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La Saskatchewan fait cavalier seul au pays en n’adoptant pas davantage de mesures

Le premier ministre de la Saskatchewan Scott Moe marche avec un masque.

Le premier ministre de la Saskatchewan Scott Moe marche avec un masque vers une conférence de presse lors du discours du Trône le 27 octobre 2021.

Photo : La Presse canadienne / Michael Bell

Radio-Canada

La Saskatchewan a atteint un sommet de cas quotidiens de COVID-19, mais les autorités provinciales ne renforcent pas pour autant les restrictions sanitaires contrairement à d’autres provinces du Canada. 

La province n’a pas imposé de limite sur la taille des rassemblements ni sur la capacité d’accueil dans les lieux publics. Les étudiants saskatchewanais ont, en outre, retrouvé leurs salles de classe après les vacances de Noël.

Au pays, la Saskatchewan est la seule province à agir de la sorte et son approche ne surprend pas les experts.

Selon l'épidémiologiste et professeur à la faculté de médecine de l’Université de la Saskatchewan, le Dr Nazeem Muhajarine, la Saskatchewan adopte une stratégie distincte depuis le début alors que le gouvernement mise davantage sur la liberté individuelle que sur la protection collective.

Pour le Dr Nazeem Muhajarine, la province en fait le moins possible en  recommandant, par exemple, aux gens de se contenter d'un test rapide antigénique pour déterminer s’ils sont contagieux, plutôt que d'obtenir une confirmation grâce à un test PCR.

Pour autant, Nazeem Muhajarine ne croit pas qu'il soit trop tard pour agir.

Nous avons dépassé le moment idéal pour agir, certes […] mais comme nous ne sommes pas encore au plus fort de la 5e vague, il n’est pas trop tard pour ajouter des mesures, explique l'épidémiologiste.

Apprendre des autres provinces

Alors que des reproches similaires sont faits au gouvernement ontarien qui a tardé à mettre en place des mesures pour contenir la cinquième vague, le spécialiste des soins palliatifs à l'Université de Toronto, le Dr Amit Arya ne souhaite pas que la Saskatchewan reproduise les mêmes erreurs que l’Ontario. 

Le Dr Arya s’inquiète surtout pour la population vulnérable de la Saskatchewan, ce d’autant plus que le gouvernement refuse toujours d’ajouter de nouvelles restrictions afin de lutter contre la montée du variant Omicron.

Selon lui, l’Ontario a minimisé la sévérité du variant, ce qui a contribué à une hausse de cas et d’hospitalisations qui auraient été évitables. Face à l’ampleur des dégâts, les autorités de cette province ont fini par imposer une limite des rassemblements à cinq personnes.

Le médecin et microbiologiste à l'Hôpital Saint-Boniface à Winnipeg, le Dr Philippe Lagacé-Wiens craint, quant à lui, de constater une vague d’hospitalisations au cours des prochaines semaines en Saskatchewan, mais aussi au Manitoba, malgré les restrictions mises en place par le gouvernement manitobain.

Il y en a beaucoup ici au Manitoba qui ont commencé à recommander qu’on fasse la fermeture totale, un peu comme on le voit en Ontario, de tous les services non essentiels.

Avec les informations de Sasha Teman et Katia St-Jean

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