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Jour 1 de l’étude de budget à la Ville de Gatineau

France Bélisle répond aux questions des journalistes.

Ce sera le premier budget de la Ville de Gatineau depuis l'élection de France Bélisle à la mairie (archives).

Photo : Radio-Canada / Jonathan Dupaul

Radio-Canada

Le conseil municipal de Gatineau a amorcé, lundi, l’étude de son budget annuel. Ce sera une longue semaine de discussions pour les élus, où plusieurs propositions portent l’empreinte de la nouvelle mairesse.

France Bélisle veut limiter l'augmentation de taxes à 1,9 % comme elle s’était engagée à le faire en campagne électorale. Par le fait même, elle souhaite l’abolition de la taxe de 1 % dédiée aux infrastructures.

Le conseil municipal pourrait donc retirer des sommes prévues à des projets adoptés qui ne sont pas encore réalisés pour financer des infrastructures autrement.

C’est d’ailleurs ce qui sera proposé au jour 2 des discussions budgétaires mardi.

Ce n’est pas parce que la taxe dédiée sera abolie qu’on arrête d’investir en infrastructures, et je pense qu’on a un plan qui va permettre de voir ça, a soutenu la mairesse en mêlée de presse.

Le parti Action Gatineau s’est dit inquiet de cette proposition, et redoute les contrecoups sur des projets attendus par des citoyens dans plusieurs quartiers.

Les élus ont aussi discuté des paiements de taxe, qui s’effectueront toujours en 2022 en deux versements. Mais ils proposent qu’en 2023, les Gatinois puissent effectuer leurs paiements en quatre versements.

Les élus ont choisi d’attendre une année de plus en raison de l’impact de plus de deux millions de dollars qu’a une telle décision sur les finances.

Hausse des tarifs de camp de jour

Avec un budget de près de 700 millions de dollars, on prévoit une augmentation des dépenses de 4 % à Gatineau.

Et la participation aux camps de jour risque de coûter un peu plus cher cette année aux familles gatinoises.

Les élus ont statué sur une hausse des tarifs de 2 %. Il s’agit toutefois d’une augmentation moins importante que prévu, la conseillère Isabelle Miron ayant convaincu ses collègues que la proposition originale, qui prévoyait une hausse de 10 %, était trop élevée.

On sait que les familles qui utilisent les camps de jour de la Ville ne sont pas parmi les familles les plus fortunées de Gatineau, a-t-elle lancé.

La conseillère du district de l’Orée-du-Parc Isabelle N. Miron.

La conseillère Isabelle Miron (archives).

Photo : Radio-Canada / Yasmine Mehdi

Une hausse de 2 % permettrait aux familles d’absorber le choc, [quitte] à ce qu’on continue cette hausse d’année en année pour aller chercher le manque à gagner, a expliqué la conseillère. Je trouvais que 10 % d’un coup, c’était trop demandé.

Je comprends très bien la sensibilité de discuter d’augmentations. Ce que je trouve dommage, c’est qu’on se retrouve après un gel des tarifs, six ans plus tard, à se faire positionner, comme il y a une augmentation de 10 %, a déploré Mme Bélisle. Ça peut paraître beaucoup, cependant, quand on met 10 % en perspective du montant, ça me paraît quand même une augmentation après six ans qui s’explique.

Les tarifs de la carte Accès Gatineau devraient également augmenter de 2 % pour les résidents, et de 10 % pour les non-résidents de la Ville de Gatineau.

L’idée d’un office de consultations publiques tombe à l’eau

L’idée d’un premier office de consultations publiques à Gatineau, adopté par l’ancien conseil municipal, a été abandonnée. Dans un vote indicatif, le conseil a décidé de retirer le financement pour ce projet, dont la somme était de 250 000 $, ce qui a suscité un débat.

Il n’est pas question d’arrêter de faire des consultations. C’est essentiel, a plaidé Mme Bélisle.

France Bélisle lors de la séance du conseil municipal du 14 décembre 2021.

France Bélisle lors de la séance du conseil municipal du 14 décembre 2021 (archives)

Photo : Radio-Canada

Selon la mairesse, la Ville a déjà les outils pour améliorer la participation citoyenne. La création d’une nouvelle instance n’est donc pas nécessaire selon elle.

On va consulter et on a déjà une équipe. Une division de planification stratégique qui est payée pour faire ces consultations et je pense que c’est à nous, comme élus, de recadrer le mandat pour augmenter le taux de satisfaction, a-t-elle expliqué.

Tous les élus ne sont pas en faveur de cet abandon. C’est le cas des élus d’Action Gatineau qui s'y sont opposés.

La Ville qui consulte sur la Ville, c’est un peu comme le promoteur qui consulte sur son propre projet. Ça ne fonctionne pas, a fait valoir la co-porte-parole du parti, Caroline Murray.

Caroline Murray lors d'un point de presse.

Caroline Murray, conseillère du district de Deschênes, est présidente et co-porte-parole d’Action Gatineau (archives).

Photo : Radio-Canada / Hugo Belanger

Ce n’est pas un désaveu envers les employés de la ville, envers les fonctionnaires, mais c’est plus de créer un lien de confiance avec la population, qu’elle se sente rassurée que la consultation ne serve pas à rien, qu’elle est faite de manière indépendante et juste pour justement inciter la population à plus participer, a-t-elle ajouté.

L’étude du budget se poursuivra jusqu’à vendredi. C’est cette même journée que le vote sur les propositions budgétaires finales aura lieu. L’adoption du budget 2022 est prévue le 31 janvier.

Avec les informations de Nathalie Tremblay

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