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Le ministre de l'Éducation Stephen Lecce doit donner plus de détails mercredi sur le retour en classe en Ontario.

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

Radio-Canada

Le ministre de l'Éducation Stephen Lecce doit faire le point mercredi sur le retour en classe en présentiel prévu pour le 17 janvier, en compagnie du médecin hygiéniste en chef de la province, le Dr Kieran Moore.

M. Lecce a d'ailleurs publié une courte déclaration écrite, mardi, dans laquelle il affirme que la rentrée d'hiver sera sécuritaire puisque son ministère a amélioré la ventilation, fourni des équipements de protection personnelle de haute qualité et élargi l'accès aux vaccinations.

Depuis le 5 janvier, les cours ont repris, mais en ligne, dans la plupart des régions de la province, sauf dans l'Est ontarien où la formation reprenait cette semaine.

Plus de mesures

Le bureau du premier ministre Doug Ford a confirmé mardi que les cours reprendraient en personne partout dans la province lundi, et ce, à l'élémentaire et au secondaire.

M. Ford avait annoncé la semaine dernière que les écoles demeureraient fermées au moins jusqu'au 17 janvier, tout en déclarant qu'il pourrait reporter cette date au besoin.

À l'époque, le premier ministre disait que le retour en classe en personne ne pouvait pas avoir lieu le 5 janvier, parce qu'avec la vague d'infections et d'absentéisme causée par le variant Omicron, il n'y aurait pas suffisamment d'enseignants en poste pour garder les écoles ouvertes.

Une semaine plus tard, son ministre de l'Éducation dit que la province a pris suffisamment de mesures pour assurer une réouverture sécuritaire des écoles le 17 janvier.

« Tout en reconnaissant les défis posés par Omicron, ces mesures vont aider à stabiliser la main-d'œuvre dans les écoles, alors que nous continuons à faire tout ce qui est possible pour permettre aux enfants de continuer leur apprentissage. »

— Une citation de  Stephen Lecce, ministre de l'Éducation

Un risque élevé d'absentéisme

Lors d'un point de presse virtuel mardi après-midi, la ministre de la Santé, Christine Elliott, a été interrogée sur les indicateurs de santé utilisés par la province pour prendre sa décision de renvoyer les élèves en classe. Elle n'a pas fourni de tels détails, mais a déclaré que la province faisait tout ce qu'elle pouvait pour rendre les choses sûres pour les étudiants.

Or, le risque d'absentéisme dû aux règles d'isolement persiste. L'absentéisme est le défi n° 1 auquel nous faisons face en ce moment - dans les hôpitaux, dans les foyers de soins de longue durée et partout dans la société, a expliqué le PDG de Santé Ontario lors du même point de presse.

Lundi, le ministère de l'Éducation a annoncé que les enseignants à la retraite pourraient être réemployés pendant 95 jours au lieu de 50, afin d'aider à compenser la hausse appréhendée du taux d'absentéisme liée à la réouverture des écoles.

Toutefois, seulement une soixantaine de retraités ont souhaité retourner travailler dans les écoles depuis septembre, indique la Fédération des enseignants de l'Ontario.

Réactions

Le président du groupe Parents partenaires en éducation, Paul Baril, affirme que ses membres sont soulagés, mais se réservent définitivement une gêne un peu avant de célébrer, appréhendant un autre revirement de position du gouvernement Ford d'ici lundi.

« [La majorité des parents] sont heureux d'avoir leurs enfants en salle de classe. »

— Une citation de  Paul Baril, président du groupe Parents partenaires en éducation

Il affirme qu'il se sent en sécurité en tant que parent, grâce entre autres à la politique provinciale concernant le port obligatoire du masque à l'école, à la fois par les enseignants et les élèves.

En revanche, la présidente de l'Association des enseignants franco-ontariens (AEFO), Anne Vinet-Roy, a des préoccupations.

« Nous voulons à peu près toutes et tous retourner à l'enseignement et l'apprentissage en personne, mais il nous manque encore beaucoup d'info concrète sur les mesures supplémentaires nécessaires pour assurer la sécurité de la communauté scolaire, comme le traçage des contacts. »

— Une citation de  Anne Vinet-Roy, présidente de l'AEFO

Même son de cloche de la part de la présidente de la Fédération des enseignants de l'élémentaire (FEEO), Karen Brown, qui accuse le gouvernement Ford de rouvrir les écoles sans consultation avec son syndicat et sans mesures de protection appropriées.

« On se demande encore une fois ce qui a été fait pour assurer un retour à l'apprentissage en personne sécuritaire et soutenable et pourquoi le gouvernement n'a pas consulté la FEEO. »

— Une citation de  Karen Brown, présidente de la FEEO

Elle note que moins de la moitié des enfants de 5 à 11 ans ont reçu au moins une dose de vaccin, que la province ne comptabilisera pas les nouveaux cas de COVID dans les écoles et que le gouvernement n'a pas de plan concret pour faire face à la hausse appréhendée de l'absentéisme du personnel malade ou en isolement.

Le conseil scolaire public anglais de Toronto (TDSB), le plus gros conseil de la province, confirme avoir reçu 600 000 masques N95 pour son personnel et doit avoir 300 purificateurs d'air Hepa supplémentaires.

Le TDSB ne sait pas encore si, et comment, il informera les parents de nouveaux cas dans les classes après le retour à l'école, compte tenu de l'accès limité aux tests de dépistage PCR. Nous évaluons la question des tests PCR et des tests rapides, raconte le porte-parole Ryan Bird. Est-ce qu'on rapporte chaque personne symptomatique qui a probablement la COVID-19, mais sans avoir de confirmation?

La chef du NPD, Andrea Horwath, affirme que tous les élèves et employés devraient avoir accès à des tests PCR et des tests rapides. Selon elle, la province devrait aussi compiler toutes les infections dans les écoles.

« Doug Ford a eu un mois pour ajouter des mesures de sécurité pendant que les enfants n'étaient pas à l'école, mais il ne l'a pas fait. Au contraire, il a empiré les choses en limitant l'accès au dépistage et en abolissant la compilation des cas dans les écoles. »

— Une citation de  Andrea Horwath, chef du NPD

Pour sa part, Doris Grinspun, la PDG de l'Association des infirmières et infirmiers autorisés de l'Ontario, affirme que pour rouvrir les écoles de façon sécuritaire, la province aurait dû imposer d'autres restrictions afin de limiter la propagation du variant Omicron.

Dans l'état actuel des choses, la réouverture des écoles va exacerber la situation dans les hôpitaux, dit-elle.

Selon elle, la province aurait dû forcer les enseignants à se faire vacciner et leur fournir des masques N95 plus tôt dans la pandémie, par exemple. On a créé ce problème et je ne pense pas qu'on puisse le résoudre en une semaine, lance-t-elle.

Nouveaux critères de dépistage

Tout employé ou élève qui a des symptômes sera tenu de s'isoler à la maison, selon les directives provinciales, ainsi que les membres de son foyer.

Un test PCR peut être offert, indique le ministère de la Santé, si l'individu a au moins un des symptômes suivants : fièvre, toux, essoufflement ou baisse ou perte du goût. Même chose si l'enfant ou l'employé scolaire a au moins deux de ces symptômes : nez qui coule ou congestion nasale, mal de tête, fatigue extrême, mal de gorge, douleurs musculaires ou problèmes gastrointestinaux comme la diarrhée et les vomissements.

Si le résultat du test PCR est négatif, l'individu peut retourner à l'école 24 h après l'amélioration des symptômes (48 h dans le cas des symptômes gastrointestinaux). Même chose pour deux tests rapides négatifs séparés par 24 h à 48 h.

Si le résultat du test est positif ou si l'individu n'a pas accès au dépistage :

  • Les 12 ans et plus qui ne sont pas doublement vaccinés et les individus immunodéprimés doivent s'isoler pendant 10 jours après l'apparition des symptômes
  • Les 12 ans et plus qui ont eu au moins deux doses de vaccin doivent s'isoler pendant 5 jours après l'apparition des symptômes, et ce, jusqu'à au moins 24 h après l'amélioration des symptômes (48 h dans le cas des symptômes gastrointestinaux)
  • Les 11 ans et moins (peu importe leur statut de vaccination) doivent s'isoler pendant 5 jours après l'apparition des symptômes, et ce, jusqu'à au moins 24 h après l'amélioration des symptômes (48 h dans le cas des symptômes gastrointestinaux)

À noter que les autres membres du foyer où réside une personne symptomatique doivent eux aussi être en quarantaine pendant la période d'isolement de leur proche, peu importe leur statut de vaccination, et surveiller l'apparition possible de symptômes, compte tenu du taux élevé de transmission au sein des ménages du variant Omicron.

Avec des renseignements fournis par CBC News

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