•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

COVID-19 : pénurie d’ambulanciers à Toronto, selon leur syndicat

Un ambulance quitte un hôpital de Toronto.

Le syndicat des ambulanciers de Toronto dit que ses membres sont épuisés.

Photo : Radio-Canada / Michael Wilson

Radio-Canada

Aucune ambulance n'était disponible à Toronto à un certain moment samedi soir pour répondre à un appel, affirme le syndicat des ambulanciers.

Le porte-parole syndical Ryan Willis affirme qu'il s'agissait d'un appel de seconde priorité.

Pour lui, le variant Omicron, qui a fait grimper à la fois les appels et le taux d'absentéisme chez les syndiqués, a exacerbé la pénurie d'ambulanciers dans la Ville Reine.

Toutefois, c'est une situation qui empire depuis des années, ajoute-t-il.

« Nous sommes débordés actuellement. On manque d'ambulances pour répondre aux appels au 911. »

— Une citation de  Ryan Willis, représentant du syndicat TCEU 416

Nous avons besoin de plus de marge de manoeuvre dans le système, dit-il.

Il prône des discussions municipales-provinciales pour un financement supplémentaire.

La Ville se défend

Le maire John Tory assure qu'en aucun temps la vie des résidents n'a été mise en péril. Néanmoins, il admet que le temps d'attente pour certains appels non urgents peut être plus long qu'à l'habitude à cause de la COVID.

« Les ambulanciers ont toujours répondu aux appels d'urgence et nous allons continuer à le faire.  »

— Une citation de  John Tory, maire de Toronto

Le maire qualifie la situation actuelle d'exceptionnelle.

Pour avoir suffisamment d'ambulanciers en poste, la Ville a même offert aux syndiqués de racheter leurs vacances non prises à temps et demi. Les circonstances sont extraordinaires, ce qui nous pousse à envisager des options extraordinaires, dit le maire.

M. Willis rétorque que ce ne sont plus des circonstances temporaires après deux ans de pandémie.

Il réfute également les arguments de la Ville selon laquelle le principal problème est que les ambulanciers perdent beaucoup de temps à décharger les patients aux urgences des hôpitaux, qui dont débordées et tardent à accepter de nouveaux patients. Le week-end dernier, plus de 50 ambulances étaient ainsi coincées à des hôpitaux dans l'attente que leur patient soit admis, soutient la Ville.

Le syndicat répond que ce problème perdure depuis des années.

Le conseiller municipal Gord Perks critique lui aussi le maire Tory. Ça fait 11 ans qu'on "garde l'impôt foncier bas". Le résultat : les services comme celui des ambulances sont maintenus au strict minimum et lorsqu'il y a une crise, on ne peut pas y faire face, lance-t-il.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !