta (Facebook)
  • Amazon
  • Disney
  • DraftKings (paris sportifs)
  • Lightspeed (commerce électronique)

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !