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Conséquence de la pandémie, les fermetures de restaurants se multiplient à Vancouver

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Le restaurant The Whip est situé dans le quartier Mount Pleasant à Vancouver.

Photo : Radio-Canada / Janella Hamilton/CBC

Radio-Canada

Les deux années de pandémie ont eu raison de plusieurs restaurants en Colombie-Britannique qui préfèrent mettre la clef sous la porte en raison des incertitudes, des restrictions et d’une constante nécessité d’adaptation.

C’est le cas du restaurant The Whip dans le quartier Mount Pleasant de Vancouver. Cet établissement populaire, qui existe depuis plus de 25 ans, est l’un des derniers à avoir annoncé sa fermeture en raison du contexte lié à la COVID-19.

Le plus gros changement, c’est qu’au lieu de faire notre passion nous essayons juste de survivre, se désole Cody Allmin qui a repris les rênes de l'établissement en 2019.

« C’est devenu fatigant de constamment jongler avec tout ce qui se passe.  »

— Une citation de  Cody Allmin, gérant du restaurant The Whip

Beaucoup de restaurateurs, comme Cody Allmin, sont découragés par les nombreux défis posés par la pandémie comme le manque de personnel, la baisse de la fréquentation ou encore les problèmes d’approvisionnement.

De nouvelles restrictions

La semaine dernière, le Café Deux Soleils, le Storm Crow Alehouse et le Bishop's, un restaurant iconique du quartier Kitsilano depuis plus de 35 ans, ont tous annoncé leur fermeture ou leur vente.

Grâce à l’aide de nos employés et de nos clients, nous avons traversé le pire de la pandémie, mais la forte augmentation des loyers, surtout en ce moment, fait qu'il nous est impossible de continuer, déplore John Bishop, propriétaire du restaurant Bishop’s.

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Le restaurant Bishop's, situé dans le quartier de Kitsilano à Vancouver, existe depuis 1985.

Photo : Radio-Canada / Janella Hamilton/CBC

L'Association des restaurateurs de la Colombie-Britannique dit craindre la fermeture de milliers de restaurants d’ici la fin de la pandémie, soit l’équivalent de 20 % des établissements de la province.

Avec les restrictions et les gens qui ne sortent plus autant, tous ces facteurs rendent la survie des petits restaurants difficile, explique Ian Tostenson, président de l’association.

« Les propriétaires ont consacré beaucoup de temps supplémentaire et ils sont épuisés. »

— Une citation de  Ian Tostenson, président de l'Association des restaurateurs de la Colombie-Britannique

Pour freiner la transmission du variant Omicron, la Colombie-Britannique a mis en place de nouvelles restrictions dans les restaurants. Ils doivent notamment limiter le nombre de clients assis à six par table. Les déplacements entre les tables sont également interdits.

La province a promis une compensation financière de 1000 $ à 10 000 $ aux entreprises touchées par ces nouvelles restrictions.

Cependant, selon Ian Tostenson, ces aides ne suffisent pas toujours à couvrir les coûts et charges croissantes auxquels les restaurants font face.

Certains restaurants sont à bout de souffle, ajoute-t-il. Ils rêvent d'avoir une entreprise à transmettre à travers les générations. Dans de nombreux cas, ce n'est pas de leur faute, les circonstances sont à blâmer.

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