•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le retour en classe ne fait pas l’unanimité parmi les parents et les enseignants

Des enfants de dos marchent vers une école, le jour de la rentrée.

La Fédération des enseignants de la Colombie-Britannique s’accorde avec la province sur l’importance de laisser les écoles ouvertes et d'offrir des cours en présentiel, mais soutient que plusieurs autres mesures devraient être mises en place afin d’assurer la sécurité de tous.

Photo : ben nelms/cbc / Ben Nelms

Radio-Canada

Malgré les inquiétudes suscitées par le variant Omicron, des milliers d'élèves sont de retour à l’école en Colombie-Britannique. Alors que certains parents et enseignants auraient préféré un enseignement à distance, d’autres ont bon espoir que les mesures sanitaires sont suffisantes pour protéger les enfants.

La rentrée scolaire de lundi a été maintenue en personne, de la maternelle à la 12e année, après avoir été repoussée d’une semaine pour que les districts scolaires puissent assurer un retour sécuritaire aux élèves.

On n'était pas sûrs, mais là, de voir que tout se passe bien, on est un peu rassurés [...] En fait, on avait peur de garder les enfants à la maison, explique Chris Mulandu, père de deux enfants qui sont en 3e et 7e année à l’École des Pionniers-de-Maillardville, à Port Coquitlam.

Une salle de classe avec des enfants de dos.

Le retour en classe en personne ne fait pas l'unanimité en Colombie-Britannique.

Photo : Radio-Canada / CBC

Pour d’autres parents, ce retour en classe est plus inquiétant. C’est le cas de Crystal, mère d’une fille de 6 ans dont le système immunitaire est affaibli, en première année à l'École Irving Elementary de Coquitlam.

Malgré tout, elle croit que cette rentrée en personne sera bénéfique pour les interactions sociales de sa fille. Je suis contente de retrouver mes amis, je ne les avais pas vus depuis longtemps, confirme la petite Alyssa.

Les enfants de Nady Schire, à l’École des Pionniers, sont eux aussi heureux de revoir leurs camarades, même si, selon leur père, ils auraient préféré que les vacances à la maison se prolongent quelque temps.

Une rentrée stressante pour le personnel

Le sentiment est mitigé parce qu’on a un plaisir de retrouver les élèves, mais, dans les circonstances actuelles et avec la nouvelle vague, ça crée beaucoup de stress, a dit Stéphane Bélanger, le président du Syndicat des enseignants du programme francophone de la Colombie-Britannique, à l'émission Phare Ouest lundi matin.

Le nouveau variant est beaucoup plus transmissible, et cela génère plus de stress, d'autant plus qu'on permet encore les exemptions de masques, a-t-il expliqué.

Des enseignants souhaiteraient avoir la priorité pour la dose de rappel du vaccin, mais aussi que des masques N95 gratuits soient fournis au personnel et aux élèves. Des demandes en ce sens ont été faites auprès du gouvernement par la Fédération des enseignants de la Colombie-Britannique, selon Stéphane Bélanger.

La vaccination pourrait permettre de réduire l’absentéisme et, ainsi, éviter la fermeture des écoles, selon Stéphane Bélanger, puisque, au Conseil scolaire francophone, il manque déjà, en temps normal, de suppléants.

La Dre Bonnie Henry parle à la presse.

Le port du masque à trois épaisseurs sera obligatoire pour tous et la surveillance des symptômes devra être effectuée chaque jour à la rentrée scolaire.

Photo : La Presse canadienne / Chad Hipolito

Les enseignants priorisés pour la vaccination

En entrevue à l’émission de Canadian Broadcasting Corporation The Early Edition lundi matin, Bonnie Henry, la médecin hygiéniste en chef, a affirmé que les doses de rappel étaient données dans la province en fonction de la date d’injection des premières et deuxièmes doses du vaccin.

« Les enseignants sont en haut de la liste, tous ceux qui en sont à six mois ont déjà reçu une invitation. »

— Une citation de  Bonnie Henry, médecin hygiéniste en chef de la Colombie-Britannique

Elle assure que la province surveillera attentivement l’évolution de la situation sanitaire dans les écoles, notamment par le biais du taux d’absentéisme, dans les prochaines semaines.

C’est cet indicateur, plutôt que le traçage des contacts et le résultat positif des tests de dépistage de la COVID-19, qui sera utilisé pour déterminer si une évaluation plus minutieuse est nécessaire dans un établissement donné pour déterminer la présence d’une éclosion de COVID-19.

Les employés des écoles qui présentent des symptômes devraient également pouvoir avoir accès à des tests de dépistage rapide dès la fin de la semaine, après la réception d'une nouvelle livraison d'Ottawa.

Avec les informations de Dominique Levesque et des émissions Phare Ouest et The Early Edition

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !